S VI
Mais ce calme, cet êtonnement) cette stupeur, s'ils avaient été constatés par le duc de Raguse, ne lui auraient pas permis de préparer favorablement ses lecteurs à ne voir dans ce qu'il allait raconter d'Essonne et de Versailles, que la consécpience naliirelle de Tenthousiasme et de l'ivresse manifestés par le peuple de Paris * au moment de l'entrée des étrangers.
Voilà donc le maréchal Marmont à Essonne, le 1 •*■ avril , persuadé , ou s'efforçant de se persuader, que la capitale a reçu les alliéd en libérateurs, et que Tempereur Napoléon , à qui la nouvelle de cet accueil a fait perdre la tête , ne peut plus conserver ronipire. Un gouvernement provisoire est établi à
' a La fierté nationale , dit le duc de Hâguse, le setttltnent d^uti noble patriotisme si naturel aux Français, distiaraissaient deVànt la haine iiispirre par Napolc^on. » (VI, 554.) Marmont a besoin de faire croire à la disparition du patriotisme à une époque où il est trop certain
qu'il on manqua lui-môme.