S IV
Une nouvelle campagne se préparait en Italie et en Allemagne. Le Premier Consul proposa à Marmont le commandement de Tartillerie de Tannée de réserve qui se réunissait à Dijon. Marmont préférait un commandement de troupes , « le seul ^ dit-il ^ qui forme à la conduite des armées et qui mène à la grande gloire. » Le Premier Consul combattit cette préférence. « Il me fit remarquer avec raison, dit Marmont , la diSërence de l'importance des fonctions d'un général commandant une brigade et de celles du commandant de l'artillerie d'une armée : il n*y avait aucune parité , et il ajouta : « En servant dans la ligne , vous courez les chances de vous trouver sous les ordres de Murât ou de tout autre général aussi dépourvu de talent^ ce qui sans doute ne doit pas vous convenir; en commandant l'artillerie , vous serez sous les miens seuls. » (II , 1 1 0, 444 .)
Ainsi 9 dès les premiers jours du Consulat , Mar^ mont n^avait plus de supérieur possible dans Tarmée que le vainqueur d'Arcole et des Pyramides , et de l'aveu du grand capitaine lui-même. Tous ces super» bes lieutenants de Napoléon, couverts de tant de gloire dans nos fastes militaires, étaient plus ou moins dépourvus de talent^ comme Murât ^ et le