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Ne pourrait-on pas soutenir que nous travaillons tous,
à aménager ces demeures ? Et chercher dans les grands courants de la pensée contemporaine des tentatives sauches parfois, et presque toujours inconscientes d’accorder leurs orientations, même quand elles aboutissent à combattre toute mystique, avec le désir essentiel des « grands inspirés » ? Le dernier venu, le « racisme », qui prend précisément un càractère religieux, heurte avec brutalité, à tous leurs points de contact, les enseignements des prophètes de toutes les confessions — sauf peut-être du mosaïisme et de son dieu réservéà un peuple « élu », alors que c’est ce peuple même que le racisme combat avec le plus de fureur. Les amis de Gobineau s'accordent avec ses ennemis pour faire remonter à l’auteur de l’Inégalité des races la responsabilité des grandes actions ou des crimes, selon le point de vue du spectateur, qu'accomplit le passage dans la loi de cette implacable doctrine. Les uns et les autres ont-ils absolument raison ? N'est-ce pas le destin de tous ceux qui apportent quelque chose de nouveau que de prêter le flanc à des interprétations trop rigides qui d'ailleurs se déforment elles-mêmes peu à peu ?
Le destin de Gobineau a débordé, et même noyé sa pensée. Elle pénètre nos tissus à tel point, elle circule