PE DU
cher le glaive à la main. Si rme contre nous,
au nom de quel 146alisme desinteresse BOourrons-nous
lui refuser le droit de le faire ? Est-ce au nom du même idéalisme que nous persisterons à l'exploiter, si elle oppose à nos armes une de ces forces spirituelles grandioses dont ses réserves d'énergie mystique lui permettent l'espérance et que nous ne sommes peut-être pas faits pour comprendre — pas prêts en tout cas à comprendre, cramponnés que nous sommes tous d'une main à notre escopette et de l’autre aux ruines vermoulues d'édifices religieux ou moraux dont la tâche est achevée? Si la technique européenne révèle à l'âme asiatique, par un processus qui est naturel et depuis longtemps familier à cette àme, l'existence d'un refuge assez haut situé pour qu'elle renonce aux avantages matériels que cette technique pourrait lui conquérir sur nous étant donné les multitudes immenses et les 1mmenses ressources dont l’Asie dispose, aurons-nous le courage, ou le cynisme, de monter à l’assaüt de ce refuge le sabre à la main ? Je demande que Napoléon nous expose ses idées sur la paix, et Jésus-Christ ses idées sur la guerre. Et s'ils se rencontrent à mi-route, Je vous prie de ne pas vous en montrer scandalsés, ni même surpris.
Je soutiens, depuis de longues années, que si telle guerre est évitable et peut, et le plus souvent doit être évitée, «la guerre » en elle-même est, ou du moins fut un phénomène qui ne comporte pas une condamnation Sans appel. Cette forme du drame éternel que conditionne la vie même et qui est apparue dans le monde quand la vie y est apparue, n'en a pas été toujours la
ee me opaque mo
plus meurtrière, bien qu'elle en soit la plus impressionnante. En outre elle fut, durant des millénaires, Île moyen d'échange le plus large, le plus actif et le plus efficace entre ra hommes. Pr 1e et bien d’autres, avant et depuis lui, ont eu le courage de l'affirnrer. Condamner la guerre dans le passé au nom du matérialisme dialectique est un non sens, puisque ce matérialisme Jui-même en fournit l'ex plie ation. Prétendre que les minorités guerrières ont imposé leur domination aux majorités travailleuses est la constatation d'un fait qui ne condamne pas la guerre en soit mais l'explique par les besoins de cette minorité en quête d’habitats plus favorisés par la nature. Anathématiser le drame collectif qui confrontaif les diverses familles humaines alors que les movens de communication résidaient exclusivement dans les jambes des hommes et des animaux, c'est méconnaître sa puissance de renouvellement et de comparaison. Même au xix° siècle, il est hors de. doute que les guerres ont hâté l'unification industrielle de la terre, et par conséquent avancé l'heure de la paix définitive, si la paix définitive doit régner.
[l ne suffit pas, par malheur, pour condamner [a guerre, de constater que les het de la guerre, marchands d'obus, de canons, de gaz asphyxiants, de ferraille militaire, détrousseurs dé cadavres, exploiteurs de « patriotisme », créent une mystique de guerre en corrompant les puissances de gouvernement et de presse au service de l’argent. Les faits et les états psychologiques qu'entraînent leurs comédies sanglantes et leurs mélodrames larmovants demeurent, et se développent logiquement avec l'appui de la clientèle des nigauds tragiques et des bandes fanatisées qui les suivent. Et nous savons tous désormais quela « civilisation » n'obéit point à un processus d’ascension, d'aération etd’élargissementcontinus, mais que la moindre déviation, soit provoquée, soit
PPT NA PO PROTEIN TE LT mm LR | ant baintict di u . - SAV PRO ET TP DEEE PRET En EEE D VS RE DÉPIT ES GT AE à CT D EE EG à Ca " 4 u à ÉRÉRE ES S ù ur =
Lun = An. A. 2
rm
pong, pont jen
TE RL Ne PQ NE MS + =