RÈGLES OPÉRATOIRES ; SOINS CONSÉCUTIFS
Basée sur les faits physiologiques fondamentaux que nous venons d’exposer, notre méthode des résections sous-périoslées comporte nécessairement une technique spéciale pour arriver au but qu’elle se propose. La conservation de la gaine périostique pour les résections diaphysaires, et du canal périostéo-capsulaire pour les résections articulaires, est sans doute le temps fondamental de cette méthode; mais d’autres conditions sont indispensables pour obtenir le résultat cherché. C’est d’abord la conservation do
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tous les tendons, de tous les muscles, de tous les nerfs du membre, de tous les organes enfin qui doivent directement ou indirectement assurer la solidité et la mobilité de l’articulation nouvelle.
Il est inutile de dire que les anciens procédés doivent être abandonnés. Tout au plus pourra-ton utiliser certaines incisions de la peau usitées autrefois ; la similitude entre les deux méthodes ne va pas plus loin. On entre par la même porte; mais, une fois entré, on se comporte tout autrement. Une ligne d’incision cutanée ne constitue pas une méthode opératoire ; c’est un temps qui a de l’importance sans doute, mais seulement en ce qu’il facilite plus ou moins l’exécution des temps ultérieurs.
La préoccupation des chirurgiens qui ont les premiers pratiqué les résections articulaires avait été de chercher avant tout des procédés propres à rendre l’opération rapide et facile. 11 fallait aller vite ; le malade souffrait, et il eût été impossible de pratiquer une résection avec la lenteur calculée et les soins minutieux que nous devons y mettre aujourd’hui. Aussi s’attachait-on à pénétrer dans l’articulation le plus promptement et le plus directement possible. On découvrait les os par la section transversale des tendons et des ligaments qui brident l’ar-
APPAREIL INSTRUMENTAL
ticulation, et l’on faisait saillir les tètes osseuses dépouillées de leurs parties molles pour les abattre d’un trait de scie.