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I. APPAREIL INSTRUMENTAL

RUGINE TRANCHANTE OU DETACHE-TENDON POUR DÉCOLLER LE PERIOSTE ET SEPARER DE L’OS TOUT SON REVETEMENT FIBREUX

Les instruments nécessaires aux résections sont, outre les instruments généraux usités dans toute opération sanglante, bistouris, pinces, etc., des rugines pour détacher le périoste, des daviers pour saisir les os, des crochets pour écarter les chairs et les mettre à l’abri, des scies de divers genres, des cisailles, des couteaux ostéotomes, des daviers-gouges, des ciseaux ou des gouges pour diviser les os, selon leur forme et leur consistance, des couteaux-gouges, des curettes et enfin des instruments propres à protéger la gaine périostique pendant l’action de la scie.

Parmi ces instruments, les rugines à détacher le périoste sont particulières aux résections sous-périostées, ainsi que les sondes propres à

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protéger la gaîue périostique. Les autres étaient employés dans l'ancienne méthode de résection ; il a fallu les modifier cependant pour les rendre plus propres à leur nouvelle destination. La nécessité d'écarter et de protéger les organes périarticulaires nous a fait multiplier les crochets et les écarteurs. Il faut en avoir d’aigus, de mousses, d'étroits, de larges, à grande et à petite courbures, afin de pouvoir écarter et recliner les divers organes qui recouvrent l’articulation, sans les blesser et les déchirer. Il faut aussi multiplier les daviers, en avoir de diverses forces et de formes différentes pour les adapter à la résistance variable du tissu osseux. Nous avons fait fabriquer dans ces dernières années des modèles nouveaux et nous nous servons de plus en plus des daviers-érignes qui, bien trempés et plus légers que nos anciens daviers à dents fortes et multi pies, sont particulièrement indiqués dans les résections pathologiques, pour la tuberculose osseuse en particulier. Nous donnons ici un modèle de ces daviers-érignes. 11 y en a de dimensions très variées, de tout petits pour les os du carpe et de beaucoup plus volumineux pour les tètes des grands os des membres. Ils pénètrent dans le tissu spongieux sans l’écraser, et tiennent très solidement (//y. 22).

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Le davier-érigne que nous représentons clans

la fuj. 22 est celui qui nous sert tonies les fois qu'il s'agit de saisir un os volumineux constitué par du lissu spongieux; les condyles du fémur, la tète de l’humérus, le calcanéum.

C’est noire grand modèle. Si l’on saisissait les mêmes parties avec un davier ordinaire, surtout lorsqu’elles sont raréfiées et graisseuses, on les écraserait et on ne pourrait pas les extraire proprement. Avec un davier-érigne à trois griffes, on saisit encore mieux l’os et on risque moins de l’écraser.

Quand on opère sur des os durs, il faut se servir de daviers à dénis multiples, courtes et so-

réduit des Irois cinquièmes.

lides, pour tenir fermement l'os et l’empêcher de

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glisser. Nous représentons ici les mors d’un davier à dents de lion, à mors bifides (fig. 23). Ces daviers sont beaucoup phis légers et tout aussi solides, lorsqu'ils sont bien trempés, que nos daviers primitifs. Le choix d’un bon davier a

beaucoup plus d’importance pour les résections sous-périostées que pour les résections anciennes, car il importe de saisir l’os solidement pour pouvoir l’incliner et le présenter sous ses diverses faces, afin d'opérer un détachement régulier de la gaine périoslique. Pour faciliter cette dénudation dans les cas où il est difficile de faire saillir la tète osseuse, nous avons fait construire par Collin un davier tournant dont les dents, fixées sur une platine indépendante, sont solidement implantées dans le tissu osseux, pendant que les branches peuvent décrire autour de l’os plus d'un demi-cercle et permettre par cela même la manœuvre de la rugine sur tous les points de la

F if/. 23. — Davier à dents do lion, s'implantant profondément dans le tissu osseux. Réduction de moitié.

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Fig. 24. — Davier tournant, fixé sur une tète oiseuse. — Le trajet que peuvent parcourir les brandies pendant que les dénis sont fixées dans l'os, est indiqué par la circonférence ponctuée. On peut de cette manière rendre accessibles au délacbe-tendon les diverses faces de l’os, sans changer le davier de place.

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circonférence, pour détacher la capsule et les ligaments ( fig . 2.4)- Un bon instrument de préhension de l’os est indispensable pour faire correctement une résection, surtout dans les régions où l’on ne peut que difficilement faire saillir les tètes osseuses.

Le davier de Farabeuf, caractérisé par une double mortaise permettant d’articuler les branches en deux points différents a l’avantage de pouvoir servir à la fois pour saisir les os minces et les os plus épais. Son davier-canin est excellent pour saisir solidement les petits os durs (tètes des métacarpiens).

Nous ne décrirons pas les diverses espèces de scies, de ciseaux, de couteaux à couper les os. Le choix entre ces divers instruments lient souvent au plus ou moins d’habitude de l'opérateur. Nous signalerons seulement notre scie à volant et à traction élastique , scie mécanique qui permet de scier rapidement les os les plus durs et de creuser de profondes tranchées dans leur substance. C’est un instrument très puissant qui divise nettement les os sans les ébranler, et qui par cela même rend, dans certains cas, de grands services. Il a seulement l'inconvénient d’ôlre volumineux, difficile à transporter et d'un prix assez élevé. Comme scie usuelle, pour les sections à

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opérer, dans les portions profondes, au milieu des tissus, nous représentons ici le modèle auquel nous nous sommes arrêté depuis longtemps déjà. C’est une scie cullellaire très étroite, dentée sur une moitié de sa lame, la plus éloignée du manche (fig. 25). Cette scie étroite est surtout utile pour les résections modelantes.

Ce que nous avons à décrire avec plus de détails c’est l’instrument propre à décoller le périoste de l’os sous-jacent. C’est une tige droite, montée sur un manche, et tranchante par son extrémité libre ; celte extrémité aplatie, de forme quadrilatérale, est lisse en dessous, et sillonnée en dessus par des rainures ou des ondulations qui ont seulement pour but d’augmenter l’adhérence du doigt dans la manœuvre de l’instrument.

Ce qui caractérise cet instrument et le distingue de toutes les rugi nés usitées jusqu’ici, c’est qu’il est tranchant par son extrémité seulement, par son front. Cette extrémité est insinuée sous le périoste et, par de petits mouvements de va-

co

in

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