DESSIN
COURS ELEMENTAIRE
Le point. — La | ligne en général.— La ligne droite. — | Ses différentes po- | éitions. -- Divi- | sion des droites.— Positions relatives | de deux droites. — | Les angles.
Tracé du carré,
du rectangle, du | losange. — Divi-
sion ct définitions |
faciles de ces figures. — Le paral- | lélogramme. — Les différentes sortes
de triangles.— Sil-.
| houettes d'objets usuels dérivant de | ces formes.
Lignes courbes en général. —
Les arcs, le cercle, !
l'ovale, la spirale. |
| —Notions élémen-
taires sur la symé- |
| trie— Disposition | symétrique de deux | éléments. — Com-
| binaisons de droi- | | tes et de courbes, | | formant des figu-
res géométriques, des silhouettes | d'objets usuels, ou | des ornements fa- | ciles. — Dessins
| dictés et d’inven-!
tion.
der degré
Formes du point et ses positions par rapport à d'autres points. — Par des questions et des sous-questions, amener les élèves à donner des définitions faciles des lignes et des figures étudiées ; exemple : une ligne est une trace faite avec le crayon, la plume, etc. — Tracé des lignes droites.—Division des lignes droites en 2, 4, 8, 3, 6, 9, 5, 10 parties égales. — Tracé de la droite dans ses différentes positions: verticale, horizontale, inolinée, — Positions relatives de deux droites: concourantes, parallèles, perpendiculaires et obliques. — Angle droit, angle aigu, angle obtus. — Combinaisons faciles de ces éléments.
Division du carré, du rectangle, etc. par de; horizontales, des verticales et des diagonales. — Dessin d'après nature des figures dérivant du carré et du rectangle et représentées par des papiers pliés, des bâtonnets, etc., dessin d'objets usuels dérivant de ces formes et présentant un faible relief : enveloppes de lettres, cadres, portes, etc., — d’après nature et mémoire.
Tracé de lignes courbes de toutes sortes :
cercles, ovales, lignes ondulées, boucles, spirales. — Exercices d'application à des objets usuels et À des ornements simples. — Disposition symétrique de divers éléments au moyen de bâtonnets, de cartons découpés, et leur reproduction sur le papier.—Bordures formées d’éléments rectilignes et curvilignes. — Silhouettes d'objets bien connus, vases, etc. — Dessins dictés et d'invention. Le maître dicte les données du sujet et les élèves en exécutent le tracé à mesure. — Laisser les élèves dessiner librement les figures qu'ils ont imaginées.
ne
COURS ELEMENTAIRE- Suite
| Division du cercle en parties égales, et polygones réguliers. — Dessins faciles de ro- Saces. — Récapitulation des années précédentes et exee. un peu Un compliqués sur les be :
ge Année inaisons de droites et de cour- | bes. — Tracé de feuilles de plantes, |
contour simple, | considérées comme | éléments j'orne- | mentation, — Or- | rements formés de | ces feuilles. |
Qnd degré
Division du cercle en 2,344 égales : — Joindre jes points tenir des dessins de rosaces. Représentation conventionnelle ou stylisée de feuilles de plantes bien -onnues. — Exemples d'ornements formés de ces feuilles, par répétition, par symétrie, par rayonnement ou disposition des éléments autour d'un centre,
5, 6 et 8 parties ts consécutifs pour obpolygones réguliers, et y inscrire des
COURS MODELE (Intermédiaire)
Eléments et mo- | | | tifs simples d'ornementation puisés dans les diffé- | rents styles, — Ornements reprodui:s le mémoire, — Exercices d'invention par symétrie et répétition avec des éléments donnés. — Croquis cotés d'objets usuels.
Motifs gradués d'ornement d’après modèles en relief, et au besoin d'après modèles lithographiés. — Compositions dé- Ccoratives : ornements formés par répétition, symétrie, alternance, rayonnement.--Ob- | jets dessinés sous
plusieurs faces | plan, élévation, |
profil.
L'élève reproduit les d'ornement d'après le dessin tracé par le maitre au tableau noir, une grande feuille, d'après un modèle en faible relief, ou d’après le cahier-modèle — pourvu toutefois que, dans ce dernier cas, l'élève reproduise le dessin à une échelle différente. — Les exercices de méi d'un dessin que le exécuté au tableau et qu’il a ensuite effacé, ou d'un dessin déjà expliqué et exécuté une
Compositions décoratives, gement de feuilles
par répétition ou
arties
COURS ACADEMIQUE (Primaire supérieur)
Motifs graduss d'ornements em- | pruntés aux styles égyptien, grec et romain.
Notions intuitives sur la perspective des lignes et des surfaces, —Dé-
:m des termes employés en persective : lignes uyantes, plan d'horizon, point de fuite, etc. — Perspective du cube.
Exercices ayant
pour but de famili- :
ariser l'élève avec l'usage des instru-
ments : règle, |
équerre, compas.
—Tracé géoinétrique sur les figures , rectilignes, au crayon.
Motifs gradués |
d'ornement e mpruntés aux styles
roman, gothique,
| renaissance,
Dessin d'après |
mature des autres solides géométriques: prisme, py-
ramide, cylindre, | | Cône — et d'objets !
dérivant de ces
formes: boites, go-.
belets, tables, ctc.
Problèmes de
tracé géométrique | | sur la circonféren- | | ce, les tangentes,
| les raccordements
| des lignes, etc. — |
Sujets très simples
au crayon seule- ! ment: panneaux,
| tables, bancs, etc.
Notions sur les couleurs.
reproduits à une!
échelle déterminée, |
barrières, portes, |
Dessin descriptif d'après nature, — Se munir d'une baguette assez longue et la placer horizontalement en face des élèves à différentes hauteurs et dans différentes positions, par rapport à leurs yeux .— Faire remarquer les longueurs apparentes que donne la baguette et les directions différentes qu'elle parait prendre, pour se diriger vers son point de fuite. — Pour la perspective des surfaces, placer en face des élèves un cadre en carton dans icquel pivote la surface à étudier, d'abord sur la droite d'horizon, ensuite au-dessous et au-dessus de cette ligne, puis à gauche et à droite, — Dans chacune de ces positions, placer la surface mobile dans diverses directions: horizontale, verticale, oblique, etc. — Faire comparer le contour visible de la surface mobile au contour intérieur du cadre. — Faire dessiner le cadre ct la surface mobile dans ces ‘+ ‘ses positions. — Faire marquer la ligne d'ho, su: #t les lignes fuyantes. — Faire analyser un cube en perspective dans diverses positions et observer, comme dans les exercices précédents, les déviations produites par la perspective et la direction des lignes fuyantes.
Dessin géométrique. — Les croquis cotés devant être reproduits au net, à l'échelle, peuvent être exécutés au tableau noir ou sur des feuilles distribuées aux élèves. 11 est préférable de choisir des sujets qui sont dans la classe, — L’échelle se trouve en divisant la dimension du dessin par celle de l’objet. Ainsi, une porte de 8 pieds (96 pouces) devant être dessinée dans un espace de 8 pouces, donnera pour échelle 55 ou 1x. Si la fraction trouvée ne donne pas l’unité pour numérateur, on prend celle qui, se rapprochant le plus de cette fraction, donne 1 pour numérateur.
Couleurs primaires, secondaires, tertiaires, etc. — Tons, nuances. — Harmonie d'analogie et de contraste.
vnrnrmammnneemennes
BUT DU DESSIN A L'ÉCOLE PRIMAIRE. —Le but que cet enseignement doit atteindre à l'école primaire, c'est de former le goût de l'enfant, de développer sa faculté d'observation, et surtout de lui fournir le moyen d'exprimer avec facilité sa pensée par des tracés représentant des objets variés qui concernent l'habit.ion, l'ameublement, l'outillage et les industries locales. Ainsi, on ne considérera pas le dessin comme un art d'agrément, ni un moyen de favoriser une vocation artistique; mais comme un art éducatif, usuel et pratique, un mode d'expression indispensable dans l'industrie moderne, une véritable écriture des formes matérielles.
Dans cet enseignement, le maitre doit donc s'appliquer à faire acquérir aux élèves: 1° une adresse manuelle suffisante; 2° une grande précision dans l'observation visuelle. Ce second résultat est beaucoup plus important que le premier ; car - sûreté d'observation, le talent de bien voir, est la qualité indispensable à tout
essinateur.
Déraurs A évier —Ce qu'il importe d'éviter dans l'enseignement du dessin c'est:
1° De transformer l'enseignement simultané en enseignement individuel, — chaque élève ayant un modèle différent et le reproduisant à sa fantaisie, sans explication suffisante ni correction efficace de la part du maître qui, dans ces conditions, ne saurait donner qu'un temps très court à chaque enfant ;
2° De faire transcrire les èles exactement avec la même grandeur, ou par des procédés mécaniques, tels que le calque, les quadrillages, l'usage exclusif du compas à pointe sèche et des bandes de papier. Ces procédés ont le grave inconvénient de ne pas suffisamment exercer chez les élèves la faculté d'observation, et d'éloigner leur attention de la vue d'ensemble et de la re:hierche des proportions générales, dont il est important et quelquefois si difficile de leur faire tenir «ompte:
3° D'imposer aux élèves une notable perte de temps en 1e: faisant copier, es l’estampe, de grands dessins à détails compliqués, dont ils ne comprennent ni les jeux d'ombre, ni les déformations perspectives.
MobÈèLEs DÉ DESSIN —1° Tracés au tableau noir.—Dans la leçon de dessin, !* tracé au tableau noir est le procédé démonstratif par excellence. Au commencement, le maître dessine à peu près tous les modèles que les élèves dnivent reproduire. Plus tard, le tableau noir sert encore à recevoir les figures géométriques et les tracés théoriques, ou certains détails sur lesquels on veut attirer l'attention, afin de préciser une forme incomprise, ou de redresser une erreur commise par plusieurs élèves. C’est aussi au tableau noir que l’on trace l’esquisse préparatoire à la reproduction d’un modèle mural ou au dessin d’un objet en nature.
2° Grandes feuilles murales —Ce sont des dessins préparés à l'avance sur une feuille de papier grand format. Les dessins au tableau noir ont cet avantage que les élèves voient de quelle manière le maitre commence, continue et achève le travail; mais ces sortes de modèles sont destinés à être effacés à bref délai, tandis que les dessins sur grandes feuilles peuvent être préparés avec soin en dehors de la leçon, et être ensuite conservés indéfiniment pour servir plusieurs fois. Dans le dessin d'imitation, le modèle mural reste sous les yeux des élèves pendant tout le travail: dans le dessin géométrique, le maître retire le modèle dès que les élèves en ont pris, sur leur cahier, le croquis coté. Et c'est à l’aide de ce croquis personnel qu'ils exécutent leur dessin au net, suivant une échelle déterminée. Aussi bien que le modèle tracé à la craie au tableau noir, le modèle mural doit avoir plusieurs qualités indispensables. 11 doit être visible à distance, être de bon goût, avoir des proportions simples, employer :xc..sivement la vue géométrale, c'est-à-dire ne pas représenter d'objets en perspective.
3° Cahiers-modèles—Les cahiers-modèles sont des recueils de dessins ou de croquis cotés, que les élèves doivent reproduire, mais soit à une échelle différente, soit en les modifiant, soit en les complétant. Autrement, ces recueils présenteraient plus d’inconvénients que d'avantages.
4° Objets en nature.—Ce sont les meilleurs modèles. Pour le dessin d'imitation, ils comprennent: des surfaces et des solides en carton, des moula, d'ornements rudimentaires, des figures géométriques en bois découpé se détachant en
PROGRAMME D'ÉTUDES AVEC DIVISIONS ANNUBLLES 118 DES® N—(Suite)
blanc sur un panneau en bois gris, des objets usuels, des feuilles naturelles ou artificielles empruntées à diverses plantes,
Proctoés D'ENSEIGNEMENT.—1© Modèle au tableau noir, expliqué et tracé pièce à pièce.—Chaaue détail de l'opération graphique est tracé puis expliqué par le maitre, tandis que les élèves reproduisent immédiatement, et comme trait par trait, le modèle indiqué. Le maître passe dans les rangs, pour voir si les explications ont é comprises et mises en pratique. Ce procédé, qui convient aux commerçants, laisse peu d'initiative à l'élève; mais il a l'avantage d'imprimer une excellente direction à la marche du travail de toute une classe, et il met le maitre en communi- Cation permanente avec ses élèves. Dans une classe nombreuse, on peut placer un élève adroit entre deux autres moins habiles : il leur servira de moniteur, mais toutefois son rôle se bornera à les guider. 11 suffira alors généralement au maître de corriger le travail de cet élève. C'est ainsi qu'on donnerait plus facilement de l'unité à la marche d'ensemble, 2° Modèle quelconque, expliqué brièvement au début de la leçon—Le maitre donne à ses élèves des explications orales sur un modèle (feuille murale ou objet en nature) préparé à l'avance et exposé devant toute la classe. Il en exécute l'esquisse au tableau noir et, s'il est utile, les élèves prennent quelques notes sur les ex-
ications qui leur sont données ; puis ils commencent leur dessin au net suivant une elle et des conditions déterminées,
3° Modèle du cahier de l'élève, expliqué avant la co phique, ordinairement choisi dans le cahier modèle, cun des élèves; et il doit être copié non servileme mension, de position ou d'achèvement déterminées à l'avance par le maître. Suivant que ces conditions sont plus ou moins détaillées et plus où moins précises,
l'interprétation demande à l'él ve une part d'initiative personnelle, ou restreinte, ou plus grande. Les explications,
les tracés au tableau noir, les interrogations du maître ont dû d'ailleurs préparer le travail de copie.
CHOIX D'UNE BONNE MÉTHODE DE DESSIN.—La méthode adoptée doit offrir les avantages suivants:
1° Présenter des exercices intéressants et bien gradués ;
2° Etre à la portée de presque tous les élèves qui doivent faire en même temps le même travail :
3° Restreindre autant que possible la copie servile des gravures phies ombrées : et, par le choix des mor :les, donner une large part à l’ sens de la vue, à la réflexion et à l'ini: «ive personnelle de l'enfant :
4° Sans négliger la théorie r’lative aux tracés Réométriques et aux règles de la perspective à vue, ne pas trop s'y attarder, mais passer rapidement à des études pratiques ;
5° Conduire finalement les élèves à dessiner, en perspective à vue, des objets d'après nature et quelques ornements élémentaires.
CHOIX DES EXERCICES D’A ?PLICATION.—Pour ces exercices, le maitre doit tenir Compte du milieu où vivent les élèves. En ville, on orientera plus spécialement le dessin vers l'industrie: à la Campagne, vers les besoins ordinaires de la vie. A un
autre point de vue, dans les écoles de filles, les exercices doivent être adaptés suffisammert aux occupations du sexe.
CORRECTION — Pendant le travail des élèves, le maître circule près des table:, veillant à ce qu'ils se tiennent bien; à ce qu'ils ne déplacent pas le papier — autant que possible sans réglure aucune — posé bien droit devant eux; à ce qu’ils fassent un usage convenable du crayon, qui sera toujours assez long, et qu'ils dirigeront légèrement, par traits courts et fins, de haut en bas, de gauche à droite. C'est le moment de faire à chacun des observations particulières, de donner rapidement l'exemple aux plus faibles, de faire toutes les observations générales qui peuvent être nécessaires, en les appuyant de démonstrations au tableau noir. .La correction collective ne prend ensuite que quelques instants. J’ar des interrogations bien conduites, le maître y fait concourir le plus grand nombre d'élèves possible.
bié —Un mème modèle graest mis à la disposition de chant, mais dans des conditions de
et lithograéducation du
| 1e et 2e | Année
premiers
Sciences naturelles