XIV PRÉFACE
laines où, très -souvent, sans le secours des agents ordinaires ou des représentants spéciaux de leur gouvernement, ils sont forcés d'agir politiquement et diplomatiquement.
Toutes les fois qu'ils ont été chargés de pareilles missions, ils s'en sont acquittés avec bonheur et habileté, parce qu'on a su choisir parmi eux les plus distingués et les plus capables.
Le ministre de la marine se plaisait dernièrement a leur rendre cette justice devant la Chambre des députés , en même temps qu'il traçait la ligne principale de leurs devoirs les plus essentiels.
« Quant aux devoirs imposés à nos officiers dans l'accom- » plissement de missions importantes et lointaines, disait » l'amiral de Mackau, je mets au premier rang une obéissance » entière et absolue aux instructions dont ils sont porteurs; » et pour les cas, qui ne sont pas rares, où il est beaucoup » laissé à leur appréciation , ils doivent, quand ils sont arrivés » sur les lieux où ils sont appelés à agir, bien moins se préoc- » cuper de certains obstacles de localité , ou de difficultés qui » peuvent n'être que passagères, que d'apprécier, que de » mesurer de sang- froid, avec le sentiment d'un véritable » patriotisme , l'effet ultérieur, les conséquences inévitables » qu'auront pour leur pays, pour la mère patrie, les résolu- » tions qu'ils prennent sous leur responsabilité.
» A cette occasion, là Chambre me permettra de constater » devant elle que la marine , souvent appelée depuis vingt-cinq » ans a conduire avec ses propres moyens, et sans d'autres » appuis que ceux de ses officiers, des affaires difficiles, est » cependant et toujours parvenue à les mener k bonne fin, » grâce a la détermination , au jugement ferme et droit des » chefs, comme k la bravoure et au dévouement des officiers » et des équipages (1). »
Ce témoignage, si honorable pour le corps entier, doit être bien précieux surtout pour ceux des officiers généraux et
(4) Discours de M. l'amiral de Mackau, ministre de la marine, à la séance de la Chambre des députés du 29 février 4 844.