‹ Règles internationales et diplomatie de la merChapitre 20 sur 81 · CHAP. I. — ORIGINE DES NATIONS · texte numérisé non relu

CHAP. I. — ORIGINE DES NATIONS

médiaire, que d'entremetteur aux autres, on finira par se passer de lui, et il subira une déchéance totale.

S'il est manufacturier, ou mieux encore à la fois agricole et manufacturier, il deviendra forcément commerçant.

VoiJà pour le progrès dans la voie des richesses matérielles; mais ce progrès n'arrive pas sans celui des richesses intellectuelles.

Les sciences naturelles dérobent à la nature ses secrets , apprennent à profiter de toutes ses créations, et à mettre ses forces, même les plus puissantes, au service de l'homme.

Si le fabricant, si le simple ouvrier font marcher des machines ingénieuses, c'est le mathématicien, c'est l'ingénieur qui en ont imaginé les rouages et ont présidé à leur construction. Si des procédés nouveaux sont appliqués à la fabrication, c'est le physicien chimiste qui, après des combinaisons et des essais multipliés, les a découverts et les a perfectionnés. Si des voies commodes de communication sont ouvertes entre les populations, si des moyens rapides ou économiques de transport y sont appliqués, c'est encore à la science qu'on en doit la découverte et la mise en exécution.

Les lettres et les beaux-arts , s'ils restent veufs souvent de ces génies sublimes qui sont comme des apparitions propres aux époques et aux croyances primitives, du moins se répandent dans la multitude et y rendent communs le sentiment du beau, la délicatesse du goût avec les jouissances de l'esprit.

Les sciences morales parviennent i\ mieux définir à l'homme sa nature spirituelle, à mieux lui tracer le cercle de ses devoirs, à mieux organiser les institutions.

Enfin, sous le titre d'économie politique, la science

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s'efforce même de saisir et de déterminer la loi suivant laquelle se produit, se distribue et se consomme la richesse publique , à laquelle elle manque ses éléments générateurs : la terre avec toute la nature créée, le travail, l'intelligence, le crédit; ajoutons-y auspi les vertus : car le vice est dissipateur, gasptHear, destructeur, tandis que les vertus sont productrices, ménagères et distributives de la richesse.

Admirable effet des grandes associations humaines : la marche incessante de l'homme vers le mieux. Car l'homme ne doit pas être séparé de ses œuvres, et l'expérience nous montre que réuni, comme l'exige sa nature, en société avec ses semblables, ses oeuvres, ses actes, ses principes, ses lois sont essentiellement perfectibles et s'avancent toujours, quoique irrégulièrement, quoique avec des intervalles de recul eu de perturbations , dan» cette voie de la perfectibilité.

CHAP. H. — ÉTATS SDtViBAlRé.

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