CHÀP. VI. — DE LA MER
Dans les temps modernes, et surtçmt depuis le siècle dernier, on pouvait croire que les communications entre les peuples par la voie de mer avaient atteint leur maximum de développement. L'Océan entier exploré dans tous les sens, l'accroissement prodigieux du commerce maritime, la formation, dans le nouveau monde, de nouveaux États entrés dans la grande famille des nations, aux premiers rangs de laquelle brille l'un d'eux, qui couvre les mers de son pavillon étoile , tout fortifiait cette croyance.
Mais voilà que, depuis quelques années, un nouveau •moteur appliqué à la navigation tend à opérer dans cet art une révolution complète.
L'impulsion du vent sur les voiles diversement orientées n'est plus l'unique puissance utilisée pour mouvoir les grands navires. Ce nouveau moteur leur imprime une vitesse inespérée.
D'abord timide et circonspect, comme dans l'enfance de tout art, le navigateur n'ose l'employer que dans les fleuves et les canaux ; à la mer, que le long des côtes.
Mais bientôt des progrès ont lieu , dont on niait la possibilité : de nombreux et puissants navires à vapeur sillonnent les mers. Avec eux, des traversées autrefois fatigantes par la durée sont réduites à quelques jours ; ils triomphent des brises et des courants contraires , et franchissent avec célérité les longues zones de calmes où demeuraient immobiles les navires d'autrefois. Les échanges internationaux, les transports des marchandises, des voyageurs, des lettres et des dépêches se font maintenant avec sécurité et avec régularité, à travers toutes les mers, de telle sorte qu'à jour et presque à heure fixes , les différents peuples de la terre sont mis périodiquement en communication.
MO njv. ii. — wfeGL. mi. — é*** de paix.
fit ces progrès admirables de la navigation aèrent encore dépassés. Sans parler -des perfectionnements adoptés chaque jmv dans le mécanisme des appareils destinés à recueillir et à transmettre la force de la vapeur, perfectionnements d'oà résulte un pins grand effet utile , l'état actuel de la science physique permet d'espérer, ^p&ar un temps rapproché de nous , l'application pratique de découvertes nouvelles. L'électricité, les gaz produits parles procédés chimiques, l'air atmosphérique loi-mêroe qui nous environne, fourniront peut-être un jour des agents aussi puissante et moins dispendieux; maïs quelles que soient à *ee eojet tes probabilités de l'avenir, on peut ■dire dès à présent qu'il n'y a plus de distance but «mer.
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CHAflTlUE SEPTIÈME.