‹ Règne militaire en Canada;Chapitre 12 sur 31 · DEUX MOTS D'AVIS · texte numérisé non relu

DEUX MOTS D'AVIS

Comme on a pu voir par tout ce qui précède sur Montréal et Québec, écrit et publié dans la Bibliothèque Canadienne en 1827, les Registres des Trois-Bivières se trouvoient adhirés; eh bien, les voici, trouvés en 1845.

Le manuscrit, grand in-folio, sur lequel j'ai fait la copie suivante, n'est lui-même qu'une copie, mais exacte et fidèle, du MS original, qui se trouve adhiré ; ou, du moins, qui ne se retrouve point au greffe du District des Trois-Bivières, où certainement ii aurait dû être déposé en 1764. J'en dois la communciation, à moi faite en mars 1845, à l'Honorable Matthew Bell, du ci-devant Conseil Législatif du Bas-Canada, ancien habitant de la ville des Trois-Bivières et longtemps Fermier des Forges de St. Maurice. Ce MS. lui appartient, comme lu; ayant été donné par feu M. Munro, son associé pour un temps dans le commerce, et l'exploitation des Mines de St. Maurice.

M. Bell ne sait pas ce qu'est devenu le MS. original, et dit qu'il tient de son ancien Associé, " que la Copie " qu'il en possède a été faite sous ses yeux et par ses or- " dres, et qu'elle est fidèle à sa connaissance personnelle.'" M. Bell n'a pas pu me dire quand cette transcription avait été faite pour M. Munro.

Montréal, Avril, 1845. .1. VIGEB.

Par une coïncidence assez singulière, au moment où nous livrions à l'impression les actes officiels des Gou-' verneurs de Trois-Rivières, notre ami, A. Garneau, Ecr., découvrait, à Québec, le registre original dont M. Viger regrettait la perte.

Ce registre nous paraît original et officiel. D'abord, on y trouve, en plusieurs endroits, des corrections entre ligne ou à la marge : ce qui fait voir qu'une première rédaction a été jugée imparfaite, et retouchée. En second lieu, il est facile de se convaincre que plusieurs ordonnances sont de l'écriture de M. G-ugy, secrétaire du Gouverneur Haldimand ; que d'autres portent la signature autographe de Haldimand : la dernière, même, est écrite toute entière de sa main.

Le cahier dans lequel ces ordonnances sont transcrites, avait été acheté en France, à Bordeaux, ainsi que l'indique une plaquette collée à l'intérieur du couvert. Les Anglais, en effet, ne pouvaient trouver ici, au lendemain de la conquête, que des articles du commerce français.

Le nom de M. M. Bell, qui se trouve aussi à l'intérieur du couvert, me fait croire que c'est là le cahier sur lequel M. Yiger a travaillé et qu'il a pris pour une copie. On pourrait objecter qu'en plus d'un endroit, on reconnaît la main calme et régulière d'un copiste. Mais chacun sait que dans les Bureaux les pièces officielles ne sont entrées dans les registres qu'après une rédaction complète, et le plus souvent par un clerc.

Yoilà ce qui a pu tromper, d abord M. Munro, et ensuite MM. Bell et Viger.

Quoiqu'il en soit, la Société Historique a été heureuse de faire l'acquisition de ce précieux manuscrit.

Montréal, Novembre 1870. H. V.

LEGISLATION

DU

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