LA VIERGE
Petite vierge, au cœur secret de la maison, Laisse, dans le refuge étroit que nous assurent Les draps, marqués déjà d'une avide morsure, Amour nous accorder son ardente saison.
Laisse ton sexe roux brûler sous sa toison Et ta chair que tourmente et que vainc la luxure, Dans Lombre d'où transpire un infernal poison, Panteler sous le feu d'une exquise blessure.
Bientôt, lorsqu'au sommeil, par le soir invités, A longs traits, nous boirons les rêves enchantés. Prêts au premier mensonge et aux derniers aveux,
Tu pourras reposer sur ma large poitrine Oii ton corps se répand, vêtu de tes cheveux. Comme une source claire au flanc d'une colline.