‹ RégnerChapitre 7 sur 109 · LA CARESSE · texte numérisé non relu

LA CARESSE

ir boirai tout le sang du baiser sur tes dents, fe boirai sur ton corps le lait de ta chair blanche, Et mon désir nombreux, dans un hymne éclatant, Vibrera sur la Ivre étroite de tes hanches.

Et l'ombre de mon corps découplé te couvrant, Telle l'ombre qu'un chêne altièrement épanche, Je t'asservirai toute en mes bras conquérants, Pour goûter longuement ma virile revanche.

Alors sur la pâleur de tes épaules mates

Ou de ta gorge, ainsi qu'un camail ténébreux

Imprégné de parfums subtils et d'aromates.

Tes cheveux glisseront, frères des eaux dormantes, Et les anges du soir verront seuls dans nos yeux Nos âmes dérouler leurs fresques d'épouvante.

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