‹ Régulus: tragédie en trois actesChapitre 7 sur 61 · ACTE I , SCÈNE IL · texte numérisé non relu

ACTE I , SCÈNE IL

D'un retard alanuant j'ëclaircirai la cause ; Et ma voix, proclamant ses décrets absolus.

Vous jure de changer le sort de Régulus.

Je ne vous parle pas, ô ma chère Attllie !

Du serment mutuel qui tous les deux nous lie. Je ne vous dirai pas qu'en des jours plus heureux Votre père approuvait mon amour et mes vœux , Et que d'un chaste hymen la chaîné fortimée Devait à vos destins unir ma destinée.

Sourde à mes vœux constans, la fortune en courroux S'efforce d'éloigner un avenir si doux. N'importe! je prétends fatiguer sa colère.

Et mériter la fille en délivrant le père.

ATTILIE.

iy\m cœur si généreux je n'attendais pas moins. Pour mon père aujourd'hui j'accepte tous vos soins. Le peuple le réclame , osez donc le lui rendre : Sauver son défenseur, c'est encor le défendre. Cependant aux efforts que tente l'amitié Le fils de Régulus doit être associé.

Jeune encor par les ans, mais vieux par la prudence. Son courage déjà répond à sa naissance , Et sous nos étendards ses généreuses mains Ont déjà combattu pour venger les Romains.

Il va bientôt paraître. Aussitôt que l'aurore Etend sur nos remparts ses feux pâles encore , Mon frère , s'inclinant aux pieds des immortels , Vient auissi de ses pleurs arroser leurs autels. Mais on entre : c'est lui.

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