‹ Reims pendant la domination romaine d'après les inscriptions avec une dissertation sur leChapitre 11 sur 51 · II F F · texte numérisé non relu

II F F

T. Flavius || Crescens , || eques || alae || Tamianae ve || UllarUis Britotivm, annis XXX, sVipendiis XV, || dorao Dorocor/oro Reinvs || hic sUvs est, Flavivs Silvanvs, dect'rionvm a(dn)inistrandoruin) îsnervm sententia defvncH haeres tactvs tedt,

€ Ci-gît T. Flavius Crescens, cavalier de l'aile Tamîenne, de l'escadron des Bretons, âgé de 30 ans, en ayant servi 15, domicilié à Durocort des Rémois. Flavius Silvanus, son héri-

(1) Lib. V.

(2) Lib. XXXU.

^iety lui a érigé ce monument , avec la permissioa des déeurions chargés de régler les funérailles, j»

Orelli, no 5253. — Alterth, d. QEsterr. monarchie (Wiener Jahrbb. 1829 sqq.), n*> 388; Bull Mt. arch ^ 1833, p. 48. — BoRGHESius, Bull , h 1.

Celle inscriplion a élé trouvée à Pélronelle, l'ancien Carnuntumy en Pannonie. Elle avait plusieurs mois douteux pour Orelli : à plus forte raison en aura-l-elle pour nous. Heureusement, l'épigraphie a ses privilèges qui facilitent t'inlerprétation des sigles el des parties incertaines. Nous en avons usé sobrement, comme on va le voir par l'exposé des difficultés que nous avons rencontrées.

lo Le texte donne Cremces : il est évident que TN transposée devait être remise à sa place dans la deuxième syllabe du mot,

2o Comme une aulre inscription (1) porte Ala Pannoniorum Tampiana, Orelli a pensé qu'on devait lire ici Alae Tampianae, et sous-entendre Pannomorum. Mais il reconnaît en même temps qu'il est difficile d'accorder cela avec ce qui suit, notre caYafier devant, de la sorte, faire partie d'un escadron de Bretons compris lui-même dans un corps plus considérable de Pannoniens (2).

(1) Orelli, n. 5442.

("â; Suivant les commentateurs, Taile de cavalerie était, chez les anciens, ce qu'est, chez nous, un régiment. Les corps de cavalerie se postaient a droite et à gauche de l'infanterie, comme les nWe» au corps des oiseaux : delà le nom d'ailes qu'on leur donnait.

Or, le Pannoniorum de rioscriplion citée par Orelli, et qu'il sous-entend ici, ne nous est nullement nécessaire. Cur le nom que portait Taile ou, pour parler à la française, le nom du régiment de cavalerie, étant celui de son chef, ce nom pouvait bien être autre que Tampiana, tout en commençant par les mêmes lettres. Nous ne l'écrivons nous-même Tamiana que parce que M. Borghesi a lu Tarn?', et que le reste est facultatiT; et il est clair que l'indécision dans laquelle reste forcément ce mot ôte son à-propos a l'exemple allégué par Orelli. Dès lors, rien n'empêche que notre cavalier ait fait partie d'un corps de Bretons : vexiUalionis Britannicœ^ ou même qu'il en ait été le porte-enseigne : vexillarim Britonuniy comme nous l'avons écrit; il est permis d'interpréter des deux manières.

3® Nous ne saurions assurer si, pour faire partie d'un escadron portant )e nom d'une nation , il latlail absolument appartenir «i cette nation par la naissance. Il est certain^ du moins , par ce qui suit , que notre cavalier avait son domicile à Reims ; car donvas ne peut signifier autre chose ici : on le voit employé de la même manière dans une autre inscription où il est précédé du mot Toi (Tolosensis) , expliqué comme BOUS le fa^isons ici (1). Mais le domicile et la naissance, qui sont deux choses fort distinctes de lenr nature, pouvaient bien différer pour Flavius Crescens : rien ne s'oppose à ce que , né dans un pays , il ait élu domicile dans un autre. Aussi ne concevons-nous

(IJ Ohrlli, n. 35jl.

pas qu'après avoir dit que Crescens était Breton , Orelli se soit préoccupé de celte idée^ au point de méconnaître ce que signifiait le moi Diirocorrem,^ et de dire que c'est sans doute le nom d'une ville de Bretagne qu'il ne connaît pas.

Nous avons parlé ailleurs avec quelques développements du nom de notre ville , soit Durocortorum seul, soit accolé au nom de la nation : Durocortorum Remorum (1). Devions-nous n'en faire ici qu'un seul mot? Nous ne le pensons pas, aurun exemple analogue ne nous autorisant à le faire.

4° Les sigles H. S. E. sont habituellement traduits <îomme nous l'avons fait : ils ne présentent aucune difficulté.

5o La fin de l'inscription n'est pas aussi claire , et ia cause en est autant à l'absence de quelques lettres qu'à la présence de certaines abréviations qui conviennent à la fois à des mots différents. Ainsi : DEC est aussi bien le commencement de decurio que de decretum; l'un est aussi fréquent que l'autre dans les inscriptions ; lequel choisir? — A , qui suit , semble commencer un mot ; mais il est seul , les lettres qui devaient le suivre n'ont pu être déchiffrées. -^ Orelli donne ensuite FVS. A-tnl bien lu? Ne fallait-il pas FVN? L'N altérée n'a-t-elle pas causé cette méprise?

Le plus sûr, dans de pareilles incertitudes, c'est 'de faire le moins possible de suppositions et de s'attacher à expliquer ce qui est plutôt que ce qui pourrait

(1) Inscription n" 5.

ÉTAT MILITAIRE. il 7

être. Nous avons donc borné notre pouvoir discrétionnaire a deux choses : nous avons fait deux mots de FVS , et nous sommes parti de là pour donner an mol commençant par A le complément qui se rapprochait le plus des mots précédents pour le sens. On pouvait lire :

c Decreto a curatoribus funerum {fmi au lieu de fus) dalo , hoc fisci fecil ; »

Ou bien :

<« Decurionum administrandorum Funerum senlentiaf dofuncti hœres Tactus fecit. o

Nous avons préféré la dernière leçon, comme satisfaisante pour le sens? en même temps qu'elle modifie peu la lettre de l'inscription. Nous admettons, du reste, que le mot administrandorum peut être remplacé par tout autre commençant par a, comme seraient : apparandornm et adscribendorum ; ou , en restreignant le sens en raison de circonstances particulières : accidentium j advenarum , etc.

La première leçon, qui paraît assez naturelle de prime-abord, suppose que FVS ail été mis pour FVN; elle suppose un emploi de curalores funerum dont on n'a pas d'exemple; enfin elle donne au mot decreto un complément, datOy qui n'est pas nécessaire et qui est de plus insolite.

On sait que les décurions remplissaient la plupart des charges urbaines. Néanmoins, on pourrait trouver le soin des sépultures comme un peu trop humb'e pour ceux qui constituaient le premier ordre de la cité. Pour ne pas s'en étonner, il suffit de se rap-

118 REiaiS PENDANT LA DOMINATION ROMAINE.

peler qu'aujourd'hui, les chefs administmlifs des villes et des communes, les maires et adjoints Exercent encore toules les fonctions d'officiers de l'éial civil , et que c'est en leur nom que sont prises les moindres mesures d'ordre à ce sujet. Il y a, du reste, d'autres inscriptions qui prouvent qu'il appartenait aux décurions de décider des choses relatives à la sépulture (1).

Nous n'avons pas à chercher par quelles circonstances Flavius Crescens mourut à Carnuntum , quti rang occupait sa famille, que lui était particulièrement cet héritier nommé, comme lui, Flavius. Il avait servi 15 ans; voilà, quant à lui, son seul titre de distinction : et il est remarquable qu'il était entré très-jeune au service, dès l'âge de 15 ans, apparemment par suite d'un enrôlement volontaire.

(1) Orelli, n. i052, 621t.

ÉTXT MILITAIRE. 119

SAMORIXLIAMARIF

REMVSEQ-ALA LONGINI

ANAAN-XXXI STIPEN'XII

H - S iiiiiiiiiiiiitifiitimifi

ET SmGN ///////////l////!/f/

F R II II III III mil

Fig. 5.

Samorix Liamnri (iliiis , || Remus , eqt/es ala Longini \ ana , aiinis XXXI, slipencfm XII

c Samorix , fils de Liamarus , Rémois , cavalier de Taîle Longlnienne , à Tàge de 31 ans et 12 de service (1) ...»

Inscript, nnt. de Chalon-sur-Saône, par M, Canat, n» XV.—Mém, de la Soc, archéol de Chalon-sur-Saône,

Celle înscriplion , que nous empruntons au travail de M. Marcel Canat sur les inscriplions antiques de Chalon-sur-Saône, a été trouvée en 1839, sur le bord de la voie anlique allant de Châlon à Autun. Les tenons en aile qui la terminent de chaque côté in-

(0 Jos. Babd, Chalon-sur-Saône, Histoire et Table.

diquenl qu'elle était encastrée clans une construction. Il est bien regrettable qu'elle ne nous soit pas parvenue entière, car elle est remarquable en plus d'un point.

Avant M. Canat, un écrivain, qui s'est occupé de Chalon-sur-Saône et de son hisloire (1), a donné de celte inscription une explication fort singulière. Nous n'en citerons qu'une particularité. D'après lui, le Rémois Saraorix n'aurait eu que i\ ans lors de son enrôlement. Si l'on pouvait soutenir une pareille leçon, il faudrait convenir que le caractère belliqueux de nos ancêtres n'aurait plus besoin d'être prouvé : cette précocité du courage guerrier dans notre ville serait la plus péremptoire des démonstrations. Mais nous devons, pour être raisonnable , nous en tenir à l'explication de M. Canal, que nous avons reproduite.

Nous remarquerons d'abord avec lui les noms franchement gaulois de Samorix et de son père Liamarus. Ce dernier rappelle avec bien peu de changemenis les noms fameux d'Iliomarus et de Viomarus que donnent César et Tacite, et de Viromarus que porte la haute borne de Fontaines, dans la Haute-Marne (2). Samorix appartenait-il à une famille qui avait laissé des souvenirs? Le respect avec lequel il conserve son nom patronymique semble l'indiquer ; autrement, il eût fait comme tous ses compatriotes, qui adoptaient un nom romain pour complaire aux vainqueurs ou pour se mettre à leur

(1) M. Canat écrit stipendiorum. Nous croyons que c'est à tort. (i) Mémoires de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, I. IX, Histoire, p. 170,

niveuu en prenant pari aux avantages que leur offrait la civilisation romaine ; à moins que nous ne fassions remonter retie inscription à une époque assez voisine de la conquctî^ . où les habitudes et les institutions nationales nVinienl pns encore oubliées, où la langue n'avait pas encore subi une profonde oltératîon.

Les trois dernières lignes , qui sont incomplètes , laissent beaucoup à Tinterprclation. Les sigles H. S. étaient probablement suivis d autres abréviations ; on peut lire, par exemple , au choix :

Hoc Sepvkhrvm Vivvs Posvit,

— Sibi Fecitj

— Haeredes Posvervnt ,

— Haeredes Fecermit.

Mais il est plus difficile de préciser ce que pouvaient renfermer les deux dernières lignes , interrompues également. M. Canat suppose que Tavant-dernière : ET SINGV... exprime les regrets et les témoignages de douleur qui ont accompagné la mort de Samorix , et que les lettres F R sont le commencement de frater.

Puis, abandonnant celte explication qui s'accorderait avec l'érection du monument par des héritiers, il cherche ceque pourraient signifier les deux dernières lignes, dans le cas où Samorix aurait préparé luimême son monument funéraire. Alors les deux dernières lignes eussent été tracées après coup, dit-il, et Samorix , monté en grade dans l'armée, devenu eques singularis , c'est-à-dire entré dans les cavaliers d'élite attachés au service des Augustes, des chefs des légions ou des magistrats des provinces, aurait voulu

signtiler ici son changement de position. Peut-être même aurail-on ajouté ces deux lignes après sa mort.

C'est, j'ose le dire, chercher bien loin une explication après toui sans fondement solide; k\ grande difficulté pour faire admettre toutes ces savantes suppositions, c'est la forme même du monument épigraphique. Comment supposer qu'en traçant la première partie de l'inscription, on avait disposé les lignes de manière à ménager une place pour des additions posthumes?

Quant à cette aile Longinienne à laquelle appartenait le cavalier Samorix , ce nom lui venait d'un chef ou préfet nommé Longinus. Gruler (\) mentionne les dénominations analogues de ala Longina et ala Longinia»

M. M. Canat termine la série des inscriptions militaires de Chalon-sur-Saône par une remarque qui a son importance :

« Parmi les inscriptions militaires de la colonie de Lyon, dit-il, on trouve que, sur trente-huit, pas une ne mentionne un corps de cavalerie ; et sur cinq monuments dont se compose la courte série des inscriptions militaires de Châlon*sur Saône , trois appartiennent n la cavalerie, et deux à l'infanterie. 9

Les monuments militaires de Reims ou de Rémois ne sont pas nombreux non plus. On peut y remarquer que l'infanterie y domine sur la cavalerie :

(I) Page C(XCXni, 8, et DLXXl, 4.

car, sur six monumenls, deux seulemenl apparlicnnenl à celle calégorie, el parmi eux, celui que nous avons emprunlé à Chalon-sur-Saône. Il est à remarquer, en ouhe , que un se rapporte au corps d'cli:e des prcloriens, et que deux menlionncnl des cliefs de légion.

La seule chose que l'on sache , à peu près , de l'organisation mîHlairedela Gaule, depuis son organîsaiion en provinces jusqu'h Conslanlin, c'est que le gouverneur provincial, le legatus Augusti pro prœtorc^ depuis consulaire ou préfet , en était a la fois le chef militaire et le chef administratif ou civil. Pour les lemp5 postérieurs, la Noiice des dignités nous fait connaître plus de détails. Nous y voyons que le préfet du prétoire , qui est devenu le représentant suprême de l'empereur dans la Gaule , n'a aucune autorité militaire , et que le commandement des armées appartient a deux généralissimes, le maître de rinfanlerie , magister peditum, el le maître de la cavalerie , magister equii'um^ celui-ci toujours supérieur au premier, souvent réunissant ses attributions, connaissant des délits des soldats et de tout ce qui regarde la milice , souvent nommé simplement magister militum , en raison de sa supériorilé. La même Noiice nous fait connaître les différents corps qui étaient sous les ordres de ce haut commandement militaire , au IV^ siècle. Parmi ces corps, quelquesuns avaient des chefs ou généraux spéciaux , duces , dont le titre était attaché à une province ou à un district voisin des fronlières de l'empire. La Seconde Belgique avait un officier de ce nom , dux Belgicœ Secundœ, sous les ordres du maître des fantassins

présents , « sub dispositione viri illustris magislri peditum prsDsentalis. » La Notice , enfin , comme nous l'avons vu, nomme plusieurs corps en station, à la même époque^ dans le pays de Reims (1).

Nous ne pourrions entrer dans de plus longs détails à ce sujet , sans redire des choses que tout le monde connaît ou est à portée d'apprendre. Nous aurons, du reste , occasion de revenir sur différents points , soit en parlant du gouvernement de la province et des chefs qui en étaient chargés, soit à propos de Jovin, qui va nous occuper.

(l) On peut consulter, à ce sujet, Dubos, Histoire de l'établissement de la monarchie françoise, livre I, chap. 3. 5, 6, 7, 8 et 9; Walckenakr, Géographie- des Gaules, t. II, part. V, chap. 6.

INSCRIPTION DE l'ÉGLISE JOYINIENNE. 125

ET TOMBEAU DE JOVIN À UEIMS (1).

Flodoardi Hist, Remensis Ecclesiœ^ Ub. I, cap. VI. — Tristan, Commentaires historiques, Hadrian, méd. XXXIL — Harlot^ Histoire de la ville^ cité et université de Reims (Reims, 1843, in-*^), tome I«', p. 524 et suiv.

Jovin.

Vers l'an 365 de Jésus-Christ, un temple magnifique se construisait au voisinage de la cité de Reims. Un illustre guerrier, qui était à la fois un pieux chrétien, élevait ce monument à la gloire de Dieu, sous l'invocation de saint Agricole et de saint Vital, martyrisés à Bologne, sous Dioclétien. Ce guerrier était Jovin.

J. Tristan et Dom G. Marlot ont parlé dans de grands détails de sa famille et de sa vie : ne pouvant rien y ajouter, nous nous contenterons d'indiquer les

(1) L'étendue de cette disscrtatioa nous oblige, pour plus de clarté, à la diviser en plusieurs paragraphes.

points dont la connaissance s'appuie sur des lémoignages irrécusables, en insistant davantage sur ceux qui sont demeurés douteux ou que la critique n*n pas assez remarqués.

Elevé par Julien au commandement des armées romaines en Ulyrie , puis en Gaule , Jovin avait été l'auxiliaire le plus utile de ce prince contre les Allemands (1). Trois fois vainqueur, sous Valenlinien I^r, des mêmes envahisseurs de ce pays, il avait reçu de c^ prince Tbonneur le plus insigne qui pût être accordé à un sujet , celui de voir Temf^ereur s'avancer en grande pompe hors des portes de Paris pour le recevoir (2). En 367, il était élevé à la dignité de consul (8). Enfin, trente ans après, son nom brillait encore du plus vif éclat dans la Gaule , et sans autre titre que celui d'appartenir à la famille de Jovin, deux de ses descendants étaient portés h Tempire par les populations reconnaissantes (4).

Reims, en particulier, avait associé dans sa gratitude le lieutenant de Julien au prince donl le gouvernement fort et paternel épargna bien des douleurs à la Seconde Belgique ; elle n'oublia pas non plus que lui-même l'avail: plus tard sauvée de l'invaston ; et , justement glorieuse d'avoir été choisie par un clief militaire aussi renommé pour y faire sa résidence, elle insi rivit son nom au livre d'or de ses enfants.

(1) AuMiKN Marcellin, llvrc XXI, passim,

(2) Op. cit,, lil), XXVII, cap. 2.

(3) Loc, cil,

(4) TiLLKBiONT, Histoire ecclésiastique, t XVI, p. 208 ; Histoire des empereurs, l. V, p. 32 et suiv.

i27 INSCRIPTION DE L'ÉG^ISE JOYINIENNE.

Une tradition ancienne regarde Jovin comme Rémois de naissance, et non d'adoption. Nous ne voudrions pas qu'on put nous accuser d'amoindrir un souvenir cher à la ville de Reims ; nous devons dire cependant, pour être vrai, que nous n'avons trouvé , jusqu'ici, aucune raison péremploire de rejeter cette supposition , mais rien non plus qui l'autorise.

En effet, si Jovin était parent de saint Agricole , comme l'assurent d'anciennes chroniques de l'abbaye de Saint-Nicaise , et que saint Agricole fût Bolonais, ainsi qu'on peut l'induire des actes de son martyre (4), il y aurait de fortes présomptions pour croire que Jovin n'était pas Rémois. De plus, avant de venir en Gaule pour y exercer le commandement supérieur des armées, il avait occupé le même poste en Illyricr Enfin, si l'on admet avec Baronius, et comme semble le prouver la ressemblance des noms, qu'une jeune fille nommée FI. Jovina , dont l'inscription (^ existe à Rome, appartenait à sa famille, tout porte à croire qu'il était Italien, ou du moins qu'il avait résidé en Italie autant qu'en Gaule.

(1) Ap. D. Thierry RuiNAHT , Àela martyr um sineera, (3) Voici celte inscription :

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