‹ Reims pendant la domination romaine d'après les inscriptions avec une dissertation sur leChapitre 28 sur 51 · Lapis Remensis secundus · texte numérisé non relu

Lapis Remensis secundus

Cette pierre, longue de 65 millimètres et large de

(1) Loc. cit.

(2) Livre VI, chapitre VI, 3i.

(3) Recueil d'antiquités, t. I*% p. 227.

15, en a 7 d'épaisseur. Trois de ses tranches sont lisses ; la seule qui soit gravée porle :

GFIRMSEVERDIASMY

G. Firme Severi diasmyrn^s. — c Collyre de myrrhe de G. Firmus Severtis. >

Cette inscription ne nous apprend rien de nouveau, si ce n'est qu'un médecin nommé G (probablement Gains) Firmus Severus était l'inventeur de cette préparation , sans dire en quoi elle différait de celle du même nom dont il a été question plus haut.

Un médecin nommé Severus figure plusieurs fois dans l'ouvrage d'Aétius , notamment en tête des chapitres : « de carbunculis in palpebris (sermo VII , cap. 30), » — « de aspritudinibus et densilatibus, sycosique ac callis (cap. 43), » — « de collyriis sistenlibus (cap. 102), > chaque fois comme auteur, sinon de l'article rapporté , au moins du traitement indiqué. Enfin, Alexandre de Tralles (lib. II, cap. 5, « de exulceratione et inflammatione t> ) donne , après une infinité de collyres , la formule d'une poudre apparemment inventée par le même Severus , pour rendre à la vue sa vigueur , et à laquelle il a attaché son nom : « Pulvis Severius cognomentô , ad visus acumen. »

Le Severus d'Aétius et d'Alexandre de Tralles est-il

le même que le G. Firmus Severus de notre pierre?

Rien ne nous en donne absolument la certitude, mais

rien n'y contredit non plus,

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