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d’ailleurs, moi qui ne possède rien, sur la terre ?... Tandis que vous, mon ami, réservé sans doute à quelque destinée brillante, vous devez tenir compte des volontés de vos parents, de leurs préjugés même... car la route qu’ils vous imposent, pour ne pas être celle que vous aviez choisie, n’en tend pas moins à votre bonheur ! (Geste de Paul) Non, je ne veux pas devenir, entre eux et vous, une cause éternelle de dissentiment. Abandonnez, sans remords, un rêve impossible, je connais votre amour, j'ai assisté à votre lutte... et c’est moi qui vous rends la liberté! Seulement, quelquefois... tout au fond de votre cœur... songez à celte pauvre Louise... qui
ne vous oubliera jamais ?
(Elle cache sa tête dans ses mains)
PAUL (Avec impétuosité)
Mais vous ne pensez pas cela, Mademoiselle! Mais cette voix qui tremble... ces yeux pleins de larmes... trahissent, malgré vous, les angoisses d’une âme brisée! Et vous savez bien, maintenant, que je ne peux pas vivre sans vous aimer |