‹ Reine du directoire: la belle TallienChapitre 33 sur 48 · I,A BEI.I.E TAI,I,IEN 34I · texte numérisé non relu

I,A BEI.I.E TAI,I,IEN 34I

Bile est restée très séduisante puisqu'elle enjôlera bientôt le comte de Caraman au point de l'amener au mariage, malgré l'opposition violente de sa famille. Mais, comme elle n'aime pas, comme elle ne cesse pas d'être enceinte, de 1801 à 1803, il est à présumer qu'elle se raccroche plutôt fortement au financier-fournisseur, en regrettant de ne pouvoir se faire épouser par lui, et qu'elle s'efforce du moins de le retenir par les sentiments de la paternité en lui donnant des enfants.

I^a série de cette progéniture dont Ouvrard est le seul « éditeur responsable », parce qu'il est le seul « drapeau couvrant la marchandise », s'ouvre par : demoiselle Clémence-Isaure Thérésia, née le 13 pluviôse an VIII (le 5 février 1800). Elle épousa le colonel Hyacinthe Devaux, dont elle n'eut pas d'enfant, et devenue veuve, se fit religieuse dans un couvent fort peu sévère f les dames de Saint-Louis à Juilly; couvent où, malgré un système pileux si développé qu'il déshonorait jusqu'à son visage, elle étonna, dit-on, ses sœurs en religion à maintes reprises. Elk mourut en 1884.

L'année suivante, le 29 germinal an IX (19 avril i5oi) seconde naissance imputable à Ouvrard (5^ enfant de Thérésia, en comptant la mort-née). Cette fois c'est un garçon ; Jules-Adolphe-Bdouard, qui sera plus tard

sabilité historique de cette anecdote puisqu'il ne l'appuie d'aucune référence, et nous faisons remarquer qu'elle ne s'accorde guère avec ce que nous savons de la belle Tallien dont les caprices, par suite de sa vanité même, avaient un caractère plus élégant.

34^ REINB DÛ DifeJSCTOIRS

favorisé d'une cerfâirlfe tehommée sous lé Hotn de docteur Cabarrus. Arsène Houssaye le connut et lui emprunta plus d'un souvenir poUr son apologie de Notre- Dame dé Thermidor. Ce fut pat lui que les descendants de la belle Talllen ^'allièrent aux de Lesseps.

iy' année suivante, nouvel enfant (3^ d'OUvrard, 6^ de THérésia), né le 5 prairial an X (25 mai 1802)* C'est Clarisse Thérésia, qui é|)ousa en 1826 Achilld- Ferdinarid BrUnetiêrë, mousquetaire noir de la garde du Roi.

Iv' année suivante, eiicorë tme haîssanGe^ maïs celleci s'enveloppa d'un tel tnystère qUë l'on né peut dire si ce 7^ enfant dé Thérésia est le 4^ d'OUvrard.

Plus tard, en 1835, interviendra un jUgenient (jui accordera lé droit de se nommer Talllen aux trois enfants précédents — ce qui est... légal mais vexatoire, puisqu'ils furent conçus pendant qUe Tallien était en Egypte ou à I^ondres, — mais ce 4® enfant d'OUvrard ( ?), — 7* de Thérésia — ne fut pas admis à bénéficier du nom du terroriste, éU taison de son divorce prononcé Tannée précédente.

On n'a pas retrouvé l'acte de naissance de cette septième créature de la belle Tallien. Mais son acte de mariage, découvert par Ch. Nauroy et publié dans Le Curieux, donne la date de sa mise au monde avec quelques autres détails assez intéressants :

« Du jeudi 21 novembtè i8;^2, liiariage dé M. Amédé- < Ferdinand Moissan de Vaux, âgé de 31 ans^ né à

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