‹ Reine du directoire: la belle TallienChapitre 45 sur 48 · I.A BBI.I.E TAI.I.IKN · texte numérisé non relu

I.A BBI.I.E TAI.I.IKN

Ces quatre lustres de désespérance rachètent-ils les dix-sept années de fautes accumulées par Thérésia de 1788 à 1805?

Dussions-nous être accusé de trop de sévérité, nous ne voyons pas en quoi les désespoirs bien inutiles et sots dont la princesse de Chimay fit le supplice de ses quinze à vingt dernières années, pourraient constituer une repentance et une expiation.

Elle fut sage, elle fut un peu mère? mais c'était là le minimum de ses devoirs vis-à-vis du comte de Caraman, et Ton constate en revanche qu'elle ne lui a pas fait le sacrifice de sa vanité lorsqu'elle constituait certainement le seul désarroi de la vie intime de Chimay.

Si M^^ Tallien avait joint à sa beauté le moindre autre mérite d'ordre non matériel, la sympathie naîtrait à son profit très vive et prompte, car il est pénible de constater qu'un vase admirable ne contient que des choses laides et nauséabondes. Mais la perfection physique lorsqu'elle n'est accompagnée que de [l'art menteur d'une courtisane égoïste et vaniteuse, n'inspire ni l'affection, ni l'indulgence, elle éloigne c«mme ces plantes vénéneuses qui captivent au premier abord, mais qui font fuir avec horreur dès qu'on voit qu'elles ne sont environnées que de cadavres.

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