‹ Relation circonstanciée de la campagne de 1813, en Saxe;Chapitre 11 sur 23 · Tome I. i · texte numérisé non relu

Tome I. i

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Cl empomié on gaspillé le reste. La catâlè'rîe stii^tout n'y IrQiiva pas la moindre ressource. Bonaparte n'eut rien de mieux à faire que de se retirée à la liâle , après avoir poussé quelque trotipes jusqu'à Gœrlilz. Celte retraite eut lieu , côrame à l'ordinaire , inopinément , et au commencement de la nuit.

En se retirant vers Dresde , Napoléon reçut , le matin dn 7 , étant à Slolpen , quelques nouvelles sur lalentalive infructueuse de Né^poirrs'a?varieei? sur Berlin ; c'était TaTant-cooreur delà mauvaise nouvelle qui lui apprit qiie le triumvirat dé seé' maréchaux venait d'être baltu. CoAibien de malheurs en si peu de temps! toutes les partie^' de son' boulevard stratégique étaient battues éfi brèclie! Dans une position aussi criti'qtre,ju^<]fu^ci' plus petit point d'appui était d'une grande valeur î il observa encore avec beaucoup d'attention le château et les environs de Stolpen, dont la défense se combinant avec Lilienstëin et les routes* qui conduisealien Bohême, loi semblait alors dé quelque impoHance. - Cefiendattt -d'autres cîr-^^constances empêchaient Ics^ Français de s'j nlaiûtenir , et il revint le i^étùfe \out à> Dresde:

L'armée' aHiée qui était eu Bohême, et qut avait poussé te corp«J du général Witgeirsfeitt' sur la rout^ fié Dresftdc , aVail , depuis* les dernière j ours,. repris pTossessi^on des défilés- dfe Gi^esàhù»bel, et avançait pâ^Zehislî et Diôbnà; . ^ '

EN SAXB, i8i3. iy5

. On voyait, des clochers de Dresde, là fumée de IVtilleHe de ce côté; cependant, on était assez tranquille dans la ville. Les uns flottaient dans l'incertitude , les autres étaient devenus en quelque sorte insensibles, depuis la crainte que les derniers événemens avaient inspirée. Le 8 à midi Napoléon parut à cheval sur la roule de Pirna , vers l'auberge dite de Luga , et marchait à petit pas comme à une reconnaissance. L'ennemi avait occupé les hauteurs de Gross-Sedlilz, et la petite viJle de Dohna. Le combat était déjà engagé. Napoléon s'arrêta près de l'allée dé peupliers de Gamig; il fit prendre Dohna, fit avancer quelques colonnes pour attaquer les sommets des hauteurs voisines , et la pente de la montagne près de Klein-Sedlitz. Au moment où le point le plus élevé eut été emporté par les Français, l'artillerie et la cavalerie russe battirent en retraite : le village de Miigeln et une partie de la ville de Dohna étaient en flammes , et on se battit encore avec acharnement dans les dernières maisons de cette ville. Les Russes furent chassés de Grossr Sédlilz; mais ils se rangèrent de nouveau près de Zehist, de Pirna, et sur la petite route qui conduit en Bohême, près de Borna ^ ou aboutit la' route •de Pirna. L'obscurité de la nuit ne permit point de continuer le combat. Napoléon fit bivouaquer «es troupes, et transjporta son quartier général à Dohna.

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