TRADUCTEUR
Xi^ÀUTtUR de la Campagne de i8i3 sVst proposé de faire connaître Bonaparte avec impartialilé : son ouvrage a donc un double but. i^ Le portrait de Bonaparte , qu'il sVst attaché à caractériser par le détail de toutes les circonstances de sa vie publique et privée ; a* le récit des évéliemens militaires.
Si M. d'Odeleben a rendu pleinement justice aux talens et à l'activité de ce chef, il n'a pas négligé non plus de montrer comment ses passions avaient rendu ses talens inutiles ou nuisibles. Il a signalé son ambition sans mesure, son opiniâtreté.
II j a toujours quelque chose de choquant dans l'exer* cice de la sévérité , à l'égard d*un homme vivant tombé du faite du pouvoir dans l'excès de rabaissement, quelque droit qii'on ait de l'accuser. Des contemporains , que sa puissance faisait trembler, n'ont jamais bonne grâce à l'accabler de reproches. On a toujours Fair de battre un homme à terre , et la justice même ressemble à la vcd- |;eancé.
Le sentiment qui a porté M. d'Odeleben à ne parler de Bonaparte qu'avec modération , fait donc honneur aa caractère de rhislorien. Mais il nous semji^le n'avoir pas
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assez faît pressenlir le jugement que la postérité portera d'an homme qui ^ «yant en dans ses jnains le bonheur de son pays et de FEnrope , « plongé son pays et FEnropc dans un abîme de maux : en évitant l'injure, les déclamations, il n'est cependant pas possible de méconnaître le ma) qu'il a fait , et de ne pas l'attribuer à un orgueil impitoyable, à une légèreté qui se jouait de tout ce quM y avait de plus sacré dans le monde^
En vain chercherait-on à le disculper , en le représentant comme entraîné par la nécessité de soutenir une lutte terrible contre les ennemis de la révolution française ^ et contre l'ambition d'une puissance rivale. L'histoire dira que cette nécessité fut plus souvent, pour lui , un prétexte qu'uii motif; qu'il vit dans cette lutte aa excellent moyen pour se livrer à tous les projets d'une ambition démesurée. L'histoire ue reconnaîtra pas la nécessité de bouleverser l'Europe pour assurer l'indépendance de la France :elle dira qu'à l'époque des traités de Lunévillo-et d'Amiens, la modération du gouvernement français eût pu désarmer l'Europe, et assurer à la France des alliances utiles. Il fallait rester dans les liniîtej que la France avait conquises , et prouver à l'Europe qu'on ne voulait plus les étendre. Qu'avait-on besein d'annexer de fait à la France le Piémont et laLombardie ? Si les traités enlevaient ces provinces à l'Autriche et à la Sardaigne, il fallait les réunir sous un gouvernement in* dépendant, dont on se fut fait un allié. On jponvait rétablir et fixer les relations amicales de la France aveo l'Espagne , la Suède , le Danemarck , la Prusse et le» Etats secondaires d'Allemagne. La renonciation biea évidente de la France à tout esprit de conquête^ lui eut sans doute assuré l'affection des puissances qui avaient besoin de s'appuyer sur elle. Elle eût probablement calmé FAngleterre elle-même.
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Lft Ffânce pouvait sûrement aussi contracter nne allumée utife tLfuc la Russre, qai, Fa vojani rentrer dans ses limites et décidée à s'y renfermer, n^avait ptus rien à dcfiiéler avec elle. Il ne lai restait pins à surveiller que le ressenltment de VAutricIie , si cette dernière' puissance aspirait toujours à recouvrer la Belgique et le Milanez* Si de nouveaux ennemis se fassent présentés y on eût eu des alliés, et la France, bien gouvernée, rendue heureuse , àékndvte par des arfnées accoutumées à vaincre, par on peuple belliqueux plus altaclié que jamais à sa patrie , eût sans doute été assez forte pour repousser toute aggressipn nouvelle.
La prétendue nécessité àe propager pac-tout la révolution pour en maintenir les résultats en France, n'était donc qu'un voile pour l'ambition du chef de la France* Comme si Tfaistoire ne nous montrait pas constamment des alliances entre des Etats régis par des principes différens: comme si elle nje nous apprenait pas que c'est la communauté d'intérêts , et non la conformité des gou* vernemens qui réunit les peuples. II. suffisait donc de prouver aux Etats disposés à s'allier à nous, qu'ils n'avaient plus à s'effaroucher d'un prosélytisme ou d'une manie de conquêtes également menaçans. I^a i^écessiiéde tout convertir pour n'avoir plus rien à craindre, menait tout droit à l'envahissement du monde. Ce principe était celui des Romains, celui de Mahomet, celui des Arabes et des Ottomans ; c'est l'arme politique de tous les guei* tiers turbulens, qui veulent étendre par-tout leur domination, et qui se trouvent toujours trop à l'élroil , quelque vaste que soit leur puissance.
La saine politique , qui n'a pour but que le bonheur des peuples et leur indépendance, n'admet point la nér cessité des crimes. Cette nécessité n'existe que pour la politique des passions. Le véritable mobile du chef des
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armées françaises , fat Tamour effréné de la gloire. II ▼oalaît 3arpasser tons les conqaérans , tous les potentats illastres. Il voulait éclipser leur réputation , et se croyait appelé à régler et à dominer le monde. Il voulait plus encore: dans sa fougue indomptée, il ne tenait compte d^ancun obstacle , et prétendait exécuter en un. mois, d^ projets dont l'accomplissement demandait des années. Quoi qu'en disent ses panégyristes^ il est responsable. des maux affreux que son ambition ^ son orgueil et son imp^ tience ont causés : l'histoire et la postérité l'en accuseront à juste titre , et ne reconnaîtront ses talcns extraordinaires que pour le trouver plus coupable. L'histoire et la postérité ne trouverontaucune bonne excuse pour le refus de la paix a Dresde. On laissait à la France ses limites des Alpes, da Rhin , de la Meuse et des Pjrénées. On laissait subsister la Confédération du Rhin. Il ne fallait que renoncer à l'usurpation de l'Espagne, de la Hollande, de l'Italie et des villes anséa tiques.
L'empire français ne restait-il pas encore assez fort , assez grand ? Deux années de paix et d'un bon gourernemenl, auraient suffi pour restaurer la France, et la remettre en état de résister à toute attaque , et d'en faire repentir ses ennemis. Les désastres causés par le refus de la paix , à Dresde , retombent donc de tout leur poids sur celui dont l'orgueil n'a pas voulu descendre.
Quant au récit allemand des événemens militaires de i8i3 , il a souvent besoin d'être rectifié. Une justice im.partiale , à notre égard, était une tâche trop difficile pour vn étranger.
Il nous a été impossible de suivre pas à pas M. d'Ode« leben ,et de relever toutes ses inexactitudes ^ on de réparer toutes ses omissions. Mais , à l'aide des documens qu'on a Lien voulu nous.procarer , nous avons pu rétablir quelques faits dont Faltération tendait à compromettre l'honnene
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français, dont, pins que jamais, nous devons tons nous • montrer jaloux.
Un officier français , auquel nous avons communiqué notre truduclion , nous a donné les remarques suivantes; et nous croyons que nos lecteurs les parcourront avec intérêt. Nous les les insérons parmi les noies que l'on va lire.
Tome 1*' , po^c lO , « La^uerre contre la Russie, etc. » M. d'Odeleben croit que Bonaparte , en faisanlla guerre à la Russie, ne voulait qae la contraindre à lui faciliter la conquête des Indes. Ce bruit avait été répandu en France. J'ai moi-^même , a Pépoque de rexpédition, voyagé Avec des militaires qui y croyaient.
L'auteur de la dernière Histoire de. la Campagne de Russie , paraît penser que la guerre Fut Touvragc du ca^ binet russe , empressé de secouer le joug du traité do Tilsitt , et du système continental.
D'autres ont prétendu que le chef de la France , n'ayant plus à craindre que la Russie sur le continent de FEurope, s'était déterminé à l'attaquer, pour se débarrasser de sa rivalité, en la reléguant en Asie.
Le projet d'une invasion dans l'Inde^ à travers l'empire de Russie, est si extravagant, que , malgré la témé- % rite du chef des Français, on aura toujours peine à croire qu'il faille le lui attribuer sérieusement.
Le besoin qu'a la Russie du commerce avec l' Anglesterre, avait déterminé son souverain à renouer ses relations avec cette puissance. Le cabinet de Saint-PétersbourgWevait sans doute aussi supporter impatiemment la dépossession du duc d'Oldenbourg, et l'occupation de la Prusse par les troupes françaises. Mais , peut-être n'en fût- on pas venu a une rupture ouverte, si le chef
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€le la France n'eût pas provoqué une occasion qu'il croyait favorable pour anéantir la puissance russe.
Page 54^ On est étonné du silence que garde l'historien à ]'égard du 6* corps commandé par le maréchal duc de Raguse , et compose en grande partie des vieux cànonniers d'arlillerie de la marine. Ces troupes se sont conduites dans cette baiaille avec tant de courage, elles y ont pris une part si décisive , qu'il est de notre devoir de réparer le singulier onbli de M. d'Odeleben. C'est ce corps qui 9 formé en plusieurs bataillons carrés, échelonnés à la droite de Kaïa, dans une plaine immense, et attaqué par quarante mille hommes de cavalerie, a soutenu jusqu'à sept charges à fond, et s'est toujours fait un rempart de cadavres ennemis. Si un ou deux de ces Lataillons ont été rompus, ce n'a été que par l'artillerie légère qjue démasquaient les escadrons russes et prussiens en avrivant sur les Français. Ces attaques ont duré plus de deux heures; et la résistance héroïque de ces vieilles troupes a seule empêché les ennemi» de rompre la lignes ei donné le temps à l'artillerie de la feune Garde d'arriver ^r ce in^me point. Il faut ajouter encore que cette ar« iillevie étaii servie presque tout entière par cies mêmes, canonniera de marine.
Page 82. i^^' lîg' M. d^Odeleben n'a consulté ni la position de Bischofswerda^ ni celle des armées, quand il a écrit cette page. Les llusses n'avaient piis besoin de prendre cette ville d'assaut. Elle se trouvait sur la route qu'ils suivaient dans leur retraité. Dominée de tous les côtés par de hautes collines ^ elle ne pouvait servir de retranchement à personne. L'avant-garde française arrivait sur les hauteurs qui sont en avant de Bischofswerda ; #t l'arrièrc-garde ennemie^ qui disputait le terrain pied à pied ^ avait placé son artillerie sur les hauteurs oppo-
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sies, La vitle restait an fondi cla ravin. Ce sont les obns ennemis qui Pont incendiée en tirant sur les soldats da 22* d'infanterie légère qai se dirigeaient en tiraîïllenrs i^r cette bicoque. Les tirailleurs ennemis s'y aérèndaient i Cous \es coins clés rués , au milieu des flammes qui soraient de toutes parts ^ et des liaDitans eurajes qui cherébàient àsaùver quelques débris de teùr fortune. Les r raii- ^ais n'avaient aucun inierét à brufér fes vilfes, et tout' leur commandait de les ménager. C'est a ràrtilterie dés Russes quil faut s en ()renarey si en moins cTune matinée ce n a été quun monceaade ruines fumantes, fout ce que dit tia-dessus M. d^Odétèben, à là page 84, est un tissu d^èrreurs; et M. de Çàùlincourt h^'a pu , comme il le supppse,^ prouver a Napdtéôn que ce inàlhèiir e^ait l'effet dé l'inaisciplinc .et des excès de larmee française, puisqu il n était pas présent a cette affaire d'avant-postes, et que le moindre officier pouvait démentir une pareille imputation par le témoignage de ses propres yeux.
Page 90. La ville de Bauizen fut enlevée à deux heures après midi; et la principale hauteur de ce champ de bataille, celle qui dominait la plaine en avant de Bautzcn, et d'où dépendait la victoire , fut emportée par la division du lieutenant général Bonnet, qui avait quelques pièces de huit e^ de quatre à opposer aux pièces de posi« tion dont cette montagne était hérissée.
Page 94. lîg, 2Q. M. d'Odelebcn n'ignore point que rârméé alliée était supérieure en nombre ^ et que ses positions formidables lui donnaient un tiers de forces de plus qu'elle n'en avait réellement.
Page i47etsuiv. et passim. Nous n'avons sûrement pas besoin de prévenir que nous n'entendons nullement Tome I. 20
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reconnaître comme avérés tons les torts qu'il plaît à l'an-' leur d'imputer aux généraux, hommes en place , et fonclionnaires français; torts que le ressentiment des malheurs dft temps a pu, sans doute , lui faire exagérer. Nous n'avons pas pu supprimer toules les imputations, ni les observations critiques de l'auteur, qui se trouvaient liées au récit des événemens, ou au portrait de Napoléon et de sa cour. Mais toutes les réclamations fondées qu'on nous adressera , seront soigneusement recueillies pour ctre insérées dans les noies, si le succès de l'ouvrage nécessile une seconde édition. Toules les personnes qui pourront nous fournir des faits intéressans , et des détails exacts pour la rectification de la narration des événemens militaires , sont' également invitées à les faire parvenir au libraire^diteur : nous nous empresserons d'en faire usage.
Nous réclamons aussi l'indulgence du lecteur pour les négligences de style , et les inexactitudes que la rapidité de notre travail , et l'empresseçient d'en faire jouir le. public français , ne nous ont pas permis de remarquer , et de faire disparaître. Nous pouvons cependant assurer que cette traduction a été revue avec tout le soin que comportait une grande célérité; et nous nous flattons que du moins , sous le rapport de l'exactitude et de la fidélité , il nous est échappé bien peu de fautes graves. Nous avons supprimé quelques longueurs^ des répétitions ^ des détails ennuyeux. Nous eussions été beaucoup plus sévères , si le temps ne noua eût pas manqué.
Page 263. lig. 12. Jainais l'historien saxon n'a montré plus de partialité que dans ce récit d'une bataille qui {kit le plus grand honneur aux soldais français. Deux cent luillt: alliés, protégés par les plus belles positions
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militaires , en ont été chassés par cinquante trois mille de nos ffuerriers. Les retrancbemens de Dresde n'étaient qn'ébaucbés, et il y avait si peu de monde pour les défendre que , le 26 , les colonnes ennemies arrivaient dans la ville en chantant victoire , et criant à tue-lêle : à Faris^ â Paris! C'est à deux cents pas de la grande place que les colonnes rencontrèrent le premier peloton de la vieille •Garde , qui arrivait en toute hâte de la Silésie ; et celte apparition rappela celle de la tête de Méduse. En un ins^ tant les bataillons ennemis furent culbutés les uns sur les autres; ^t l'espace de terrain qui se trouve entre le faubourg et le pied des collines fut couvert de morts. La redoute du grand .jardin fut emportée par deux régi- «nens d« la jeune Garde qui allaient au feu pour la première fois. Les ofQciers se mirent à la tête des compagnies, et montèrent les premiers sur le parapet. Le début de ees jeunes conscrits fut une action glorieuse. La Garde lutta presque seule dans cette première journée. Le corps du duc de Raguse ne put se mettre en ligna que ie 27 , vers une heure après midi ; et dans le moment les avant-postes étaient sur les premières collines. Les troupes françaises bivouaquèrent au pied de ces 'hauteurs qu'elles brûlaient d'emporter le lendemain ; mais le roi de Naples avait , par une manœuvre hardie, tourné ces positions formidables, et les alliés reprirent le 28 au matin la grande route*de la Bohême. Pendant les quatre jours suiyans, les Français les chassèrent , de montagne eiftnon* tagne , jusqu'aux défilés de Tœplitz. A chaque pas on faisait des prisonniers. Les Autrichiens se rendaient par bandes^ et le nonibre en aété évalué à vingt-huit mille. On les prenait Jans les bois et les villages. Ils jetaient gaiment leurs armes en demandant du pain, et criant : F^iffat! i^it^at ! Il n'en était pas ainsi des Russes. ]Nous leur faisions peu de prisonniers. Dès qu'ils se voyaient sans ressources, ils s'ac-
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croaplîsaientaapred d'an arbre oa d'an tertre, lespoia^f d.ini :es veux ^ et seinLIalent aueadre le conp de la mort. lu demeuraient ébahis de âarprûe quand xU se vc valent traiter a^ec douceur et co m m liera tien. Ce n'est point rhabi^eté de Kleiit qui noiu a fait perdre le Irait de cetio bataille. Si Yandaxnme fut resté dans la position où il avait ordre de passer la nait, s'il n'eut pas laissé an internaile de deax lienes entre les corps qui le flanquaient , en fanant ce chemin de plas dans la journée , il n'aurait pas donné an général Klei.^t^ Tidée de le couper, et aax soa- Terains alliés les moyens de le Lattre. Enrorc Fennemî A'a-t*il pas sa profiler de cet avan^a^e. Aucnn soldat de Yandamme ne lui devait écliapper. Environné par loole rarcnée des confédérés , et n'avant que vingt-cinq à trente inillc hommes y il s'est défendu avec une rare întrépidîté. J'ignore qnel était fc plan de Napoléon. Je ne mVn occupe point; mais qaoi qu*en dise M. d^Odeleben, qQelqiie promesse qu'il eût fa. te au roi de Saxe , je pense qu'il avait tout à gagner en transportant la guerre sur an terrain neuf, comme l'était la Bohême. Je sais Irès-bîeu que, sans la faute de Yandamme, nous attaquions le leodemain les défilés de Tœplitz ; que nous les aurions emportés comme toutes les gorges et montagnes que nous enlevions depuis quatre jours; et que dans la première se* niainc de septembre, les murailles de ^ragae seraient tombées en notre pouvoir. II restait assez de troupes en Saxe et dans les forteresses , pour amuser Bliicher et Bernadotte ; et les maréchaux Nej et Macdonald, n'étaient pas assez battus pour être hors d^état de prendre une éclatante revanche.
FIN OU TOME PllEMI^B.
CIRGOICSTAN GI£X
^ LA CAMPAGNE DE i8i3,
^ EN SAXE
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EN SAXE