‹ Relation concernant les évènemens qui sont arrivés à sieur Thomas Martin, laboureur à Gallardon, en Beauce, dans les premiers mois de 1816Chapitre 9 sur 17 · IO · texte numérisé non relu

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Il n’a jamais passé pour esprit faible ni portéà croire des choses extraordinaires. Les contes de sorciers et de revenans n’ont jamais été d’usage dans ce pays. Il ne sait pas ce que c’est que prédictions.

On n’a jamais rien remarqué d’extraordinaire dans la vie de Martin , uniquement occupé de ses travaux de labour, ne fréquentaut jamais les cabarets ni les lieux de jeux. Ce que je certifie véritable dans tout son contenu, ce ri mars 1816.

Signé Georges , Maire de Gallardon.

QUESTIONS

RÉPONSES

RÉPONSES

DE M. LE CURÉ

DE M. LE MAIRE

Je certifie tout Renoncé ci-dessus et des autres parts , véritable, selon les connaissances que je me 6uis procurées sur les lieux. Ce 20 mars 1816.

Signé La Perruque, Curé (le Gallardon.

Pour copie conforme :

Le Préfet cP Eure-et-Loir > Signé le comte de Breteuil.

Après ces témoignages authentiques sur la personne du sieur Martin , nous croyons devoir consigner ici un fait nouveau , qui fera voir avec quel désintéressement ce brave homme se conduit encore maintenant , par rapport à tout ce qui lui est arrivé. Au commencement de janvier dernier ( 1817), une personne de considération qui connaissait la médiocrité de son état, sachant de plus que sa femme était enceinte d’un cinquième enfant depuis son retour à Gallardon , lui a fait proposer cent cinquante francs pour subvenir à cette circonstance. L’offre en a été faite par un tiers au sieur Martin ; mais il a répondu ingénument : a Ce ne peut toujours être qu’à cause cc des choses qui me sont arr-ivées qu’on m’offre de cc l’argent , car , sans cela , on ne parlerait pas de cc moi, on ne me connaîtrait même pas; mais comme

a la chose ne vient pas de moi , je n’en dois pas reoc cevoir pour cela : ainsi vous remercierez bien a cetle personne ; car , quoique je ne sois pas riche, « je n’en veux rien recevoir. y> On peut compter sur la certitude de ce fait, qu’on tient de celui-même qui s’était chargé de faire cette offre au sieur Martin.

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