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II n’a jamais passé pour esprit faiblê , ni porté à croire des choses extraordinaires. Les contes de sorciers et de reve— nans n’ont jamais été d’usage dans ce pays.
Il ne sait pas ce que c’est que prédictions.
On n’a jamais rien remarqué d’extraordinaire dans la vie de Martin , uniquement occupé de ses travaux de labour , ne fréquentant ja mais les cabarets ni les lieux de jeux. Ce que je certifie véritable dans tout son contenu , ce z i mars 1816.
Signé Georges , Maire de Gallardon.
( i ) Un manuscrit, au* fthentique porte : Je n’ai ri*
QUESTIONS
RÉPONSES de M. le Curé.
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REPONSES de M. le Maire.
Je certifie tout l’énoncé ci-dessus et des autres parts, véritable, selon les con-
naissances que je me suis procurées sur les lieux. Ce 20 mars
Signé La Perruque , Curé de Gallardon.
Pour copie conforme i
Le Préfet d'Eure-et-Loir , Signé le comte de Baeteuil.
Après ces témoignages authentiques sur la personne du sieur Martin , nous croyons devoir consigner ici un fait nouveau, qui fera voir avec quel désintéressement ce brave homme se conduit encore maintenant , par rapport à tout ce qui lui est arrivé. Au commencement de janvier^dernier ( T817), une personne de considération qui connaissait la médiocrité dé son état , sachant de plus que sa femme était enceinte d’un cinquième enfant depuis son retour à Gallardon , lui a fait proposer cent cinquante francs pour subvenir à cette circonstance. L’offre en a été faite par un tiers au sieur Martin ; mais il a répondu ingénument : « Ce ne peut toujours être » qu’à cause des choses qui me sont arrivées qu’on » m’offre de l’argent; car, sans cela, on ne par- » lerait pas de moi , on ne me connaîtrait même » pas; mais comme la chose ne vient pas de moi, » je n’en dois pas recevoir pour cela : ainsi , vous )> remercierez bien cette personne; car, quoique je » ne sois pas riche , je n’en veux rien recevoir. » On peut compter sur la certitude de ce fait f quon tient de celui même qui s’était chargé de faire cette offre au sieur Martin.