XL
Nous n'insérons cette épigraphe qu'à cause du dextrochère présentant la paume ouverte ; au-dessous se trou-
vent sept groupes de lignes verticales, composés chacun de trois lignes, ce qui donne les nomhres 3, 7, 20, 4. On sait que la doctrine de Pythagore était fondée sur la vertu des nombres. Cette doctrine devait avoir été empruntée aux
Phéniciens, car dans leur langue tous les nombres jusqu'à dix ont une signification définie correspondant aux attributions des cabires. Les nombres pairs sont heureux, et les nombres impairs malheureux, sauf le nombre 1 , Resh, qui, bien qu'étant la pauvreté, est le principe de la multiplication, ou de la richesse.
3 ou shalesh veut dire la femme qui dort ; 7 ou shehoa, qui torture le captif. Le nombre 20 se compose de deux fois dix, ou ashar shen. Ashar veut dire riche, et shen signifie refaire, changer. Le nombre 1 se dit resh, qui veut dire aussi pauvre. Donc, en Phénicien, 3, 7, 10x2, doit se traduire Shal, esh, shehoa, ashar., shen, resh. (u^t^l "[u; "W^
« La femme tranquille [la Mort) qui torture le captif, refait du pauvre im riche. » C'est la formule de la purification par la mort, fond de toute la religion lybienne, et elle était condensée dans ces nombres mystiques qui devaient se répéter sur les nombreux chapelets d'olives terminés par une tête de nègre que nous avons exhumés dans la nécropole.