‹ Relation de l'ambassade au Kharezm (Khiva) de Riza Qouly KhanChapitre 16 sur 38 · C*est-^-dire Mohammed Emin Khan · texte numérisé non relu

C*est-^-dire Mohammed Emin Khan

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gieuse, il la défère au Qazhy Kelan, c'est-à-dire au grand Qadi. Le seul impôt prélevé sur les bieos des Khiviens est celui du \ekat. A Khiva, le zekat est la taxe du quarantième et il ne se commet aucun abus dans la perception des deniers publics. Le Khan possède trois ou quatre chevaux et un mulet ; son service particulier est fait par quelques domestiques seulement. La dépense de sa cui^e est très-peu considérable; il se contente de ce qu*on lui sert^ bon ou mauvais, cru ou cuit. Il a un goût particulier pour la \iande de cheval, surtout lorsqu'il est en expédition. U aime qu on lui fasse cuire la viande d'un étalon ; il s'imagine que cette nourriture augmente ses forces viriles. Elle est réservée au Khan seul, et les autres Khiviens n'ont pas la p^mission d'en manger.

Habillement des Khinens.

Leur costume n'offre rien de particulier. Le haut du bonnet du Khan Hazret est couvert en drap rouge. Celui des autres Khiviens peut être de n'importe quelle couleur^ pourvu qu'il ne soit pas rouge. Les hommes et les femmes portent des bottes été et hiver; ils n'ont point de souliers et ils ne s'en servent jamais; ils marchent avec leurs bottes sur les tapis. Lorsque leurs chaussures sont couvertes de boue^ ils l'enlèvent avec un couteau. Quand ils ne peuvent le faire, ils n'en marchent pas moins sur les tapis.

Les maisons de Khiva sont construites sur le même modèle. Elles ont toutes une salle ouverte dans la direction du Qiblèh. A la suite de cette salle ouverte, deux, trois ou quatre chambres en enfilade. On ne trouve dans leurs maisons, ni croisées, ni fenêtres à coulisses, ni vitrages. Dans chaque chambre, on voit un petit mur haut d'une palme, ayant au milieu

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une cavité creusée et assez large pour appuyer le cou; les Khiviens y mettent, quand ils descendent de cheval, le coussin qu'ils placent sous la selle. Ils dorment sur ce coussin. Ils creusent dans le sol un petit trou de la grandeur d'un mangal (brasier) et ils y font leur feu pour se chauffer. Dans chaque chambre, on voit un bassin qui leur sert à faire leurs ablutions complètes, ou à se laver les mains. Les lieux d'aisance sont établis au haut de la maison ; ce qui se trouve au-dessous est inoccupé et les immondices sont entraînés au dehors. On y monte par derrière la maison et il ne s'en exhale aucune mauvaise odeur. Les gens qui ramassent les ordures, les enlèvent sans pénétrer à l'intérieur et les transportent dans les jardins où elles sont utilisées pour la culture. Cet usage n'est point mauvais, et ces lieux d'aisance valent mieux que ceux de la Perse.

En été, la grande quantité de poussière et, en hiver, la boue ne permettent pas de marcher sans bottes. Le froid est si rigoureux en hiver que les bassins et les canaux gèlent, et la glace est si solide sur le Djihoun qu'elle supportele poids de ceux qui le traversent.

L'été est extrêmement chaud. Pendant le mois de Ramazan, lorsque j'étais à Khiva, la durée du jour était de seize heures et demie et la température si élevée, que je m'établissais sur la terrasse d'un kiosque haut de vingt-huit coudées, et je n'y pouvais dormir la nuit à cause de la chaleur et des moustiques. Dans le Kharezm, tout est à vil prix ; les fruits sont bons et abondants, les melons sont, sans exagération, plus savoureux que ceux de Qoum et de Kachan. Les mûres sont meilleures que celles de Chemiran, les pêches et les figues ont un goût plus agréable que celles du Mazanderan. Le raisin est de qualité ordinaire; les oranges, les amandes et les noisettes sont mauvaises. Les Khiviens ont quelques plantes odoriférantes, mais ils n'ont jamais vu la plupart des variétés de fleurs qui existent en Perse. Ils arrosent les terrains élevés au moyen d'une roue garnie de pots en terre et qui, mise en mouvement par un chameau, fait monter l'eau des canaux et des terrains

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bas. J ai vu le même procédé pratiqué dans le Kerman. Toute la campagne est couverte de jardins, de verdure, de cultures, de maisons, de canaux, de saules, d'ormes et de peupliers. Ils ne connaissent point le cyprès. Ce n'est point, en eftet, un arbre dont on puisse tirer parti.

Un canal dérivé du Djihoun vient aboutir à une porte de Khiva, après avoir parcouru la distance de douze fersengs. Ce canal porte de petits navires de transport ; il a reçu le nom de canal de Hazreti Pehlivan. L'eau y est toujours courante, et elle ne vient jamais à manquer.

Les Khiviens boivent peu d'eau; au lieu d'eau, ils prennent généralement du thé noir sans sucre; quelquefois, ils y mettent du sel, quelquefois aussi de la graisse -, quand ils y ajoutent de rtiuile de sésame, cette boisson est, alors, pour eux, au-dessus de tout éloge. Le poisson du Djihoun est très-abondant, mais il n'a pas bon goût, parce que l'eau de ce fleuve est douce et limpide. Le poisson qui vit dans l'eau salée a plus de saveur. Us fabriquent de l'eau-de-vie avec la graine de sésame et avec d'autres substances. Ils achètent et boivent de Teau-de-vie de grains, bien qu'elle soit, disent-ils, enivrante et nuisible à la santé.

Une partie des marchandises que Ton trouve à Khiva vient de Russie, de Boukhara, de Khoqand et de Hérât. On y fabrique de bonnes étoffes de soie qui sont suffisantes pour les vêtements.

Le tombeau de Pehlivan Mahmoud Kharezmy se trouve dans cette ville et il y jouit de la plus grande célébrité. C'est un édifice élevé, recouvert en plaques de faïence de toute beauté, Les tombeaux des Khans de Khiva sont placés dans son enceinte.

J'allai visiter ce monument et y faire mes dévotions. Je distribuai à cette occasion des aumônes aux pauvres. A Khiva, la population témoigne à Pehlivan Mahmoud une confiance sans limite. On a pour ce saint la plus grande dévotion. J'ai trouvé sa biographie dans les Tezkerèhs (biographies des poètes), et je la transcris ici.

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Biographie de Pehlivan Mahmoud Khare\rny dont le surnom poétique est Qitaly; que Dieu lui fasse miséricorde!

Le nom de ce noble personnage est Pehlivan, son surnom poétique Qitaly. Il était fils de Pour Bay Vely; pendant sa jeunesse, sa force physique lui avait assuré la victoire sur tous les lutteurs de l'Iran et du Touran; dans les jours de sa vieillesse^ sa force spirituelle lui donna la supériorité sur tous les dévots et sur tous les ascètes du monde. On raconte ainsi le motif qui le détermina à embrasser fermement la vie spirituelle. Il s'était rendu dans une ville du Bengale dont le roi avait à son service un lutteur renommé. Il fut décidé qu'il se mesurerait avec Pehlivan Kharezmy. Cet homme, se voyant auprès de Pehlivan Mahmoud comme une goutte d'eau en regard de la mer fut en proie à une extrême inquiétude. Il prodigua les offrandes, les prières et les vœux pour obtenir la victoire. Sa mère prépara un plat sucré (helvà) et en offrit aux gens qui se trouvaient dans la mosquée, en sollicitant le secours de leurs prières. Pehlivan Kharezmy faisait dans cette mosquée ses prières et ses dévotions. Cette vieille femme qui ne le connaissait pas,4ui présenta le plat en lui adressant la requête suivante : « Accepte une part de ce helpa et fais des vœux pour mon enfant. » — « Dis-moi le motif de ton offrande et explique-moi tes intentions, lui répondit-il, afin que je puisse faire des vœux en conséquence. » — « Je participe, reprit la vieille femme, avec un certain notnbre de personnes de ma famille, aux bienfaits du roi et nous avons une existence brillante, grâce à mon fils qui est son lutteur en titre. Si Pehlivan Kharezmy le terrasse, la pension qui nous est accordée sera supprimée et les vivres que Ton nous donne nous seront retranchés. » Les paroles de cette vieille femme firent une profonde impression sur le cœur de Mahmoud, il prit un peu de helpa et lui dit : « Que Dieu agrée ton vœu et qu'il accomplisse le désir que forme ton cœur! r>

La vieille femme enleva le plat et se retira. Pehlivan, absorbé dans ses pensées, ne goûta pas, pendant toute la nuit, un instant de repos. Il se livrait en lui un combat intérieur pour savoir s'il se laisserait terrasser. 11 ne pouvait se décider à être vainqueur ou vaincu. Le matin, il se rendit à la cour du roi; le peuple se réunit autour de Tenceinte; le lutteur de la ville ne pouvant faire autrement, en vint aux mains avec Mahmoud Pehlivan. Il luttait partagé entre la crainte et lespérance. Mais la force spirituelle de Mahmoud Pehlivan surmonta son amour-propre ; il résolut de se laisser terrasser, et il se laissa tomber sur le côté sans force et sans mouvement; puis, ayant roulé à terre, il resta étendu sur le dos. Au même moment, les portes des bénédictions étemelles s'ouvrirent pour son cœur et il compta dès lors parmi les saints qui reçoivent les manifestations de Dieu, qui perçoivent ses attributs et s'absorbent dans la divinité. Quand il fut sorti de la ville, l'arrogance s'empara du cœur de ses élèves. Pehlivan démêla leurs sentiments et, s'étant arrêté dans une plaine, il se mit à lutter avec ceux d'entre eux qui, dans leur for intérieur, lui refusaient leur estime et leur considération. Il les terrassa tous avec la plus grande facilité, sans faire le moindre effort et, ayant déployé un mouchoir, comme c'est la coutume , il réclama une offrande.

Aussitôt une gazelle accourut du désert ; elle avait sur l'une de ses cornes une pièce d'or qu'elle jeta sur le linge qu'avait étendu Pehlivan Mahmoud que Dieu a béni à la fin de sa carrière. Ses disciples comprirent le sens de ce fait extraordinaire.

Pehlivan passa le reste de sa vie sur le tapis de la dévotion, et il parvint au degré le plus élevé de l'ascétisme. En l'année 722(1322), on entra, à l'aube, dans la cellule de son couvent à Khiva -, on le trouva dans l'attitude d'un homme prosterné devant Dieu. Il avait dit adieu à ce monde temporel, et avait mis par écrit ce quatrain qu'il avait placé à coté de son tapis de prière.

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Quatrain, — « Cette nuit, pour obéir à la loyauté et à la pureté de mon cœur, je me suis rendu dans la taverne de celui qui enlève tout pouvoir à mon cœur ; il me mit une coupe à la main en me disant : « Prends et bois. » Je lui répondis : c Je ne bois pas. •> ~ « Fais-le, me dit-il, pour l'amour de moi. d

Pehlivan Mahmoud a composé des quatrains d'une grande élégance. Ses paroles dénotent un homme qui était absorbé par la vie contemplative et elles sont pleines de force. J'ai inséré quelques-uns de ces quatrains dans le Te^khrèh qui a pour titre « Ria\ oui Arifin » (les jardins qui entourent les tombeaux des saints personnages parvenus à la connaissance de Dieu), ouvrage qui est orné du nom béni de Sa Majesté le Sultan Mohammed Chah. J'en ai eu quelques-uns sous lesyeux et je les insère dans ce récit abrégé.

Quatrain ' — « Nous sommes ceux qu'un éléphant ne pourrait terrasser en luttant contre nous; c'est sur le firmament que l'on fait résonner le naubet qui proclame notre souveraineté *. Si une humble fourmi se place dans nos rangs, elle acquerra par notre puissance, la force et la vigueur du lion. »

Quatrain, — Si tu es un homme de la voie de Dieu, tu dois avoir les yeux fixés sur la route, et il te faudra prendre garde aux mille trous que tu rencontreras. Lorsque tu seras reçu sur le pied de l'intimité dans la maison de tes amis, il te faudra retenir ton cœur, tes mains et tes yeux (f abstenir d'envier, de toucher et de regarder ce qui leur appartient.) »

Quatrain. — « Il te faut avec la force de l'éléphant avoir l'humilité de la fourmi ; bien que possédant les deux mondes, il te faut être dépouillé (de tout désir). Médite cette sentence :

I. Le naubet est la musique militaire qui se fait entendre plusieurs fois par jour devant le palais du souverain.

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Il faut voir les défauts des hommes et agir comme si Ton était aveugle. »>

Qtiairain. — « Si tu maîtrises tes passions, tu es un homme. Si tu t'abstiens de critiquer les défauts d'autrui, tu es un homme. Il n'est point homme, celui qui foule aux pieds son semblable gisant à terre; toi, tu seras un homme si, pour le relever, tu tends la main à celui qui est tombé. »

Quatrain. - - « Lis les secrets que renferment les annales de l'amour, mais n'en dis rien. Lance ton cheval à la suite de ceux qui sont dévorés par le feu de l'amour et n'en dis rien. Veux-tu sauver ton cœur et ta foi ? Observe, sois discret, instruis-toi et ne dis rien. »

Pehlivan a composé un ouvrage sur le même mètre que le Goulcheni Raz ; cet ouvrage est antérieur de dix-sept ans au Goulcheni Raz de Cheikh Mahmoud Chebistery ^ 11 a pour titre : Ken^ oui Haqaïq (le trésor des vérités). Malgré toutes les recherches que j'ai faites dans le Kharezm, je n'ai pu en trouver de trace ; personne n'en avait entendu parler. Le tombeau de Pehlivan est à Khiva un lieu de pèlerinage très-vénéré.

I. Le Cheikh Mahmoud Chebistery naquit à Chebister, gros village situé à huit fersengs de Tebriz. 11 mourut dans cette ville en 720 (i32o). II composa son Goulcheni Raz (le bosquet de roses des secrets), trois années avant sa mort. Cet ouvrage a été publié et traduit par M. de Hammer Purgstall. a Mahmud SchebisterVs Rosenjlor des Geheimnisses, Persisch und Deutsch herausgegeben, von Hammer- Purgstall. Pesth et Leipzig; i838, un vol. in-4».

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Dépari de Khiva pour Kohnèh Ourguendj.

Le jeudi, seizième jour du mois de Zil qa'adèh de Tannée 1268 (2 novembre i85i), je quittai ma demeure et, pour changer de résidence, j'allai m'établir dans un petit logement réservé. Le vendredi, on amena les chameaux de charge et on plaça les bagages sur ces vigoureux animaux dont la stature égalait la hauteur des montagnes. Les cavaliers montèrent à cheval. Je fis quelques fersengs en compagnie de Mohammed Cherif Bay et je descendis à Châhâbad. Le soir, on nous servit un repas dans la maison de Tourèh Ataligh, La grande salle en est belle et le jardin agréable. On me traita avec beaucoup d'honneur et beaucoup d'égards.

Samedi 18 (4 novembre). Nous montâmes à cheval le matin, et, après avoir traversé de belles plaines et des sites charmants, nous arrivâmes à la station de Tach-Haouz (le bassin de pierre) où nous descendîmes. Nous vîmes là un vaste jardin et un grand palais élevé par le Khan du Kharezm.

Dimanche 19 (5 novembre). Nous partîmes de Tach-Haouz et, après avoir parcouru quelques fersengs, nous arrivâmes à Hilaleïn (les deux croissants). Nous y passâmes la nuit et nous y restâmes jusqu'au jour. C'est un vaste jardin dans lequel s'élève une grande maison construite par le Khan. On nous y reçut avec déférence et on nous donna un repas somptueux ; on étendit par terre de magnifiques tapis.

Lundi 20 (6 novembre). Nous quittâmes Hilaleïn et nous arrivâmes à Aq Tèpèh ( la butte blanche ) où nous passâmes la nuit dans une maison de plaisance construite par un des Khans du Kharezm. Le lendemain nous nous remîmes en route.

Mardi 21 (7 novembre). Nous arrivâmes à Khanâbad et nous descendîmes dans une habitation de campagne du Khan : nous nous établîmes sur les bords d'un bassin où nous lavâmes nos visages pour les débarrasser de la pous-

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sière du voyage. Partout où nous nous étions arrêtés, nous n'avions vu nulle part une campagne aussi belle et aussi agréable, un jardin aussi grand et aussi bien ordonné. La superficie en est d'à peu près cent djéribs. Il est coupé par des allées de peupliers blancs dont le feuillage forme une voûte. Chaque allée conduit à un bassin et on passe de chaque bassin à une autre allée. 11 y a quatre allées formant chacune un carré. Le nom de ce jardin est Tchehar Tchemen (les quatre pelouses). Il n'eût pas été déplacé de l'appeler les huit paradis ' . Des oiseaux étaient perchés sur toutes les branches; quand ils s'envolaient après s'être reposés, le bruit de leurs ailes et leurs cris formaient pour l'oreille un concert étrange. Mercredi 22 (8 novembre). Nous nous dirigeâmes vers Kohnèh Ourguendj. Nous apprîmes qu'un grand canal dérivé du Djihoun avait débordé dans la plaine et que les eaux couvraient les bas terrains sur un espace de deux ou trois étapes. Un clan des Turkomans Yomout s'était établi à l'extrémité de ce canal et avait refusé de payer les impôts au Khan de Khiva. Leur nombre les avait enhardis à se soustraire à toute obéissance. Les ministres employèrent un stratagème et détournèrent le cours du canal. Au bout de deux ou trois ans, cette tribu fut réduite à une extrême détresse par suite du manque d'eau et ses membres se dispersèrent dans les villages du Kharezm. Nous passâmes à côté de l'ancienne ville qui fut jadis Gourgandj, capitale des Kharezm Chah, et qui fut détruite par les Mogols, et nous arrivâmes à Kohnèh Ourguendj . Ata Niaz Mahrem , qui en était l 'administrateur, se porta à notre rencontre : il nous assigna pour demeure un jardin délicieux. Nous y séjournâmes pendant deux ou trois jours

I. Hecht Bihicht. Les Musulmans admettent huit degrés de bâititude dans le paradis, qui sont désignés chacun par un nom particulier, Hecht Bihicht est aussi le nom d'une maison de plaisance, construite à Ispahan, sous la dynastie des rois Sètèvy et réparée par Feth Aly Chah. On en trouve la description dans les « Monuments modernes de la Perse, mesurés, dessinés et décrits par P. Coste. Paris, 1867, in-fol., page 3o et planches

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