L-iyui^od by
l'expédition d'afriqle.
le vicomte de Meaux, sous le litre le (fènêral de la Moricière : a Uaand le chef qui avait « gagné son bâton de maréchal en conduisant « 1 armée française dans Alger dut quitter comme c un fugitif, sur un bâtiment de commerce
1831, comme son père et comme ses frères, pour se rendre en Italie» et se mettre à la disposition de Madamu la Duchesse de ll^rry organisant à Massa les pré]).'iratifs d'un soulèvement royaliste dans le midi et dans Touesl de la France. Après avoir été employé dans plusieurs missions relatives à ces prèparaiits, U monUi» à la fin d^avril t%3^ sur le Carlo^Alberto avec la princesse et le maréchal, qui débarquèrent nuitamment dans la rade de Marseille avant Tarrestation de ce bâlîmenl à la Giolat. Ayant été fkit prisonnier lors de cette arreslalion, il subii une détention qui dura i)res([ue une année. Celle longue captivité l'empêcha de prendre part au soulèvement vond(^en, cl d'acconipagner le maréchal en Portugal pour combattre encore une lois sous ses ordres, à côté de ses frères. Rendu entin à la liberté, en mars t(^, par un jugement de la cour d'assises de Montbrison« où il comparut avec le général vicomte de Saint- Priestet le vicomte deKergorlay» son ancien compagnon d'armes en Afrique, il rejoignit sa mère et ses sœurs & Genève, où Tarrivée successive de ses frères et du maréchal réunit toute sa famille. Il la suivit ensuite en lialie, et, lorsqu'elle fui établie dans les Ktals Ponlilicaux, il se chai'i^^ca parliculièrenit'nl de diriger la culture de !a propriété acrjuise par son j)ère à ï'arnése prés de Vilcrbe. Ce soin et celui de vendre cette propriété le retinrent après la rentrée en France de sa famille pendant deux ans encore en Italie, où son séjour fut de cinq ans. Revenu sous le toit paternel» il entoura de son dévouement filial uni à celui de ses firères les vieux Jours si amers de la vie du maréchaU
RELATION DB
« étranger, la terre qu'il avait conquise, un
« officier encore obscur raccoiiip.igua presque « seuljusqu'aubordde la mer. C'était la Mori-
« cière (1). »
Ce fut aio&i que le maréchal de Bourmoûi, s'acheminani vers la terre étrangère, s^éloigna de la terre d'Afrique dont il avait fait une terre française. Laissant sur cette côte affranchie de resclavage des chrétiens la gloire gardienne de
(I) r/étail comme lieutenant du génie que ce jeune officier, noblement compatissant à Texil, dont il ne prévoyait pas (lu'uu jour il connaîtrait lui-mèniL' les amertumes, veuail de préluder aux brillanles campagnes qui le rendirent le plus populaire ûes trait Afiicains y surnom qu'il partagea ayec les généraux Changarater et Bedeau. Capitaine le l*' novembre 1830, il passa dans les zouaves dès la formation de ce corps, et dirigea ensuite le premier bureau arabe. Bentré dans les zouaves, dont U fut, d*abord comme chef de bataillon, puis comme lieutenant-colonel, rhabilc organisateur, il leur conimuniqua cet n résistible élan nvec lequel ils inaufjurèreni leur renommée eu escaladant en 1837 la brèche de Con&tantine, où il fut renversé àleurtélc pai' rexidosion d'une nune. Promu colonel après ce beau fait d'armes, et rapitelc en France en 1839, il retourna en Afrique en 1840. Maréchal de camp dès celte même année, et lieutenant générai en 1843, il prêta le concours de sa vive intelligence de la guerre et de son entraînante bravoure au maréchal Bugcaud, dont il Ait le plus infatigable lieutenant, et coo* péra au succès de la bataille de Tlsly en iSU. Ce Ait lui (lui, commandant de la province d*Oran, réduisit Abd-el* Kader à se rendre prisonnier en 1847. Élu dépulé en 1^46, il li^ui a a lu ii ibuiic avec le même aplomb que sur
u.iyui^L-u Googl :
son nom, inséparablcincut uni au souvenir de la destruction de la piraterie barbaresque^ il empoi LaiL, puurseul trophée de sa victoire, le cœur embaamé da fils qui Tavait payée de son sang. Après la quarantaine qu'il dut faire au lazaret de Palma, dans TUe Majorque, il se fit conduire par le brick autrichien à Gibraltar, d où il passa en Angleterre par la voie de mer.
A son arrivée à Londres, le uiai cchal jn^jca
le ebamp de hataUIe. 11 Ail blessé le 24 février en marchant conire les barricades parisiennes de 1848. Il siégeait à TAssembléc constituante, lorsqu il eonlribua à rt;primer, avec son énergie accoutumée, la leinbli^ insurrection des journées de juin suivant, et fut nunistre de la guerre du :28 juin au iO décembre. 11 avait été réélu membre de TAssemblée législative en 1849, lorsqu'il fut arrêté dans la Duit du coup d*£tal du 2 décembre 1851, et conduit bors du territoire français. Autorisé à rentrer en France en 1857^ il vivait dans la retraite, lorsqu'il Ait appelé au commandement de Tarmée du Souverain Pon- ' life, en 1800. Fidèle à la devise de sa famille, Spes mea Deus, il accepta avec l'empressement d ua cœur résolu la haute mission dont Pie IX l'honorait, organisa proniptement la petite armée romaine, et fut le créateur de ces zouaves pontiticaux qui, dignes légataires de Théroisme chevaleresque qu'il leur inspira, furent à Men- (ana les vengeurs de Castelfidardo. Déloyalemeni attaqué, et succombant dans une lutle inégale qui stigmatise ses vainqueurs d\iiie honte încfTacable, il couronna sa glorieuse carrière par son sublime dévouement à la cause de la pajyauté, qui est, proclamait-il, celle de la civilisation flans le monde. Revenu en France, il fut frappé d une mort subite en 1865, et expira le cruciiix à la main.
IlLLAilOiN DE
qu'imevisile de courtoisie au duc de Wellington, alors premier mioistre, était une démarche que les convenances lui prescrivaient. Dans son entrevue avec le cbet du cabinet iintatinique, il lai exprima son étonnement, accompagné de regret, de ce que l'Angleterre, sous uii ministère présidé par le duc de Wellington, eAt mis tant d eiiipresseaieut à reconnaître le gouvernement Issu en France de la révolution de juillet. « Monsieur le maréchal, vous aviez pris Alger « malgré TAngleterre, » répondit lord Wellington, avec beaucoup de vivacité. Énumérant aussitôt les motifs de plainte que le gouvernemeni de Charles X avait donnés, prétendait-il, à la Grande-Bretagne, en entreprenant Texpé* dition d'Alrique malgré son opposition, et en la poursuivant malgré ses protestations réitérées* il déclara nettement « qu'en prenant uucaliiiude <x si contraire aux intérêts anglais, Charles X « ne pouvait compter sur aucune bienveillance « de la part du cabinet de Londres, et avait i( justifié d'avance toutes les mesures adoptées « à son détriment. »
Ces paroles d'une si remarquable gravité, échangées entre le maréchal de Bourmont et le duc de Wellington, m'avaient été rapportées d'abord par le plus jeune des tils du maréchal, César de Bourmont, puis par mon excellent
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camarade, son frère atné; mais, comme ils
u'cUicai 111 1 uti ni Taulre auprès de leur père à son arrivée à Londres, je m'adressai à Tun des deux autresfils du uiaiechal quiTaccompagnaient alors, pour avoir une attestation authentique de la réponse exacte de lord Wellingion. Cesi cette réponse textuelle queje viens de reproduire,
telle ([ue je l'ai sous les voux, cerlifiée, ii la date du 13 septembre 1866, dans une lettre du comte Charles de BouiiriOiU, en ces termes : a Le langage du duc de Wellington, lorsqu'il « nous fut rapporté par le maréchal nous blessa a trop proioudément pour ne pas demeurer <c gravé dans nos souvenirs d'une manière ineftt façable* C'est donc avec toute cc^rtitude que ic je confirme près de vous le témoignage de mes « frères. »
Ainsi, deFaveuméme de lord Wellington, il est incontestablement acquis à rbistoire que rAngleterre a coopéré au renversement de notre royauté séculaire, pour se venger .de Tin^branlable résistance que le gouvernement du roi Charles X, gardien vigilant de notre honneur national, avait opposé, lorsqu'il s'agissait de le faire respecter, aux outrecuidantes prétentions d'une puissance jalouse. La politique anglaise s>sl faite complice de la révolution de juillet 183U, parce qu'une armée française venait de
REUTION DE
planter le drapeau de Fontenoy sur les murs
d'Alger, malgré l Angleterre, le mol est sorti de la bouche du ministre qui dirigeait cette poU^ tique.
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