SUR LA COLONISATION DE L'ALGÉRIE
Pour rendre à chacuD ce qui lui appartient, il . faut reconnaître que c'est au maréchal de Bour-
mont qu^esl due la rtbuiulion de mctlre lia à la piraterie barbaresque par la conquête d'Alger et de son terriioire. L'adoplioD de cette résolution par le gouvernement du roi Charles X impliquait nécessairement la conservation du pays conquis. Aussi la Restauration s'est-elle soigneusement abstenue, comme je Tai déjh fait voir, de prendre envers les puissances étrangères, et particulièrement envers la jalouse Angleterre, aucun engagement diplomatique qui pût enchainer sa libre action après le succès de ses armes. Exécu* tcur de rœuvrc dont il avait été le conseiller, le maréchal de Bourmont a constamment parlé, écrit et agi dans le sens de la conservalioii de sa conquête, comme sa correspondance en fait foi. Cette correspondance esl tout entière aux archives des ministères des affaires étrangères et de la guerre : qu'on Tinlerroi^e, et elle répondra qu'avant, pendant et après la campagne, la conservation de ce qu'on appelle aujourd'hui TA l c rie
KELATION DE
était le but (fue le gouvernement royal se proposait d'aUeiûdre.
Il est donc incpotestablement démontré, par les documents comme par les faits, que le roi Charles X entreprit Texpédition dirigée contre Alger en 1830 avec la ferme résolu lion de conquérir, de conserver et de coloniser le pays» Chargé de réaliser cette triple résolution, le maréchal de Bourmont se proposait d'imprimer au développement progressif de la colouisalion la marche, prudente et assurée, qui Tavait conduit du point de débarqucmenl jusque dans Alger, en éliminant de ses calculs les chances du hasard, autant quMl est possible à la prévoyance humaine de parvenir à le faire. Il pensait, avec les oiiiciers généraux qui l'entouraient, que le système de colonisation devait être gravement élaboré, et que, pour arriver à un résultat digne de la France et de rimporlance de la colonie,, il était indispensable de ne rien entreprendre qu'après un examen approfondi de tous les détails concourant à constituer Vensemble du plan*
On se souvient qu'à peine quelques jours se sont écoulés entre la prise d'Alger, où nous entrames le 5 juillet 1830, et les événements qui ont déterminé le maréchal deBourmoutà vouloir être remplacé dans le commandement en chefde rarmée d'Afrique. A Tamertume privée de ses
seuiinieiits les plus lulimes se mêlait, lorsqu'il quitta Alger le 3 septembre, un regret d'intérêt public, celui d'être forcé, par les ( iicunsiances, de renoncer à mettre au service de la France les idéesamassées pour lui rendre utile et fructueuse la possession de TAlgérie. Dans un laps de temps aussi court que celui qui lui a été laissé, il n a pu, à la première vue des lieux, qu'esquisser dans sa pensée un rapide et incomplet aperni des desseins qu'il voulait mûrir longuement avant de les soumettre à ladoplion du gouvernement. Ma position auprès de lui m a mis à même de recueillir les indications au moyen desquelles j'ai saisi les points princii)aux des projets qu'il méditait, et il me suffit ici de recourir à mes souve* nirs écrits (1), et à ceux qui sont restés gravés dans ma mémoire, pour reproduire fidèlement la première ébauche de ce plan de colonisation qui, bien que basé sur une étude du pays faite avant et en vue d'en doter la France, était encore dans un état très-imparfait lorsque celui qui Télaborait a dû s'éloigner d'Alger.
La nature de la propriété dans la Régence algérienne avait été aussi attentivement recherchée que les documents qu ou avait pu se pro-
(1) i'ai déjà eu occasion de publier un résumé de mes souvenirs dans le numéro du 31 mai 1847 du Journal YOnion.
curer alors avaient permis de le faire. C'était sur
les premières notions acquises h cet ée^ard que le maréchal avait projeté d'abord d'établir les bases de la colonisation, qui devait suivre la conquête. Dans sa pensée, l'' la partie du territoire appartenant à la Régence devait devenir la propriété de la France, c est-à-dire de l'État; î* la partie dont la possession formait le domaiiiedc la religion musulinune cl des mosquées, conservée d^abord à sa destination, aurait été ensuite attribuée successivement au culte catholique, à mesure de son extension dans I9 pays ; 3® la partie qui aj^pariunait particulièrement au dey serait entrée dans le domaine royal. Sur la prcmièrrde ces trois divisions du territoire, des concessions onéreuses ou gratuites seraient faites aux généraux, officiers et soldats de l'armée expéditionnaire, et à tous les sujets irauçaisqui pourraient avoir, ou acquérir plus tard, par leurs services, des titres à cette faveur. Sur la troisième, attribuée au domaine royal, le roi pourrait aussi taire des donations particulières. Les propriétés particulières, qui formaient une quaiiicuie partie peu considérable du territoire, seraient scrupuleusement respectées, conformément il la promesse qui en avait été faite.
Le maréchal de Bourmont avait pensé que, pour sonder les profondeurs de la question, il
L*EXPÉD1TJ0?( 0 AFftlQl E. 483
fallait examiner quelle avail été la situation du
pays, ce (juVUe était présentement, et ce (^u'il s agissait de faire daos 1 avenir.
Considérant que le territoire, d\a|)rès la na- I ture de la propriété, étaii en grande partie dis-
ponible, il voyait peu d'obstacles à rapplieatton de ses plans decolonisatiou. A la suite des investigations qui ont été faites postérieurement, on est jiai venu à reconuaiire que Tétat de la propriété dans TAlgérie était à peu près tel que se le représentait le maréchal de Bourmont. Suivant la loi musulmane, ainsi qu'elle est exprimée dans le Coran, le souverain est le premier propriétaire du sol, et il le concède toutes les fois qu'il y a utilité. La majeure et la meilleure partie des terres du pays formait, sous le uom de beyiik, le domaine de l'État, et ce domaine s'était encore accru successivement par toutes les confiscations qu'opéraient les deys. Une certaine partie des terres du beylik était abandonnée à diverses tribus arabes, moyennant une rede* vance pécuniaire annuelle. Ces terres, appelées arcA, faisaient retour à TEtat en cas de non exécution des conditions. Pour certaines tribus, notamment pour celles qui, sous le nom de maghzens, étaient chargées du recouvrement des impôts, les redevances étaient cliaogées """"^ vice militaire. Quant aux terres occp
RfiUTlOR DE
des tribus nomades, comme tous les parcours
des hauts plateaux ou du Sahara, elles nV'laient soumises qu'à Yachour^ impôt religieux. Gomme ces terres en friche étaient presque sans valeur, roccupaliou n'en était pas réglée, et le gouvernemenl turc laissait les tribus s'en disputer la jouissauce. On voit que, sous les Turcs, les tri*bus arabes n'avaient que des droits de jouissance plus ou moios précaires. A côté du beylik^ il y avait le heii-eUmal, patrimoine attribué par la loi musulmane aux besoios de la religion et des pauvres. La propriété particulière, dite propriété melk^ ne s'étendait guère que sur les constructions urbaines et les campagnes du voisinage des villes.
L'Algérie était trop vaste pour que l'on dut songer à Toccuper, dès le commencement, dans toute son étendue^ sans imposer à la France des charges trop lourdes en hommes et en ar* gent. Cependant il était indispensable que le territoireeuiier de rancienne Kégeoce lût reconnu possession française, au moins d'une manière nominale.
Il était donc bien entendu que TAIgérie appartenail à la France, et lexistence de ce droit était la conséquence de la |)rise de possession de la capitale. Mais roccupaliou devait être restreinte d'abord, et voici quelles étaient à peu
l'expédition D'AFRIQUE. 488
près les vues du maréchal : ou devail former des arrondissements de colonisation autour des principales villes, ou des points qui seraient jugés essentiellement importants k occuper, tels qu'Alger, Oi an, Bone, Bougie sur la côte, Gonstantine, BHdah, Tlemcen^etCM dans Tintérieur. On aurait commencé par tracer les limites des arrondissements d'Alger, d'Oran et de Bone. Alger, dont le territoire était déjà plus connu, et à litre de capitale, ponvait servir d'exemple pour Félablissement des airoiidissements projetés. La plaine de la Métidja, avec le massif et le Saliel (1) (VAIgcr, aurait formé ce premier arrondissement de colonisation. Vingt k trente forts détachés, construits aux principaux débducliés des montagnes, auraient été comme les sentinelles arancées de la colonie. En arrière, et en quinconce autant que la configuration du terrain l'aurait permis, auraient été créés, sur deux lignes, des villages ou fermes, avec des postes militaires, au nombre de quarante à soixante Ces établissements auraient été dirigés
(1) Ije Sahei, c*est-àHiire liUor(dt comprenant le massif central d^Alger et les coUioes qui se prolongent à Tooest vers Kolêah, est Umité au nord par la Méditerranée, au sud par la plaine de la Métidja, à l'est par TArach, et à I*oucst par le Nador. Le mont Boudjaréah en est le point culminant.
et commandés par des officiers. Derrière ces fermes ou villages, sur les lieux les plus sains et les pins opportuns, on aurait installé des camps baraqués et pennaneuts d'infanterie, de cavalerie et d'artillerie. Cette quadruple ligne de défense aurait sufii à assurer la sécurité de la colonie agricole et commerciale, établie entre les camps et la mer.
En traçant Tarrondissement coloniaU on au** rail taché de retenir, en deçà de nos lignes, quelques-unes des tribus indigènes qui nous
raient montré de la bonne volonté, et que nous aurions gardées ainsi sous notre protection et sous notre surveillance. Les limites du territoire de chaque village de la colonie uue lois fixées, une partie, réunie et distincte, en aurait été assignée aux Européens et une autre aux Arabes. Trois édifices auraient été immédiatement construits dans chaque village, Téglise, la municipalité et Técole. Les Arabes, qui n^auraient pas eu de mosquées, seraient venus, par curiosité, visiter nos églises. Plus tard ils y auraient prié, tandis que Fécole aurait fourni à leurs enfants la possibilité dapprendre une langue désormais nécessaire, dans un contact journalier. Par la religion et par l'instruction la civilisation se serait infiltrée dans le pays; notre foi et noire langue se seraient communiquées
l'expédition d'afrique. 487
peu à peu aux populations indigènes; la fusion des doux peuples se serait achemiuce à s'opérer insensiblement, et, avec le temps, sons une loi douce et favorable aux vaincus, T Algérie serait devenue chrétienne et française.
Un appel au\ ordres religieux avait été justement considéré comme un des plus féconds moyens d'arriver h cel immense résiiliai. Le souvenir de ce que ces grandes et laborieuses Instilulions onl fait en Europe, dans des temps que notre conquête semblait, eu quelque sorte, faire renaître pour l'Afrique, était une garantie de la puissance de leur concours, pour aider à défricher le sol algérien, et à y implanter la civilisatioa chréiieane.
Le maréchal avait pensé aussi que les malheureux connus sous le nom d'enfants trouvés, pliés dès leur naissance k la règle et à la discipline des établissemeuls de ciiariié, pourraient être transportés, à leur avantage, et au profit de la France, dans notre possession africaine, pour y devenir le noyau d'une population fucile à conduire, et s'y former à être des colons utiles.
On se souvint enfin de V ordre de Malte, et j'ai entendu exprimer le désir de le voir renaître sur la terre d'Afrique.
La colonisation de l'Algérie étant une des
RBUTION DE
plus graves questions dont se préoccupe Topi-
nion publique, j'ai cru que ce coup d'œil rétrospectiff jeté sur les idées que le maréchal de Bourmont devait proposer de mettre en œuvre, ne serait pas sans intérêt pour le lecteur. Rien, je le répète, n'était formulé définitivement, et les vues dont je viens de tracer un résumé u èsabréii^é se seraient sans doute modifiées d'ellesmêmes plus d'une fois encore, avant les ciiangements que la pratique y aurait nécessairement apportés, lorsqu'on en serait venu k leur application. Du temps et de Texpérience ont jailli des lumières dont le maréchal n'a pu profuei pour en éclairer ses projets ; mais la justice veut que Ton reconnaisse qu ils considéraient la question sous ses faces essentielles, et qu'ils tendaient, plus directement peut-être que tout ce qui a élé proposé depuis, à une solution satisfaisante du problème non encore résolu aujourd'hui.
Après trente-huit années écoulées, aucun des nombreux essais tentés par Tadministration civile ou par l'administrai ion militaire n'a répondu à Tattente léguée à la France par la Restauration, dont on peut dire que la conquête d'Alger a été le testament. Ce fait si regrettable a été constaté par l'empereur Napoléon III, lorsque, justement préoccupé de la situation de notre possession africaine, il a voulu eu recher-
l'expédition d^afrioub. 480
cher eiea sonder lui-même les causes. Après avoir visité noire colonie en I8G0, et, à la suite d uo examen persouoel et alteulif de la question étudiée sur les lieux mêmes, TEmpereur a haiiteiaent déclaré qu'elle était encore à résoudre. C'est parcelle déclaration que commence nn document impérial, qui a uaiureliement produit une grande sensation, h Lettre sur la politique de la France enAhjêney adressée, le 20 juin de cette même année 186K, an maréchal de Mac- Mahon, duc de Magenta, gouverneur général de la colonie.
(( La France possède l'Algérie depuis trente- « cinq ans : il faut que cette conquête devienne <( désormais pour elle un accroissement de force « et non une cause d'aflaiblissement. Sous tous « les gouvernements qui se sont suceédé, et « même depuis rétablissement de Tempire, près c( de quinze systèmes d'organisation générale « ont été essayés, Tun renversant Tautre, pen- « chant tantôt vers le civil, tantôt vers le mîli- « taire, tantôt vers l'Arabe, tantôt vers le colon, « produisant au fond beaucoup de trouble dans « les esprits, et fort peu de bien pratique. Il « s^agit aujourd'hui de substituer l'action à la « discussion. On a bien assez légiféré pour (( TAlgérie. )»
On ne saurait ni mieux coiidamncr le passé,
Dî imeux £aire appel à l'avenir. Ce n'est pas, eu effel, par des formules de règlements administratifs, ilout le perpétuel défaut a été 1 ïûstaiiiiité de vues et de desseins, c'est par des actes que raDcienoeKcgeuce algérienne peut être transfor. ffîée eD une colonie française. Mais pour que l'Algérie devienne définitivement française, il faut qu'elle devienne progressivement ehrétienne. Or quel est 1 oUtacle foudauiental à notre action régénérattiee dans ce sens? Llslamisme (1), repondra quiconque ne voit pas rAfriciue à travers les modernes [préjugés européens; Tislamisme, dira quicoaque s élève au-dessus du faux point de vue des idées d'indifférence religieuse ; 1 islaiiiisme eotiu, qui a fait et qui maintiendra les indigènes tels qu'ils sont, tant qu'ils s'en iiisjpireront.
Sans avoir plus de perspicacité que tant d'hommes d £lat de lioUe temps, on est plus éclairé qu'eux lorsqu'on considère les choses à la clarté (le la lumière religieuse. Qu'elle soit donc notre flambeau, lorsqu'il s'agit de constater en quoi, pourquoi et comment l'islamisme est la pernicieuse ivraie que nous devons nous attacher, avant tout, à déraciner du sol algérien.
(I) Ce nom, donné par Mahomet à la fkusse religion dont il est Tinventeur, ugnifiei en arabe, saunUssUm^ consécration à Dieu.
l'expédition d'afrique. 491
Pour connaître et juger rislamisme, il faul le considérer d abord dans sa doctrine, c'est-à-dire dans le Coran (1), qui en est le code, et ensuite dans les faits que cette doctrine, a produits, c'està-dire dans Thistoire, et dans la situation présente des peuples musulmans, sous le quadruple rapport religieux, moral, intellectuel et politique.
L'opinion générale parmi les savants, celle de de Guignes, dans son Histoire générale des Huns^ des Turcs^ des Moyois^ celle de G. Sale, dans le Discours préliminaire de la traduction anglaise du Coran^ est que Mahomet ne savait ni lire ni écrire. Dicté par lui, «ans ordre et sans suite, à divers secrétaires, et particulièrement k son esclave Zaïd, le Coran, modifié suivant les eirconstauces, dans le cours des événements, ne présente qu^un amas incohérent de divagations et de contradictions.
L'imposteur de la Mecque avait eu avec les chrétiens et avec les juifs disséminés dans l'Arabie, et avec des chrétiens, des moines et des juifs quil avait rencontrés dans deux voyages en Syrie, des entretiens où il avait puisé les aperçus vagues cl erronés de ce qu'on lit dans le Coran sur Dieu, sur les anges, sur les prophètes, sur la résurrection, le jugement dernier, Fenfer, la
(i) Ce mot signiile Ucture en arabe.
49â RELATION DE
biefifaisaoce, etc. Des emprunts dénaturés qu'il
a faits à ce qu'il avait appris par audiiion des vérilés révélées dans rÂncien Testament et daAs l'Evangile, celui qu'il a répété le plus fréquemment est la croyance à Tunité de Dieu. Hais il a tellement altéré cette vérité qu'il la rtiluite a nne vaine formule, à un stérile déisme, étranger et lioslilc même à la noLion Je la divinité, en sorte que Tislamisme est fondamentalement la négation de la fui au Dieu unique en son essence, mais triple dans la propriété des trois personnes de la Trinité. Celte négation du dogme capital du christianisme, c'est-k-dire de la seule vraie religiuii, est plusieurs fois exprimée formellement dans le Coran, notamment Sourate IV, 169, et Sourate v, 76 et 77.
Cette formule, qui revient si souvent dans le Coran, « î! n*y a de Dieu que Dieu, » n*est pas seulement, dans la pensée de Mahomet, la négation de la Trinité, mais elle implique aussi un panthéisme d'où découle le fatalisme qui est le fondement de la croyance musulmane. C*est ce qu a démontré très-explicitement, dans un ouvrage important et plein d'intérêt (1), un voyageur
(1) Narrative of a yeafs joumiy êhrough cetural and eoêtem Àrahia^ by Wflliam Giflbrd Palgrave, 2 vol.
1863, traduits en français, sous le titre : Une année
de voyage dans iAïubie cmlrak.
L'EXPÉDlTIO^i D AKiUulË. 493
anglais (lu'uiie |iiofoii(lo connaissance des langues, des mœurs et des usages de rOrieatf amis a même, durant un séjour prolonf^é dans Tinlérieur de l'Arabie, d'étudier k fond la doctrine de rislamisme et les fruits qu'elle a produits.
Suivant la croyance fataliste inculquée par Mahomet à ses seetateurs, la vertu et les œuvres ne peuvent être comptées pour rien ; Dieu n'est plus le père de rhomme, il en est le tyran, et i liomme n'est plus le sujet de Dieu, il eu est Fesclave. Telle est la désolante doctrine de Fislamisme.
La croyance aux récompenses et aux peines
futures, après la mort, dont Mahomet a emprunté ridée aux traditions juives et chrétiennes, est, jointe dans le Coran à la foi au plus aveugle fatalisme, une des innombrables contradictions qui rendent ce livre si confus et si fastidieux, a Les « choses que j'aime le plus au monde, disait le <( voluptueux apôtre de l'islamisme, ce sont les a femmes et les parfums. » Aussi prumei-ilàses sectateurs, dans un paradis k souhait pour les plaisirs matériel auxquels souriait son imagination, la satisfaction de tous les sens durant une étemelle jeunesse, Coran, Sourate xliii, uL Sourate lv. Gomme avant^goùt de ce paradis sciibuel, dont on comprend que je laisse la description enfouie dans le texte qui la contient, le
Coran permet aux musulmans la pluralité des femmes, et la formule ea ces termes ; a^'épousez <x parmi les femmes qui vons plaisent qae deux,
<i trois ou quatre Celui qui ne sera
« pas assez riche pour se marier à des femmes « honnêtes et croyantes, picudra des esclaves <K croyantes. » Sourate iv, 3 et 29. Cette latitude ne suffisant pas aux convoitises immodérées de Mahomet, pour légitimer ses iofractious aux préceptes qu'il avait lui-mùme poses, il ne recula pas plus devant Timposture, qull ne reculait devant l'assassinat pour se débarrasser de ses adversaires, et une des prétendues révélations du Coran vint lui accorder le privilège de posséder autant de femmes qu il en désirerait avoir.
En autorisant et en sanctionnant la polygamie et le divorce par ses exemples, comme par ses paroles, Tauteur do Coran a déposé au sein des sucietés musulmanes un germe de corruption et de mort.
Faisant de son œuvre une loi de sang en même temps qu'une loi de volupté, il y a déposé aussi le principe de barbare intolérance et de férocité cruelle qui caractérise les peuples qu'il a séduits, et les rend irrccoiiciliabîcment hostiles au resle de rhumanité. Le commandement de faire la guerre aux infidèles est répété dans un si grand nombre de passages du Coran, que les musul-