‹ Relation de la cour de France en 1690Chapitre 13 sur 360 · Gazette d'Amsterdam, 1710, n° XGVII · texte numérisé non relu

Gazette d'Amsterdam, 1710, n° XGVII

2. François de la Rochefoucauld-Fonsèque, marquis de Montendre, né en 1672, petit-fils par sa mère de Pierre Pithou et de Catherine Loisel, quitta l'habit religieux pour embrasser le protestantisme. Il alla prendre du service en Angleterre et y devint fold-maréchal de la cavalerie, maître de l'artillerie, conseiller privé pour l'Irlande, gouverneur de Guernesey, etc. Il mourut à Londres le 18 août 1739. (Agnew, Protestant exiles from France in the reign of Louis XIV, tome II, p. 122-125.)

XXxiv INTRODUCTION.

Mémoires de Trévoux, les Acta eruditorum, le Journal littéraire, le Journal des Savants, la Bibliothèque choisie de Jean le Clerc, toutes les gazettes lui consacrèrent des articles que, quinze ans plus tard, le P. Nicéron réunit et commenta dans le tome II des Mémoires pour servir à Vhistoire des hommes illustres dans la république des lettres. Quelques lignes seulement du P. Nicéron suffiront à donner une idée de la réputation que Spanheim s'était acquise :

« Il est surprenant qu'en faisant les fonctions de ministre public avec tant d'*exactitude et en tant de voyages différents, Spanheim ait trouvé assez de temps pour faire les ouvrages qu'il a publiés, qui sont proprement des pièces d'érudition et de travail qu'il ne pouvoit faire que dans son cabinet et parmi ses livres. On peut dire de lui qu'il s'est acquitté des négociations et des emplois dont il a été chargé comme auroit fait un homme qui n'auroit eu autre chose en tête que cela, et qu'il a écrit comme un homme qui auroit pu employer tout son temps à l'étude et dans le cabinet. Les affaires et le grand monde ne lui donnèrent jamais de dégoût pour l'étude, et l'étude assidue à laquelle il s'appliquoit ne le rendit pas moins propre à vivre dans le monde et à se faire estimer de ceux mêmes qui n'avoient aucun goût pour l'érudition. Il n'étoit savant que quand il falloit l'être, et il n'entroit dans le commerce de ceux qui ne savent ce que c'est que science qu'autant que cela étoit nécessaire pour faire réussir ses négociations. »

Le Journal des Savants nous fournit aussi ce curieux renseignement^ :

a M. de Spanheim est mort à Londres le \A du mois de novembre. Cet illustre savant a eu une si grande indifférence pour ses manuscrits, qu'il n'en a point parlé dans son testament. Comme le prince dont il étoit envoyé en a demandé le catalogue, proposant en même temps de donner ce que les héritiers sou-

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