‹ Relation de la cour de France en 1690Chapitre 282 sur 360 · Ici, Niemegiien · texte numérisé non relu

Ici, Niemegiien

l'occasion qui se présenta alors à Paris des procès de ces mêmes crimes, et des personnes qui en étoient ou accusées ou convaincues, et en vertu d'une commission expresse donnée de la part du Roi à des juges délégués pour en connoître et pour en juger. Il ne put, là-dessus, que courre divers bruits désavantageux au sujet et en suite de la détention de ce duc, qu'on* jugeoit généralement perdu sans ressource. Les choses étoient encore dans cet état quand je vins en France en avril 1 680, et où le prince de Gondé, quoiqu'il eût sujet d'être peu satisfait du procédé de ce duc envers lui, n'avoit pas laissé, en considération du parentage, de solliciter pour lui les juges, de même que sa sœur, la duchesse de Meckelbourg. Enfin il fut déclaré absous, tiré de prison bientôt après, et rétabli dans l'exercice de sa charge de capitaine des gardes du corps. Ce qu'on en a pu savoir en revient là que, sans être d'ailleurs coupable d'empoisonnement ou de sortilège pour se défaire de son prochain, comme beaucoup d'autres personnes qui en furent convaincues ou exécutées, il étoit vrai cependant qu'il auroit consulté une de ces empoisonneuses, ou qui se mêloient de sortilèges, pour savoir par où il pourroit se conserver ou acquérir plus de part dans l'amitié du Roi et se faire aimer des dames ; ce qui auroit été considéré par la cour et par les juges pour une grande foiblesse de ce duc, plutôt que pour un crime digne de disgrâce ou de mort. Quoi qu'il en soit, on le vit rentrer dans l'exercice de sa charge susdite auprès du Roi et en faire la fonction à son tour. Il n'en parut pas pourtant mieux

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