L'un, dans le manuscrit
Roi envoya en Hongrie, au secours de l'Empereur contre le Turc, et en la bataille de Saint-Gothard, en 1 663 S au gain de laquelle les troupes prétendent qu'il eut beaucoup de part ; l'autre, au siège de Candie, où il se rendit à la tête du secours qui y fut envoyé en 1 668, et y donna toutes les preuves d'une valeur intrépide, quoiqu'avec peu de succès pour le besoin de la place; et la troisième, à retirer les François hors de Messine, où, sous prétexte d'en être le vice-roi, il fut envoyé comme à une expédition qui vouloit beaucoup d'intrépidité et de résolution, et qui lui réussit. Il y a d'ailleurs quelques années que, pour flatter la gloire du Roi et montrer combien il en étoit zélateur particulier, il prit le dessein de faire faire à ses dépens une statue ^ ^^ colossique du Roi, en bronze, couronnée par la Victoire, avec d'autres ornements, soit du piédestal, soit de basreliefs élevés en pyramide aux quatre coins de la place, où étoient gravées les actions les plus éclatantes arrivées sous le règne de Sa Majesté, embellies de devises magnifiques, et laquelle place où elles sont en porte • depuis le nom de la Victoire. La dédicace s'en fit solennellement, il y a bientôt trois ans passés-, avec l'assistance de toute la cour, qui s'y rendit de Versailles, la présence du régiment aux gardes, dont ce duc est colonel , et de plus d'une cavalcade du prévôt des marchands, des échevins et du reste du Magistrat de la ville de Paris. Au reste, ce duc est du nom et de la maison d'Aubusson, le grand maître de Malte qui défendit l'île de Rhodes contre le Turc dans l'an [1 480] ^