‹ Relation de la cour de France en 1690Chapitre 5 sur 360 · Voyez la Relation, p · texte numérisé non relu

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3. Frédéric-Guillaume était mort le 29 avril 1688 et avait été remplacé par son fils aîné Frédéric III, celui qui prit le titre de roi de Prusse en 1701. Spanheim, maintenu au poste de Paris, avait fait part du décès de son maître le 29 mai, puis, le 29 août, de la naissance d'un fils du nouvel électeur. (Gazette, 1688, p. 245, 276, 443.)

INTRODUCTION. XXllj

fit savoir à M. de Gravel qu'il devait se préparer à sortir de ses États ^ Le 4 janvier 1689, le marquis de Croissy prévint également Spanheim qu'on tenait ses passeports à sa disposition. Celui-ci demanda son audience de congé, et il en fit rapport en ces termes à l'Electeur :

« Paris, 27 janvier 4689.

a Je rends compte, par l'information ci-jointe, et avec toute la soumission due, des audiences de congé qu'on m'a données ces jours-ci à Versailles, et dont j'eus seulement hier celles de Monsieur et de Madame : en quoi je puis dire qu'on a gardé, de ce côté-ci , toutes les bienséances et formalités requises à congédier honnêtement un ministre de Votre Altesse Électorale, et quoique, de mon côté, je m'en fusse tenu (suivant que j'en ai mandé en tout respect, et à l'occasion de ce qu'on me renouveloit la mention de mon départ et de mes passeports) si je n'aurois pas l'honneur de me présenter au Roi et de lui faire la révérence avant mon départ sans parler d'audience réglée. Les manières mêmes et les expressions de S. M. furent modérées et honnêtes sur les conjonctures , et quoique je n'y dissimulasse pas ce qu'il étoit le plus essentiel de lui insinuer, et d'ailleurs avec les égards que requéroit une audience publique : ce que je dois d'autant plus remarquer qu'on se flattoit encore par deçà, sans que je puisse bien juger sur quel fondement, de plus de disposition du côté de Votre Altesse Électorale d'accepter le parti de la neutralité. »

Bécit de mes audiences de congé à Versailles, lundi 24 janvier et mardi 25 du même mois \689.

a Le marquis de Croissy me fît savoir samedi au soir, 22 du mois, par un exprès qu'il m'envoya de Versailles, que le Roi avoit appointé mon audience de congé pour le lundi matin suivant, 24 du courant. Le sieur Girault, [sous-Jintroducteur des ambassadeurs, vint céans, le lendemain dimanche, me donner le même avis de la part de l'introducteur, le sieur de Bonneuil,

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