Espécieuses, dans le manuscrit
grand maître de la maison du Roi, qui est la première charge de la cour, qui a le pouvoir et une^ espèce de jurisdiction sur tous les officiers de la maison du Roi, le prince de Gondé, qui aimoit d'ailleurs tendrement son fils, n'eut pas de peine, après son retour, d'accepter le parti qu'il eût cette charge avec sondit fils le duc d'Enghien, en survivance l'un de l'autre, et que ce dernier même l'exerçât dès lors actuellement. Il se contenta d'aller prendre possession du gouvernement du duché de Rourgogne, qu'il avoit eu avant la guerre civile, et qu'il avoit changé avec le duc d'Épernon, dans l'an 1 651 , contre celui de Guyenne pour le duc d'Enghien son fils. Il obtint aussi dès lors, sans peine, la survivance dudit gouvernement de Rourgogne, et en exerça même la charge dès que les fréquentes indispositions du prince son père le portèrent à la lui résigner pour aller faire sa retraite et demeure ordinaire à Ghantilly. D'ailleurs, ce même duc son fils, dans l'année 1663, se maria avec la seconde des trois princesses palatines filles du prince Edouard palatin, frère de l'électeur Gharles-Louis et de la princesse de Ne vers sœur de la reine de Pologne alors régnante. Ce fut aussi ensuite que cette reine, qui n'avoit point d'enfants, adopta cette nièce pour fille en faveur de ce mariage, la déclara son héritière, et même dans la vue de lui procurer, après sa mort, et à son époux, la couronne de Pologne. Mais, comme la mort de cette reine prévint l'effet de ses vues à la renonciation que le roi Gasimir son époux fit ensuite de ladite couronne pour aller devenir abbé de Saint-Germain en France,