‹ Relation de la cour de France en 1690Chapitre 67 sur 360 · Un, dans le manuscrit · texte numérisé non relu

Un, dans le manuscrit

le parti resté en Pologne de ladite reine, et appuyé sous main de celui de France, pendant qu'il travailloit en apparence pour le duc de Neubourg, ne manqua pas, dans l'année 166^, de se remuer et d'agir pour mettre cette couronne sur la tête du prince de Gondé ou du duc d'Enghien son fils; mais ce qui ayant manqué par l'opposition du parti qui tenoit pour le prince Charles, aujourd'hui duc de Lorraine, et ensuite par l'élection tumultueuse qui, en dépit des grands du royaume, se fit par la noblesse à cheval du duc Michel, duc de Wiecnowiecki ^ , le prince de Condé et le duc son fils n'y attachèrent plus leur espérance et leurs vues ; ils y renoncèrent même dans la suite en faveur du jeune et brave duc de Longueville, fils d'une sœur du prince susdit, et qu'on travailla sous main, en Pologne, du côté de la France, de faire élire en place du roi Michel, qu'on décrioit incapable de soutenir le poids de cette couronne et trop attaché aux intérêts de la maison d'Autriche par son mariage avec la sœur de l'Empereur. Mais la mort survenue de ce jeune prétendant au fameux passage du Rhin, dans la guerre de Hollande , en 1 6721 , rompit tout à coup cette pratique. Mais, pour en revenir au duc d'Enghien, aujourd'hui prince de Gondé, comme il est encore plus à propos de le connoître par lui-même que par ses charges, par son mariage, par sa qualité de premier prince du sang de France, ou bien par sa destination passée à la couronne de Pologne , on peut dire en premier heu que ce prince est d'une taille au-dessous de la médiocre et assez déliée, d'un port

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