Viasnovischi, dans le manuscrit
assez vif et dégagé, mais, après tout, qui n'a rien, dans l'extérieur de sa personne, ni dans tout son air, qui réponde à celui du feu prince son père, ou remplisse à la vue le grand et glorieux nom qu'il porte. Il n'en est pas de même du côté du cœur et de l'esprit, qu'il a également bien rempli des qualités exquises à s'y distinguer et à les faire valoir. On peut croire qu'il doit le premier à son heureuse naissance, à l'exemple et à la valeur d'un père aussi illustre, et aux occasions qu'il a eues de signaler de bonne heure son courage et d'en faire l'apprentissage sous un si grand maître : ce fut en premier lieu dans les engagements de son père avec les ennemis de la France jusques à la paix des Pyrénées, ensuite dans la guerre de Flandres suscitée en 1667 sous prétexte des droits prétendus de la Reine, et, au commencement de l'année suivante, dans l'expédition de la conquête de la Franche-Comté, où il accompagna le prince son père, qui en étoit chargé, et eut grand part aux actions et aux événements qui y furent le plus remarquables. Il ne s'est pas épargné non plus dans la guerre qu'il suivoit en 1 6721 contre la Hollande, où il fît la première campagne avec le même prince , qui commandoit une des armées royales, non plus que dans la bataille de Seneff, qui arriva en 1 674, où il donna encore toutes les preuves de son intrépidité et de son courage ; le tout cependant sans y avoir eu autre emploi que de lieutenant général sous le prince son père. Aussi n'y a-t-il guère d'apparence qu'on lui confie un poste pour la guerre plus proportionné^ à son rang et à sa naissance, ni