‹ Relation des opérations de l'armée aux ordres du prince Joseph Poniatowski pendant la campagne de 1809 en Pologne contre les Autrichiens;Chapitre 25 sur 37 · V- ^( j ♦,;••, .;': /,\ // -*^ ..' • 'i îî^;:n ;:'x^) l · texte numérisé non relu

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msTincATiTBS. 355

Lubarlow» le 11 mai 1809.

A S. A. S. M. U prince de Neuchdtel.

Dqp^s le dernier rapport que f ai ea l'honneur d'adresser à y. Â. S. , en date dû 6 de ce iinois^ li n'y a point %ii #èBgageBient sérieux avec Pennemi: J e contintie le tioîiteifkent dont je lui ai fait mention/ et j'eÉijpère sous peu de jIMhs me trouver sur le San.' Cette position* donnant au crofpsMus^ mes ordres la &cuh6 "de se dirigbr sUr le point eb il sera le plus utile d'agir^ je réglerai mes mbuT^ents uitérieuKs sur ceux de l'ennemi^ soit pour le combattre d'il se pcwte vers nous^ soit pour m'approcher de Erakoi4e et me rendre maître dès débouchés de la Hongrie^ s'il nous kdsse le temps de le gagner de YÎtèssè.

Jusqu'à présent il n'est guère possible ,de juger ,dçs projets de l'ennemi. D'après les derniers rensei^^n^ements tpi nous sont parvenus^ la garnison de Yarsôyiene consiste qu'en quelques compagnie d'infanterie -, le ç^rps de I^rchiduc Ferdinand s'est concentré près de Lowicz^ et trayaille â se retrancher. On lui suppose quelques intentions de se porter vers Posen. Cette hypothèse parait si étrangère à toute Tue militaire^ que j'ai peine à la croire probable. Si malgré cela elle se réalisait^ elle ne pourrait être justifiée que par l'attente de Toir les Russes se dé darer contre la France et se joindre dans ce cas aux Prussiens^ qui n'attendent qu'un moment favorable ^Qur

agir hostilon^Qt^ et^ en attendant^ montrent leurs disposa.

sîtions par des armements^ des levées d'hommes^ et tous les secours secrets quMls peuvent faire passer aux Autrichiens^ tandis qu'ils interrompent les comûiunications les plus simples que nous sommes dans le cas d'entretenir avec les troupes polonaises qui se trouvent à €ustrin et Dantzig.

J'ignore à quel point on peut copipter sur les Russes; mais jusqu'ici leurs démonstrations ne nous ont point été favorables. On àait positivement que des officiers russes 09 1 été vus dans le camp autrichien; et dans la nuit d'hier un aide de camp du général Lewis^ commandant à Bia- Ijstok^ connu pour être employé en mission secrète^ a été amené à mon quartier général^ muni d'un passe-port pour Varsovie oùilallait^ disait-il^ pour affaires particu^ liéres ; il prétendait ignorer que nous fussions en Gailicie et les Autrichiens à Varsovie^ quoique je n'aie pas maur q;ié de tenir les généraux russes^ et surtout M. Lewis^ au courant dç mes opérations. Tous ces indices pourraient nç pas être certains; mais il me parait que si ,1a Russie agit de concert avec la France^ ce résultat ne sera dû qu'aux victoires de l'Empereur. Quelles que soient les intentions de cette puissance^ je fais mon possible pour n'être pas pris au dépourvu dans le cas où elles ne nous seraient pas favorables. Une levée générale^ ordonnée dans les départements^ s'organise rapidement : déjà plusieurs fortes troupes d'infanterie gardent la rive droite de la Vislule , de la Narcw et du Bug, et des détachements de cavalerie> répandus en avant, observent les mouvements des troupes russes et empêcheront que le corps d'armée ne soit surpris de ce' côté. J'ai donné le commandement des levées au général Dombrowski, et le général Zaionczek commande l'infanterie de ligne.

JUSTIFIGATIVBS . 357

^ Toutes les nombreuses ^ affaires de détail ont été jusqu'ici entièrement à notre avantage^ et augmentent chaque jour la confiance du soldat polonais et son ardeur à se mesurer avec Fennemi. Un piquet de cinq hommes^ conduit par le lieutenant Eremski du 1^' régiment dMnfanterie^ a osé^ il y a quelques jours^ passer la Vistule^ et s^est emparé d'un p<^te autrichien de 35 hommes et un officier^ quMl a emmenés prisonniers avec armes et bagages.

Environ 400 hommes du 6' régiment de cavalerie du colonel Dziewanowski^ faisant partie de Pavant-garde aux ordres du général Rozniecki^ envoyés à la poursuite d'un transport qu'escortaient 1^000 hommes d'infanterie ^ ont fait 700 prisonniers et se sont emparés de la totalité du convoi consistant en drap,' souliers^ de la valeur d'un million de florins de Pologne ^ on est à la poursuite du reste de l'escorte, qu'on espère amener demain. Environ 2,000 recrues ont été dispersées et mises en liberté. Ces succès promettent quelque consistance à nos opérations -, ils ont porté au comble la bonne volonté des habitants de la Galicien que retenait encore la crainte des suites, si les troupes autrichiennes reprenaient le dessus^ on s'empresse d'accourir sous les drapeaux, et le seul manque de moyens met des bornes à l'accroissement des forces que nous pourrions nous procurer. Le prince Constantin Gzartoryski, sacrifiant tonte considération, est arrivé à mon quartier général et prend service dans nos troupes. Le seul mot de patrie rendue, prononcé aux Galiciens, augmenterait notre «rmée de 20,000 combattants levés aux frais des propriétaires. Une députalion de citoyens de plusieurs cercles est venue hier se présenter à moi, pour me prier de transmettre à S. M. l'émpèreiir teuir désir de participer aux bienfiuto et. à ta protectîoa qa^il dn)-

358 FiiECis

gM accorder à Pexistenoe nationale de leurs compatriotes: ce TOHi si ardent et si longtemps étouffé^ pourrapje teor donner Peapërance de le voir exaucé ?

Ajvt4 prince Joseph PoipATOWSKi» .

P. S. Dans le monpient mdme où je terminfds c^tt^ dépêche^ on m'ap^rte une, lettre intéressfuf^te da génàral russe prince Gortschakoff à l'archiduc Ferdinand : elle^pi'a pàriî tellement importante dans les circonstances actuétles, qùé j^ai cru devoir là mettre en brigibal sous lés yeux de

. M. FEmpereur.

vn.

Ulanow, 19 mai 1809.

Rapport du prince, Pçntatowski âS.À.S, k prince 4^

Ncufchdtel^

Monseigneur,

.lî

A la suite des dispositions que j'ai eu Phonneurde por- Usr à la connaissance de Y. A. S.^ en date du il de ce mois^ le corps de troupes polonaises sous mes ordres se trouve aujourd'hui sur le San^ où Pavant-garde et une partie de la cavalerie Pavaient devancé depuis quelques jowrs^

Proitant de lliAction' dé Pennemî^ qui ^ on ne sait itcf pourquoi > a jm position sur la Bzura, j'ai oni dbvoir

JITSllfïléltlTBS. «M

û&iê M^AfOiëè là 'tété ée (k>ikt dëSMiiddlAlif ^ M jHll oracMié en même temps une tentative sur la ville ihëtûë', dftit'M'* n&mi avait 'pietiipié 4e trèa forts mtfa»dMiie«t$. Cltte 4Qipér«tiot a eu tout le saceès que l'on pouvait idéiwrt^r : lalèleèe ponta^été^ Uer, enlevée à la baSonoattfe.pair le die£-d'escadron d'artillerie comte Wlodimir Poifcki^ à la tète d'un détachement faisant partie du corps du gé^ nérd'BocnieGki , et la ville de SandonHr , après une attaque vigoureuse^ attaque efTectuée par trois bataillons de Pavant-garde du général Sokolnfçki^ qui ont passé sur la rive gauche de la yistulCj» s'est rendue aujourd'hui^ à 5 heures du matin ^ par une capitulation dont je reçois la nounrriHe li l'in^tmt mène. GeMe opération a coûté à l'ennemi au delà de 1^000 hommes tués et environ 1200 priaoÉraefa^' dO. piëces df^canon et iles^unitj^nsuc^ççi^rables. Elle nous assure sur la rive gauche de la Yistule un point d'où il sera possible de déboucher^ po\ir traverser les mesures de l'ennemi , et l'empêcher de tenter le passage .dei€ Yk^ulç* Macayal^ie s?éten4.dn^çdjé|d€|^Lé9Bf^et j«8fw..vecs KrakovÂe. ^ ^ ...

I^âtfénds des nouvelles de Zamosc^ que j'ai hit attaquer pair tm corps aux ordres du général Pelletier; j'espère apprendre bientôt la prise de cette place. La cavalerie a d^vré S à 4^000 consdkrits déjà rassemblés; beaucou]^ d^officiers se sont distingués^ niais nouii avons à regretter là ^tè du brave chef de bataillon prince Màrcëllik LUbolÀirsfci ^ tuë sur une pièce dans l'âssâiit 'de ' Ssiiidomir • îfirAèé ]pok)iiàise est animée d'tià sublinie esprit| elle avance aux cris de vive VEmperewr! et tous ceux qtlf %ni ^bcca^îlé'teiidrb dès sërvUiës M8& âlvréiiH^4)di8lA)ar ^mt de léiii^s ^iubètàdeà l^tiife ifi«%ë 4if «ÉfMîc-

T , à. )', j IJAi uf -KA-l. Je

lion de. cet auguste souverain met à c6të des braves de SQD invincible armée.

Les Galiciens donnent de jour en jour plus de preuves de leur attachement à la cause de leur ancienne patrie^ et ii^àttendrat que le moment ou il leur sera permis de prouver qu'ils sont dignes d^y appartenir.

Signé prince Joseph Poniatowski.

Au quartier général d'Ulanow, le 21 mai iao&.

Rapport du prince Poniatowski au major général prince ^ de Netéchdtel.

Monseigneur^

Ainsi que j^ai eu l^onneur d^en informer y. A. S.-^'en date du 1 9 de ce mois , j'ai fait attaquer ZamOsc par deux JimtaiUpns du 2® régiment d'infanterie , deux compagnies de xoUigeucs du S"" régiment d'infanterie^ 80 voltigeurs du 6« régiment d'infanterie^ avec 6 pièces de canons aux ordrej^du général Pelletier. Cette entreprise a eu le meilleur âuecès : la place a été prise d'assaut hier^ à 2 heures du matin. L'ennemi a perdu 3^000 hommes tuésoupris^ P^lîq^s cob)nels et' officiers ^pér leurs j, 40 pièces de c^çQU; et >^def approvisionnements considérables de tout

. Les triCNipes se sont conduites de la manière la plus Jbrilbiatei Je ne saurais parler avec trop d'éloge des bonnes dispositions du général Pelletier.

JUâTIVICÀTiTBS. 3Vl

^ ' La place de Zamosc commande par sa position une grande étendoe-de pays, et met en notre pouvoir toute la partie de la Galicie jusqu'à Léopol et Brody. Le général Samin^i est en marche avec le 6^ régiment de cayalerie^ pour pénétrer de ce c6té aussi loin quMl pourra ; nos avant-postes sont aujourd'hui à deux milles de LéopoL J'ai cru devoir me rapprocher de Sandomir.

Signé prince Joseph Poniatowski.

Opéra^ans de la ganmon du fort de Cxenstockowa depuis

le commencement de» hostilités.

Le 14 avrils le commandant de la place de Piliça fut informé par le général autrichien Bronowacky que les troupes sous ses ordres pénétreraient dans le duché douze heures après la réception de cette déclaration. Le il, le général Bronowacky arriva devant le fort^ à la tête de son corps composé de 5^000 hommes d'infanterie^ de 300 chevaux et de 10 pièces d'artillerie"^. Le 18^ ce général nie somma de rendre la place. Le 1 9 et le 20 ^ M ne se passa rien d'important; desdétachemens de cavalerie autrichienne pénétrèrent à plusieurs reprises dans la vieille ville de €zenstochowa^ mais ils en furent toujours chassés^ et perdifeât quelques hommes^ tués et blessés. Le 21^ l'ennemi quitta

* Cette évaluation do|t être exagérée, vu que le corps de Bronowacky ne comptait que deux bataillons et 8 escadrons. S^uUeir*heim Tévalue à 3^000 hommes. (I^ote de Tauteur.)

kfteimMitt in fort , «t ife porta sw VaiMfie far MdoidBk, Kaminftk et Pîotrkow. Jusqu'au ^mai itooa neiliatoafttB d'«iiieiiiis^.c6 jour-Ui^ k 10 h6ur«»da sok^ ode edbiaie Avtffichieam composée ile. 1600 homineft d'iaftaterie de fidieckler.^ de.200 dbevau-léfets de Pjemperrar^ à|p(i^és de.7 pièces^ et oommaiiâée pan. le eolonetGaraiitBiqHt^^^oe' cupa la vieille ville de Gzemtochowa.. Le S >. Febiifemi établit son camp prés du village de Kamien^ à environ 700 toises de la vieille ville • el, â.OOO du -fort : il établit de forts postes d'infanterie dans la vieille ville et au village de Wyczerpy. Le même jour ^ à 2 heures après midi^ l'ennemi attaqua l'église de St- Jacques^ située à mi-chemin de la vieille ville et du fort: tiëtte église était occupée par un poste de notre infanterie ^ non-seulement il ne parvint

f«9,li s'ea tendre feâltre yHiki» M M pmrstlvi'^^jtti^'^ijs la ville avec perte d'un îiffic^ et- 30 Soldats tués^ et 50 blessés 5 de notre côté^ nous eûmes un soldat tué^ et un offi(3i$r(lesou9-lieuteiiaiitKwiatkowâ]d)9iet, lâfi stldats? Uessés. Le 4^à4heuresde l'iiprés-midi^l'epiiemi.atto^iiiQt to fort avec la plus grande résolution f il s'avança juaqu'à lapon- T^le villO) où il prit position y et lança daa» l'iiriérieur du fort quelques obus. Mais il etil bieâatôt son <>busi^ dèmeolft p4âr le feil de la plae^^ habileriadut dk^ par leeideiXait lieutrasoit d'àrtillèriè Wfontewëkii Le# Autricfaieiis ^Ufeul de plus ttn eafAûne d'drtille^îe faé>ràisili«e|ffe»- -que twd leurs ewoilBiers. IPeu flqprès ^ PÈofahterte emaemie -s?«iyftB|a «dè.'d^rii^ les niamalonsi qui d€riûn<îittk'«DUfl«ttieh'?ille^, Yc^yant qu'il finstii4deftpreg#è«> j'oçdmi^ de .etaxf ér.ks indcesdedeux bëetkns àmitraille> c^isavriuaiidai au poste qui occupait l'église St- Jacques de se retirer le6tetan]li^afiaë'>alljr^r l'ennemi sur les pràûries oft étaient j^ôiotéeiliios louais quitter

XVSTIPICiTITBS. ttS

vkiMnettx; et a iParsiifa hài^dimeiit: Arf ivé'sidr tes fraMèft dont noiA Tenons tlë parler^ il'ftit reçu j^ar le* fev k «ilniffle èenos'piëoel^saM d^ime terreui^ paniquis^ itse'relinifi^ éâniMre; laissant «wiè diamp de iMttailteriO «orts %t iM bkflééa; ^oDsn^aTOÉSffutianaeette journée ^ti'unvrtuVdÉUnt iM, etdeoat Uonéà. Lèicombat dtirt tMil»hëut«s/«l ttMS sommes restés maîtres du champ de bataille. . • t . o

- MàlgM Pëeltëc dé là Veillé ,- le éoloïièl GràttilhôUtlne éèibmar, le > 5 mai, de M remettre le fort. Dates la Mi m 7 m B, rentieilii prit pdsftiôtî près du villa^ de jStrà- ^6tiir> et uiie de ses pàteouillés pédètra juscpie danlt té fiilibour^ de l^inte-Barbe, d^oâ dlë ftit ciiàssèe avec pé|tté Ai'^dttufes homnies. Lé 11 ; Penhémi brûh le tiers ^dé là Vifeiilé Ville. Là nuit suivante , nôtre poste, ètaM dans lé iiôdrént dé Ste -Barbe /fui forcé 5 iWncmi eut un officiel tué, âO &ntasi!ns et 2 cavaliers ftlessés. Noùd èi&mes, àè UtilJ^ m, lé lieiîtenant lfta%ùsk/ eÏ2 sdldats'Èl^ssè^, et 6 lioniâîés faits prisonniers.'

Sans la nuit du l5 âù 16, Pennèmi ouvrit sa pjremière paràiièlé, en s'appùyant à Sainte-Barbe, et occupa le £|iil>6urR dé ce nom, le jardin et le cimetière du couvent* hsjé la matinée du i 6 , je détachai deux compagnies d4nfanterie, que je fis bientôt soutenir par une troisième, afin de chasser. Pennemi de la. ppsition qu^il avait decupée. Malgré le feu des troia^ compagnies, répandues. len tirailleurs, soutenu par celui de la place > Pennemi ne .voulut n céder le terrain -, mais ^ il ne put résister à mie JSit^^e I baïonnette ^'ordonnai d^enfonçer .1^ jipi^te Au w^jàr tièré, ce qui permit à notre infanterie de se répandre ^iius Pintéfiieurdu oimejLière pt4Hi^4Â!^A!^^ d$jîhaj(ger Pennemi à la baïonnette. L'ennemi prit la fuite, et ne put pas même releva > éAaà^û tm^, ses blessés et ses morts.

864 ' PIBCB8

Cette journée loi a coûté 200 hommes^ hors de combat. Noos ramassâmes bon nombre defosils et deknces (à l'usage de ses chasseurs), qu'il airait jetés en ftijant^ nous lui fîmes un lieutenant et 14 soldats prisonniers. Notre perte s'éleva à 7 tués , 8 blessés et 5 prisonniers. Plusieurs maisons du faubourg Sainte-Barbe furent la proie des flammes.

Après cet échec ^ l'ennemi, perdant toute espérance de prendre le fort, résolut de lever le siège, et effectua sa retraite, dans les journées des 16 et IT/parKozieglowy sur Slankow^ ne laissant devant la place qu'une arrière-garde composée de 200 fantassins^ 60 cavaliers et 2 pièces d'artillerie^ afin de couvrir sa retraite et rallier ses patrouilles qui n'avaient pas encore pu rejoindre leurs corps. Cette arrière-garde prit position sur une éminence, dans les bois de Mostow, et suivit ensuite le mouvement de retraite de son corps, dans la nuit du 20 au 21 mai. L'ennemi, en se retirant, nous a abandonné ses magasins de vivres^ qu'il n'a pu emmener. Pendant la durée du siège, je n'ai eu qu'à me louer de la conduite et du courage de la garnison. Se sont particulièrement distingués : les capitaines Godlewskî, Selinski, Szymanowski, du 5^ d'infanterie^ le capitaine de sapeurs Haann, les lieutenants Raczynski et Bienicki, le sous-lieutcnant Kwiatkowski , du S"" de cavalerie; le lieutenant Rudkowski et le ci-devant lieutenant d'artillerie Wisnicwski, et enfin le magasinier Gzerno.

La garde nationale de la vieille ville de Gzenstoehowa ainsi que celles du faubourg de Sainte-Barbe et des villes de *S.rzepice et de Klobucko se sont montrées assez actives.

• l£ConiinUindantde1a phce deCzenstoehowaj

Signé le colonel Stuaat.

JCSTmCATlVES. 365

Au qiâurtier général de Trzesnia, le 7 )uiiKlM0.

A son excellence ilf . Zamoysln^ président du gouvememeni militaire j central et provisoire des deux Galicies^ sous

la protection de S. M. V empereur et roi, le grand Napoléon.

Il suffirait de connaître Phistoire de Pologne ^ pour ne pas douter que le successeur des hommes illustres que la maison Zamoyski a fournis à la patrie^ se montrerait^ en toute occasion^ digne des vertus par lesquelles sesancélres ont rehaussé la gloire de notre nation.

Y. E. a répondu à cette attente d'une manière qui est au-dessus de tout éloge.

Non contept de vous mettre à la tète du gouvernement des deux Galicies^ de travailler à maintenir l'ordre public et la prospérité des habitants ^ vous voulez encore^ en érigeant à vos propres frais un régiment d'infanterie^ vous associer aux mérites de ceux qui servent eux-mêmes les armes à la main '^.

Toutefois^ je sais trop apprécier les bons effets produits par votre; destination actuelle^ pour permettre qu'il vous en soit donné une nouvelle. Mais^ pour perpétuer la mèr moire de votre noble dévouement^ j'ai ordonné que le régiment d'infanterie^ organisé à vos frais ^ prit le îiom de régiment de Zamoyski.

Je désire que tout Polonais voie ^ dans cet arrêté^ la preuve des sentiments qui l'ont motivé. . '

* Le major Hornowski, commandant de Praga, fat nommé eo« lonel du r^imont formé aux (Irais de Zamoyaki..

811 piicn

Quant aax canons que tous avez offerts k la patrie^ et qui sont des trophées pris sur Pennemi par vos aïeux ^ ils feront voir au besoin^ eà dèfendiant les remparts de Zamosc^ qu'ils sont servis par de dignes fils de la Pologne.

funnée'p'obmtiim, > *

Signé friÈM Sù9^9emAto'W9Kî4

xr-

Au (luartier général dé Pniow, le 10 ]uiû 1809.

A S. M. VEmpereuret Roi.

Sire^

Les idées que^ dans mon rappori du 4 de ce môis^ j^avais eu Phonneur d'exposer à Y. M. I. sur les vues que lesjipouvements de Penneàiî n|e dqnnai^ait Heu de lai snppowr, se sont réalisées. L'archiduc FerAinaiûl; mënAeè sur ses derrières et craignant probablement de voit'te fiaUcfs entière perdue^ a réuni toules ses i[tey;etf4ââis k»l enmonsf de Sandomîr^ et parait ûitenlionné 4k pénétrer de ce côté. Le 5 de ce mois , un corps d'environ #à 10>000 hommes^ aux ordres du général Schauroth^ ajjraiit tenté de s'approcher de cette place ^ avait été repom^j^fturnny troupes avec une perte considérable en tués et blessés^ et Jawaut entirenos,mains quelques ceptaines de prisonniers. Une seconde attaque^ effi^tuèe le 6^ à laqttdSel'arehTduc

JVSTmcÀnvBS. SCf

Verébaiid^'Se'itrairait présent^ a'a pa» eq u mdQraip succès. L'ennemi n'a fait depuis aucune nouyelle tentative suiÇ Sa^d^mir; et s'^ta^t probablement^ conyain^u qujliine attaque direct|S lui coûterait beaucoup de. ]iio]:^de^ ^^B, conduire à des résultats certains , il parait avoir a^iaudouné ce dessein pour çelid de partager notre attention en débouchant sur nous par la Vute Vistujie.

En conséquence^ le général Schauroth a quitté son campd'Opatomec^ et^ après avoir passé la Yistule à Polaniec sur de grands bateaux qu'on y avait fait amener , s'est porté sur la Wisloka^ qu'il occupe depuis son embouchure dans la Yistule jusqu'à Dembiça. Cette petite riyi^e étant guéahle en plusieurs endroits^ mon flanc im\ $e t^uvait par là entièrement découvert

Si j'en étais réduit aux seules troupes polonaises^ je n'aurais pas balancé un moment à me porter sur l'ennemi pour Pattaquer f leur bonne volonté et le courage qu'elles, ont déplojré en toute occasion eussent été un motif suiÈsant pour* ne point m'inqui^r de la supériorité de ses forées. Cependant , l'occupation de deux places fortes et d'une grande étendue de' pays ayant réduit mon corps à environ 5 bataillons d'infanterie et 6 escadrons de cavalerie^ l'arrivée deis troupes russes m*a paru donner lieu à d^autres combinaisons^ et me mettre dans le cas de ne rien dealer au ^hasard pour obtenir des résultats que leur senfe prèàencé doit nécessairement amener. J'ai cru, en coiïâ^queiiceV devoir irènforcer les garnisons de Sandomir etZamosc, faire descendre à l'embouchure ^u San les bateaxrx et matériaux de pont établis sur -la Yistule^ et , wrès ayoir rapproché de moi ma, çava^^rie q^e j'avais portée en HTttt powéelamr k» iM|PKBiQ^ii4^'«iiimB%.

3ft8 FIÈCBS

prendre une position sur le San h la hauteur de Aiiow et Gzekay.

Ce parti m^a paru d^autant plus convenable^ que^ tout en conservant le point important de Sandomir^ il présente Pavantage non-seulement de lier mes mouvements avec ceux du général Zaionczek qui , ayant déjà passé la Vistule, esta la hauteur dti Pulawy, sera nécessairement à portée d'inquiéter le flanc droit des ,oorps ennemis devant Sanidomir^ sur la rive gauche de la Yistule^ mais aussi de prendre moi-même avec les . Russes une môme ligne d'opérations^ couverte aux deux extrémités par les places de Sandomir et de Zamosc.

Telle est ^ Sire^ la position actuelle dés trbupes p<do^ naises en GaKcie. U parait que l'on peut évaluer à' 45^000 hommes '*' les forces que la Russie y a portées.

La lettre ci-jointe^ en copie ^ que je me suis trouvé dans le casd'écrire au prince Galy tzine^ fera connaître à V. M, I. les dispositions personnelles de ce général^ ainsi que les délais que^ sous tous les rapports/on cherche à mettre à une coloration active des troupes russes^ tantôt en rac^ courcissant les marches^ en doublant les séjours^ tantôt en donnant aux colonnes une direction entièrement opposée à celle qu'il était naturel de leur faire prendre. Les représentations contenues dans cette lettre ont paru faire quelque impression sur l'esprit du prince Galytzine; et il vient de m'informer^ à la suite de la connaissance que je lui ai donnée de notre position^ qu'une de ses divisions se portait à Pulawy^ qu'une autre se joindrait incessamment à mon corps ^ et que la troisième prendrait la direction de

* Cette évaluation paraît exagérée : les troupes russes ne Se' ïifMtiùML guère qu'à ^noa brâimes. (Note de )*auteur^) >

JUSTIFICATIVES. 36d

Lnblin^ pour être à même d'agir du côté bu elle pourrait être le plus utilement employée. Celle qui doit soutenir mes opérations effectuera après demain, je l'espère^ sa jonction avec les troupes polonaises

Le zèle qui anime les Galiciens et leur bonne volonté n'ont point diminué. Les nouvelles levées se poursuivent avec la plus grande activité ^ il y a en ce moment en pleine organisation 4 régiments d'infanterie et 4 de cavalerie , tous habillés et équipés aux, frais des citoyens qui en ont offert la formation. De ce nombre se trouve M. le comte Zamoyski, gendre du prince Adam Czartoryski, le plus riche particulier de la Galide. Quelques bataillons seront en état d'agir avant quinze jours, et le manque total d'armes^ qui paralyse tous les efforts des Galiciens, mettra seul de$ bornes à l'empressement qu'ils témoignent pour prendre part à la défense de la cause commune.

Daignez agréer. Sire, etc.

5t^ le prince Joseph Ponutowsjei.

Au quartier général de Trzesnia, le 7 juin 1809.

A S. E. Monsieur le prince Galytzine commandant en eh^

de l'armée russe.

Monsieur le Prince,

J'ai déjà eu l'honneur de communiquer à V.E. les motifs qui m'ont engagé à prendre la position de Sandomir. Cette position m^ parait d'une telle importance, non-seulement

B70^ pAcbs

pour ne pas perdre les àvantagei^ déjà obteùiis ëar nemi par les troupes sous mes ordres ^ mais àtfisi ^dttè donner à Parmée russe la faculté d'agir de te îùanièi'e I^ plus conforme aux vues militaires que présentent les circonstances^ que je crois de mon devoir de repr^ntser encore à Y. E. que Tennemî se trouvant en fotce deiant Sandomir et occupant la Wisloka avec un corps èonisidé'rable^ il m'est impossible de faire aucun mouveméiii Sans dégarnir un point où il est essentiel de ne rien doilfaèt âii hasard. Les motifs que j'avais déjà chargé M. le génèjfàl Pelletier d'exposer à V. E. l'avaient engagée à ni'écrire qu'elledonnaitordreau lieutenant général prince ^btlval^ôff de diriger la colonne qu'il commande sur Sandôniir^ et d'en accélérer la marche de manière à se troitver salifS aucun délai à portée de coopérer avec l'armée polonais • èèpendant^ d'après la disposition de mirche qui viêli^ de m'étre communiquée par les autorités civiles, la colonne mentionnée, au lieu de se porter sur Sandomir par Zaînosc, comme la voie la plus courte, où aucun obstacle ne saurait l'arrêter, et où j'avais donné ordre de faire préparer de quoi subvenir à tous ses besoins, prend sa direction par Lublin, et , au lieu d'aecélérer son mouvement, qui n'est que de deux milles par jour, y ajoute par ce détour quatre marches et trois jours de repos.

Les ordres par lesquels S. Si. l'empereur et roi Jègle les opérations que j'ai à effectuer, étant basés en grande partie sur la coopération entière des troupes russes, relativement à laquelle il est convaincu des intentions de leur souverain son allié, il est impossible de ne pas pouvoir la mettre en état de juger lui-même combien éh concertant nos mouvements l'entière défaite de l'ennemi deviéiïtfôéile et assurée; et après en avoir rendu à rÉmpdfetif im

JUSTIÉICATIVBS. 371

compte exacte! détaillé^ une issue ^ m ^ avautageusc que celle à laquelle ces deux souverains pouvaient s^attendre^ aura droit de les surprendre.

M. le colonel Paszkowski, aide de camp de S. M. le çbî de Saxe, que je charge de porter cette lettre à V. Ë. aura l'honnetilp d'ajouter verbalement à son contenu des observations dont l'énumcration eût été trop longue^ veuillez bien. Monsieur le Prince, envisager la franchise et la confiance avec laquelle je vous les transmets comme line preuve non équivoque de ma conviction, combien TOUS êtes pôrsoîinellement disposée en faveur de la cause ^oûr laquelle îious dëvoiis réunir nos efforts.

A^iréëi; etc.

Signé pribce Joseph Ponutowski.

C^iMlation de ta ville de Sandomirj entre M. té général baron de Geringerj chevalier de l'ordre militaire de Marie- Thérèàe^ et Mrle général Sokolniçki, chevalier de V ordre âe )à légion d'honneur et de V ordre militaire polonais de Saxcj commandant la place deSandomir.

Demandes. Réponses,

. A AT. l«^ Deux heures après la [ Accordé

ratification des articles ci*des« ^s, lapbrte de Krakovie elle château seront à la dispositidn

PlbCBS

deVannécaulrichienne, laquelle néanmoins n'y mellra pas plus de troupes que ce que comporte la garde ordinaire de police.

La loyauté étant toujours la base de tous les traités quelconques, aucun signe de défiance ne saurait avoir lieu dans cette circonstance.

Art. 2. La garnison pourra commencer Tévacuation de la ville dès l'occupation susdite de la porte de Krakovie, et terminera son évacuation 12 heures après.

£Ue sortira avec tous les honneurs de la guerre, emportant ses armes, son artillerie, ses munitions et bagages, et il lui sera de plus accordé 100 chevaux du train et des voilures, pour le transport des vivres et des bagages des officiers qui manquent de fourgons. Bien entendu que ces chevaux seront renvoyés du premier gîte où ils pourront être échangés.

Art. 3. La garnison aura la faculté de rejoindre l'armée polonaise au delà du San, en passant la Vistule à Zawichost, ou

La garnison sortira par la porte d'Opatow dans la journée du 18 juin, 12 heures après la ratification, avec armes et bagages et tous les honneurs de la guerre, pour rejoindre son armée; elle prendra son artillerie, à l'exceplion de rartillerie autrichienne, chariots et caissons de munitions trouvés à la reddition du général Egermann dans la place de Sandomir ; et; à ce sujet on enverra un ofiicier d'artillerie (dès le moment de la ratification) dans la place^ pour y reprendre Tartillerie autrichienne avec ses appartenances.

Dans le même moment, il s*y rendra un orocier du géniepour recevoir les chariots et les outils de fortifications, ainsi qu'une planchette avec des instruments géométriques et la section de San* domir et des environs, qui y est restée; les bateaux qui se trouvent sur la Vistule, et qui formaient le pont, seront de même fidèlement rendus, aussi bien que les fourneaux et autres effets et matériaux appartenant à la garnison autrichienne de Sandomir.

La garnison se rendra sur la route de poste, par Zawichost, Solec, Koziennice, à Mniszew, au delà de la Pillça) dans le du*

JUSTIPIGATIVBS.

sur quelque autre point au-dessous dé ladite ville. A cet effet, il sera accordé des bateaux qu'elle s'engage de remettre à la disposition d'un commissaire autrichien dès que cedit passage sera effectué, au lerme fixé de 48 heures depuis l'évacuation définitive de la place.

Dans le cas où celte faveur ne serait pas accordée, la garnison se rendra au delà de la Piliça, en suivant la route la plus rapprochée de la Vistule; et alors il lui sera accordé autant de jours d'annislice qu'elle aura d'étapes à faire jusqu'à celtédestination, en comptant trois milles (de Pologne) pour chaque étape : car il est hien entendu que M. le général baron deGerioger s'engage à ne pas souf-* (Vir que la garnison soit aucunement gênée ou inquiétée durant sa marche jusqu'au terme prescrit.

Art. 4. Les prisonniers de guerre faits dans la dernière affaire du 16 juin, seront échangés en masse de part et d'autre, et cet échange aura Heu avant la sortie de la dernière colonne.

Si cependant il ne pouvait s'effectuer à l'heure prescrite, il serait accordé un plus long délai pour ces derniers, jusqu'à ce qu'ils puissent rejoindre leurs corps; et il est bien enteudu que des otages d'officiers de marque seraient donnés par l'armée auliùchieone pour la gâ-

ché de Varsovie. La troupe fera trois milles 4* Allemagne par jour, et sera suivie d'un commissaire civil impérial autrichien, qui lui fournira les étapes consistant en viande et pain, du moment que le bétail emrae-»

né et conduit avec la troupe de Sandomir sera consommé. Le général baron de Geringer enverra un escadron avec un officier d'état-major pour la sûreté de la troupe, aussi longtemps qu'elle se trouvera sur le territoire autrichien, sous la condition que nulle hostilité ne sera commise de part et d'autre jusqu'au passage de la Piliça.

En revanche, M. le général Sokolniçki répondra pour la sûreté du retour de l'escadron qui l'aura accompagné jusqu'au corps d'armée du général baron Geringer. Il est entendu que les troupes, en passant sur le territoire autrichien, camperont et ne prétendront rien d'autre,sans payer, que ce qui est prescrit dans rétape.

Accordé, à condition que tous les prisonniers qui se trouveront à Sandomir, tant officiers que soldats, seront fidèlement rendus, sans exclure les époques des différentes affaires; et s'il se trouvait parmi la garnison des soldats autrichiens, qui auraient été pris involontairement à la reddition de la place par le général Ëgermann, ils seront rendus avec les prisonniers. Du reste, la loyauté autrichienne répond de raccoiii* plissement de ce traité.

IPlàCBS

On leur donnera des cViariots suflisants!pour transporter les convalescents, qui devront suivre la garnison, comm^ ilesjtr

impossible de se procurer pour lé moment qp plus grapd nom* bre (|e cfiàripts.

Le resté accordé, avec la remarque que les hôpitaux seront au (Recompte sur le même pied que les hôpitaux aut,richieK)s à Varsovie.

rdntiede ce point, vu quejes prisonniers autrichiens resteront dans la place. Dans cet article ne seront pas compris les prisonniers des deux nations, faits antérieurement à l'affaire susdite.

A&T. 6. Les convalescents polonais qui seront en état d'être trapsportés, iouiront de la faculté d'être transportés par eux, ou il leqr sera accordé dçs voitures dé transport outre celles mentiqrinées dans l'article 2.

Quant i ceux qui seropt hors d'état d'être emmenés, ils seront recomqiiandés à la loyauté et aux soins de l'administration autrichienne ; un officier restera pour leur surveillance, et il leur sera accordé ^e^ feuilles de route pour joindre leurs corps ou pour s^ rendre au delà de la Pilica, dès que leur convalescence sera assurée.

ABTICI.B addilionneL L'armistice sera prolongé de 48 heures audelà du passage de la Filiça;de même, on se donnera mutuellement des otages jusqu'à la fin de l'évacuation de Sandomir.

Les magasins, ainsi que les prisonniers de guerre, hôpita} et bateaux, seront remis de suite à des commissaires que W. le général baron de Geringer nommera à ce sujet. L'officier d'artijlg: rie est chargé de se rendre de suite à Sandomir, pour prendre Ip§ canons âulrichîens restés dans le nombre de ceux qui se trouvent aujourd'hui dans la place de Sandomir, qui ne peuvent être toift au moins qu'au nombre de quinze, c'est-à-dire :

8 Pièces de 18 3 Obusiers.

2 Pièces de 6.

2 I. de 3.

Piltfie cela, il s'entend que tous |es objets de guerre, de dénominiaLtion quelconque, app^ftenai^t à l'armée impériale autrichienne lors de la remise de la place aiix troupes dii duo^é #

JUSTIFICATITBS.

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Varsovie, et qui se trouveraient encore présentement & Sandomir, ne pourront être emportés : ils seront remis scrupuleusement et exactement au commissaire nommé à cet effet.

Tout est convenu entre les soussignés^ munis des pleins pouvoirs nécessaires par leurs chefs respectifs, lesquels ont été communiqués réciproquement avant la conclusion des articles précités.

Au nom et par ordre de m. le Par ordre deN^le général Sokolr général major B. Geringer. niçki,

Obrazow, le 18 Juin 1809. Le colonel du 6« rég. de cavalerie

Le major de fêtai major-général

signé Nomann.

Katiûé à Obrazow, le 18 juin 1 809, à 6 heures du matin.

Le général major de l'armée

autrichienne, si^é Baron De Cbruiceb.

polonaise.

Signé DziBWAifOWS^l*

Ratifié à Sandomir, le 18 juin 1809, à 9 heures du matin, avec la clause quela dernière colonne aura la faculté de ne partir qu'avec le jour du lendemain, 19 juin, à raison de l'obscurité de la nuit, ayant Pespoir bien fondé que M. le général baron c|e Geringer ne s'y refusera pas; et en remarquant que, quant à la clause insérée dans l'article i, relative à l'enrôlement forcé des prisonniers de guerre, il ne peut être exercé aucune sorte de recherche à cet égar4, ^^ donnant ma parole qu'il n^ea existe de ce genre dans aucun des corps sous mes ordres, attendu que sous aucun prétexta de pareilles recrues ne seraient souffertes parmi nous.

Signé Le général SoKotiviçKi.

xm.

Au quartier général à Pniow, le 21 juin 1809. Lettre du prince Pomatowski au major général.

Monseigneur ,

J^ayais eu Phonneur d'exposer à Y. A. S.^ dans mes précédents rapports^ combien l'inaction des troupes russes me faisait craindre pour Sandomir ; Pexpérience a prouvé que mon inquiétude à cet égard n'était que trop fondée. Cette place avait été attaquée^ dans la nuit du 1 5 au 1 6 de ce mois, avec la plus grande opiniâtreté. Malgré les efforts de 10 à ll^OOObommes^déployés pendantun longassaut.Pennemi) quoique ayant déjà pénétré dans l'intérieur des ouvrages^ avait été complètement repoussé avec une perte d'environ 2^000 hommes^ dont 500 prisonniers. Cependant, un combat aussi vif ayant épuisé entièrement les munitions, et n'y ayant plus dans la place ni cartouches d'infanterie, ni charges pour les pièces de six et de trois, le général de brigade Sokolniçki, voyant deux jours après les préparatifs d'une nouvelle attaque, qu'il n'était pas sûr de pouvoir soutenir comme la première, a évacué la ville pour rejoindre le corps sous mes ordres. Deux divisions russes étaient à cette époque sur le San, à une très petite distance de Sandomir ^ et, malgré mes pressantes sollicitations, elles n'ont fait aucun mouvement pour se porter au secours de cette place. Dans ces circonstances, il me parait que ce que j'ai de mieux à faire c'est d'agir sur la rive gauche de la Yistule. Si j'ai seul à soutenir les efforts de l'ennemi, au moins ne serai-je jamais trompé sur mes ressources, et je »urai toujours sur (|uoi je puis compter. Je couvrirai

JUSTIFIGATITES. 377

par là le duché; et^ si l'ennemi se disposait à la retraite^ je serai à même de le poursuivre sans être arrêté par des lenteurs et de la mauvaise volonté. Les troupes sous mes ordres se mettent en marche dés demain matin. J'ai l'honneur de faire parvenir ci-joint à Y. A. S. copie du rapport de M. le général Sokolniçki y ainsi que de la capitulation et de la correspondance qui a eu lieu pour cet objet entre lui et le général autrichien Geringer.

Veuillez^ etc.

Le général de division commandant les troupes polonaises du 9« corps.

Signé Joseph , prince Poniatowski.

Au quartier général à Pulawy, le 27 |uia 1809.

Lettre du prince Poniatowski au major général.

Monseigneur^

J'avais eu l'honneur de porter à la connaissance de y. Â. S.^ en date du 21 de ce mois^ que^ malgré l'engagement pris par le prince Galytzine de faire passer deux divisions de son armée au delà du San^ on ne s'apercevait d'aucune disposition pour cet objet. £n effets sous prétexte du manque de vivres^ cette mesure n'a été effectuée qu'en partie plusieurs jours après ^ avec la même lenteur

87$ ti^m

m\ ^ caractérisé jusqu'ici tous les tuQHTîQmetits ée» t|rpupcs russes > Ces retards [ont donné au ciorps autrichiefi^ qui s'était porté sur la rive droite de la Yi^ tu|e> ip tefups de faire sa retraite ^vec la plus graude tranquillité^ ou n'a en aucune m^iére cherché II lUuqiiiéter. l^a connaissance certaine que^ dès qette époqu^^ pu eut ^ r armée autrichieunp qpfe celle aui: prdr^s'du prince Galytzine ne passerait pas la Yistule^ a OPgagé Tar:chiduc Ferdinand à porter avec rapidité la plus grande partie de ses forces^ savoir^ environ 25^000 hommes^ jusque sur la Piliça , et de menacer ainsi les frontières du (lup{)é. Ce mouyçment m'a mis dans le cas de me porter surPulawy. Les troupes sous mes ordres &'y trouvent depuis trois jours. Au moyen du pont que j'y ai fait jeter sur la yistul^^ je puis de ce points sans quitter la Galicie^ observer la marche ultérieure de l'ennemi^ me porter au besoin sur la rive gauche^ et^ en manœuvrant sur une des extrémités de sa ligne ^ lier par là mes opérations avec celles des généraux Dombrowski et Sokolniçki^ qui, avec environ 8000 hommes ''^^ ont pris position à Gora. Toute ma cavalerie jetée vers Zwolin et Radom, soutenue par de l'infanterie, observe les mouvements de l'ennemi, et se trouve à portée de se réunir sur le point où il sera possible d'agir le plus avantageusement. Je ne né|;ligerai aucune occasion; et quand même des circonstances favorables ne permettraient point aux troupes polonaises d'obtenir de 'nouveaux succès, je remplirai ioujours t'inteqition de S. M. l'Empereur en qccupant un corps de frpupes autrichiennes infiniment plus fortes que celles que j'a| a leur opposer. — L'arrivée de l'armée russe en Gaïici^ç ^

«Lfsdeux généraux réunis aTaiçntll,060faoi|une8àIeursdis-

JUSTIPIGATIVBS. 97%

Ie$ éyénemento apxqael^ elle a domjié lieu ayant permis à l'enDemi d'inquiéter uqe partie de la Galicie située sur la rive droite de la Yistule^ cette circonstance a ralenti néc^saîrement les nouvelles formations^ et les généraux russes y contribuent encore plus ^ en meitant partout où ils arri* yçpt des employé^ autrichiens^ qui se font un devoir de tpjirni^enier }es habitants et d?étouffer tout ce qui peut 4tre contraire aui^ intérêts de leur souverain. J?espëre ce* ppp4ant que le zè)e à tpute épreuve des IGralicicns saura v§|ppre pettp i^ouyelle entrave ^ et que pous m serons pQÎUt fru^4§ des moyens qu'pflre ce pays pour ajouter à fip9 fqrcesj $i le in^pque total d^armes jxe met des bor- 11^9 ^ leur df^ir de mériter une patrie^ en se rendant dignes 4^ \^ protection de PEmpereur.

yeuillez;^ etc.

Le général de dwtsion commandant les troupes polonaises du %* corps.

Signé le prince Joseph Poniatowski.

Quartier général de Pulawv, |e 2 juillet 1809. Ordre du jour.

Le prince commandant en jchef s'empresse de faire connaître à Parmée que S. M. PEmpereur et Roi est s^tisfoite de Parmée polonaise^ et lui a ordonné de témoigner aux troupes le contentement qu'il éprouve de leur conduite. Ce

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servir d'encouragement ponr mériter à Payenir de semblables louanges et la protection dont il nous a donné tant de preuves. Des armes et des subsides sont déjà en route. Le prince commandant en chef a reçu Tordre d'occuper provisoirement la Galicie au nom de S. M. l'Empereur et Roi^ de substituer aux aigles autrichiennes les aigles françaises^ de donner l'ordre à tous les tribunaux de rendre la justice au nom de l'empereur des Français^ et de recevoir le serment de fidélité des autorités à ce souverain. En conséquence^ le prince ordonne à tous les généraux et officiers de tous grades de se conformer strictement à cet ordre^ et de l'exécuter autant qu'il sera en eux. De plus^ il informe l'armée que S. M. l'Empereur ordonne que l'armée galicienne soit organisée sur le même pied que les troupes françaises; qu'elles aient pour enseignes les aigles françaises^ et qu'elles soient à sa solde^ tout en restant sous la direction du prince commandant en chef^ pour coopérer avec nos troupes contre l'ennemi commun.

Le général^ chef d'état-major général^

Signé FiszER.

Pièces relatives à la correspondance des Autrichiens avec le général Rozniecki au sujet de la capittdation deSrakovie» . »

A Monsieur le Commandant de l'avant-gardo de l'armée polonaise^

Désirant préserver la ville de Krakovie des ravages de

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