‹ Relation des voyages faits par les Arabes et les Persans dans l'Inde et à la Chine Akhbâr alSîn walHind. Texte arabe impr. en 1811 publ. avec des corrections et additions et accompagné d'une tr. fr. par m. ReinaudChapitre 6 sur 8 · SUR LA CHINE ET LMNDB · texte numérisé non relu

SUR LA CHINE ET LMNDB

Voici ce que dit AlM>u-Zeyd-Al-Uassan 00.

de Syraf :

J'ai lu avec attention ce livre, c'est-àdire le premier livre, lequel j'avais été chargé d'examiner et d'accompagner des observations que j'avais recueillies dans mes lectures , au sujet des incidents de la navigation, des rois des contrées maritimes et de leurs particularités, en relevant tout ce que je savais à cet égard, 61.

dans les choses dont l'auteur de ce livre n'a point parlé. J*aî vu que ce livre avait été composé dans Tannée 387 (85 1 de J. C). Or, à cette époque, les choses qui tiennent à la mer étaient parfaitement connues, à cause des nombreux voyages que les marchands de Tlrac faisaient dans

n CHAINE DES CHRONIQUES.

les régions maritimes. J'ai donc trouvé tout ce qui est dit dans ce livre conforme à la vérité et à Texactitude , excepté dans ce cjui est rapporté (i3o) au sujet des aliments que les Chinois o£Brent à leurs parents morts , et dans ce qu on ajoute , à savoir que , si on met pendant la nuit des aliments devant le mort, ils ont disparu le lendemain matin, ce qui autoriserait à croire que le mort les a mangés. On nous avait fait le même récit; mais il nous est venu de ces régions un homme sur les renseignements duquel on peut compter ; et, comme nous rinterrogîonft k ce siqet, il a nié le fait et il a ajouté : « C'est une assertion satas fondement; c'est comme

la prétention des idolâtres qui soutiennent qué leurs idoles entrent en conversation 09. avec eux.

Mais , depuis la composition de ce livre , la situation des èhotes, particidièrement en Chine, a beaucoup changé. Des événements sont survenus qui ont fait cesser les expéditions dirigées (de chez nous) vers

CtiAiN£ D£S GHAOIiiQU£$« ^

ces contrées, qui ont ruiné ce pays, qui en ont aboli les coutumes et qui ont dissous sa puissance. Je vais, s'il plait à Dieu, exfoaer ce que j*ai lu relativement à ces événements.

Ce qui a fait sortir la Chine de la situa* tion où elle se trouvait en fiut de lois et de justice , et ce qui a interrompu les eipéditions dirigées vers ces régions du

port de Syraf, c'est Tentreprise d un re- Llle qui a'app^teiuit pL à ia «aison royale , et quon nommait Banschoua (i3i). Cet homme débuta par une conduite artificieuse et par Tindiscipline ; puis il prit les armes et se mit à ranc^onner les particuliers; peuà peu les hommes mal intentioimés se rangèrent autour de lui; son nom devint redoutable, ses ressources s'accrurent, ton ambition prit de l'essor, et , parmi les villes de ia Chine quil attaqua t était Khanfou, port où les marchands arabes abordent. Entre cette 63.

ville et la mer il y a une distance de quelques journées. Sa situation est sur

une grande rivière, et elle e&t baignée par Teau douce (iSa).

Les habitants de Khanfou ayant fermé leurs portes, le rebelle les assiégea pendant longtemps. Cela se passait dans le cours de Tannée 26I (878 de J. C). La ville fut enfin prise, et les habitants furent passés au fil de Tépée. Les personnes qui sont au courant des événements de la Chine rapportent qu il périt en cette occasion cent vingt mille mustdmans, juifs, chrétiens et mages, qui étaient établis dans la ville et qui y exerçaient le commerce, sans compter les personnes qui furent tuées d^entre les indigènes. On a

indiqué le nombre précis des personnes

de ces quatre reUgions qui perdirent la vie, parce que le gouvernement chinois prélevait sur elles un impôt d'après leur nombre. De plus , le rebelle fit couper les

mûriers et les autres arbres qui se trouvaient sur le territoire de la ville. Nous nommons les mûriers en prticalier, parce 04. que la feuille de cet arbre sert à nourrir

CHÂIHB DBS CHRONIQUES. «5

rinaeete qui fidl la soie , jusqu'au momaiit où l'animal s'est construit sa dernière demeure. Cette circonstance Ait cause que

ia soie cessa dYtre envoyée dans les contrées arabes et dans dautres régions.

Le rebelle, après la iruine de Khanfou » attaqua les autres villes, Tune après l'autre , et les détruisit Le souverain de la Chine n'était pas assez fort pour lui résister, et celui-ci finit par s'approcher de la capitale. Cette ville porte ie nom de Khomdan (i33)« L'empereur s'enfuit vers la ville de Bamdou (i34] , située sur les frontières du Tibet et y établit son séjour»

La fortune du rebelle se maintint pendant qudqne temps; sa puissance s^éten-

dit* Son projet et son désir étaient de raser les villes et d'eiterminer les habitants, vu qu il n'appartenait pas à une famille de rois, et qu'il ne pouvait pas espérer de réunir toute l'autorité dans ses mains. Une partie de ses projets furent mis à ejLécution ; c'est ce qui fait que, jusqu'à |Nr^nt,

60 chaîné des chroniques.

ooB oommunications avec la Chine éoni

restées interrompues.

Le rebelle conserva son ascendant jusqu'au moment où ie souverain de la Chine se mit en rapport avec le roi des Tagazgaz , 65. dans le pays des Turks. Les États de ce roi et ceux de la Chine étaient voisins, et il y avait alliance .entre les deux familles (i35). L'empereur envoya des députés à ce roi , pour le prier de le délivrer du

rebelle. Le roi des Tagazgaz fit marcher

son £ils contre le rebelle, avec une armée nombreuse et d^abondantes provi-* sions (i36]. Une longue lutte commença; des combats terribles eurent lieu , et le . rebelle fut enfin abattu. Quelques-uns ajoutent que le rebelle fut tué; d^autres disent qu'il mourut de mort naturelle (137). L'empereur de la Chine retourna alors

vers sa capitale de Kboindaii. La ville était • en ruines; lui-même était réduit à une grande faiblesse; son trésor était épuisé, ses généraux avaient péri, les chefs de ses soldats et de ses bribes étaient morts.

Outre cela , chaque province se trouvait au pouvoir de ({uelque aventurier» qui en percevait les revenus et qui ne voulait rien céder de ce qu'il avait dans les mains.

L'empereur de la Chine se vit dans la né> cessité de s'abaisser jusqu'à agréer les excuses de ces usurpateurs, moyennant quelques démonstrations d obéissance que 60.

çeux-ci iirent» et quelques vœux qu'ils prononcèrent pour le prince, bien que, d'ailleurs, ils ne tinssent aucun compte de ses droits en ce qui concerne les impôts, ni des autres prorogatives inhérentes à la souveraineté.

L'empire de la Chine se trouva dès lors dans Tétat où fut jadis la Perse» quand Alexandre fit mourir Darius, et qu'il partagea les provinces de la Perse entre ses généraux (i38}. Les gouverneurs des provinces chinoises firent alliance les unsavec l%s autres, pour se rendre plus forts, et cela sans la permission ni Tordre du souverain.

A mesure qu'un d'entre eux en avait abattu un autre, il se saisissait de ses possessions;

66 CHAINE DES CHRONIQUKS.

il ne laiasait rien debout dans le pays , et en mangeait tous les habitants. £n effet, la loi chinoise permet de manger la chair humaine, et Ton vend publiquement cette chair dans les marchés (iSg). Les vainqueurB ne craignirent pas de maltraiter les marchands qui étaient venus commer*

cer dans le pays. Bientôt Ton ne garda pas même de ménagements pour les pa- 67. trons de navires (i4o) arabes, et les métrés de bâtiments marchands furent en butte à des prétentions injustes; on s^empara de leurs richesses , et on se permit à leur égard desactes contraires àtoutce qui avait été pratiqué jusque-ià* Dfes ce moment le Ûeu très-haut retira ses bénédictions du pays tout entier; le commerce maritime ne fut plus praticable, et la désolation, par un effet de la volonté de Dieu, de qui le nom soit béni, se fit sentir jusque sur les patrons de navires et les agents d'afiaires de Syraf et de rOman.

On a vu dans le premier livre un échan-

CHAINE DES GURONigtES. 09

tîlloû des mœurs de la Cliine, et voila tout* En Chine , un homme marié et une femme mariée qui commettent un adultère , sont mis à mort li en est de même des voleurs et des meurtriers. Voici de quelle manière on les fait mourir. On lie fortement les deux mains du condamné , et on les élève au-dessus de sa tète , de manière qu'elles s'attachent à son cou. Ensuite 69.

on tire son pied droit el on rintroduit dans sa main droite; on introduit également son pied gauche dans sa main gauche ; Tun et lautre pied se trouvent ainsi derrière son dos» le corps entier se ra** masse et prend la ibrme d une boule. Dès ce moment, le condamné n'a plus de chance de s'échapper, et on est dispensé de commettre quelqu'un à sa garde. Bientôt, le cou se sépare des épaules; les sutures du dos se déchirent, les cuisses se disloquent, et les parties se mêlent ensemble; la respiration devient difiicile, et le patient tombe dans un tel état, que , si on le laissait dans cette situation une por-

70 CHAHIB DES CHBOmQUBS.

ttoD d*lieure, il expirerait» Quand on la mis dans Tétai qu'on voidait , on le frappe ^ avec un bâton destiné à cet usage» sur les parties da ourps dont la lésion est mortelle; le nombre des coups est déteraiiné t et il n'est pas permis de le dépasser» Il ne reste plus alors au condamné que le souffle, et on le remet à ceux qui doivent le manger*

09. n y a, en Chine, des femmes qui ne veulent pas s'astreindre à une vie régulière , et qui désirent se livrer au libertinage. L'usage est que ces femmes se ren* dent à raudÛence du chef de la police, et qu elles lui fassent part de leur dégoût pour une vie retirée et de leur désir d'être admises au nombre des courtisanes, se soumettant d'avance aux devoirs imposés aux fmimes de cette dasse. En pareil cas, on écrit le nom de la femme et le nom de son përe; on prend son signalement et on marque le lieu de sa demeure; elle est inscrite au bureau des prostituées. On lui at> tache au cou un fil auquel pend un cachet

GHAIHE DB8 CHRONIQUES. 71

de cuivre qui porte l^empreiiile du sceau

royal; enfin, on lui remet un diplôme dans lequel il est dit que cette femme est admise au nombre des prostiUu'^es, qu'elle payera , tous les ans , au trésor public , une telle somme, en pièces de cuivre, et que tout homme qui l'épouserait sera mis à mort. Dès ce moment cetjte femme paye , tous les ans, la sonune qui a été fixée, et persoime fa^a plus la factdté de la molester.

Cette espèce de femmes sortent le soir» 70.

sans se couvrir d'un voile, et portent des étoflfes de couleur; elles s'approchent des étrangers nouvellement arrivés dans le pays, Dotanunent des gens corrompus et dépravés , et aussi des habitants du pays.

Elles passent la nuit chez etu , et elles s eu retoumeilt le lendeinaiii matin. Lottous Dieu de ce qu'il nous a préservés d'une pareille infamie.

La coutume des Chinois, de faire leurs achats et leurs ventes en pièces de cuivre, vient de Tinconvénient attadié à Tusage

72 GHÀINl:: DES GHH0MQIE6.

des pièces dW et d^argent Ils disent que , si un voleur parvient à s'introduire dans la maison d un Arabe ^ qui est dans 1 usage de faire ses transactions en pièces d'or et d*argent, il a la chance d'emporter sur son dos jusqu'à dix mille pièces d'or, ou le même nombre de pièces d'argent, ce qui suffit pour consommer la ruine de l'Âralie. Qu'un voleur, au contraire, sin« troduise dans la maison d un Chinois; il 71. ne pourra pas emporter plus de dix mille pièces de cuivre; ce qui équivaut à dix mitscais d'or seulement (i4i)-

Ces pièces de cuivre, que nous nommons yoIoii5 (i42), sont faites avec du cuivre et d'autres métaux (i 43) fondus ensemble. Elles sont de la grandeur de ce que nous appelons un dirhem boufly* Au milieu est un large trou par lequel on fait passer une ficelle* Mille de ces pièces équivalent à un mitscal d'or. Une seule ficelle enfile mille de .ces pièces ; mais à chaque cent Ton fait un nœud. Quand un homme achète une fern^e, ou une mar-

QHkim DES CaaUNIQUËS. 7a

clâaiidise, ou des légumes et des objets au-dessus, il donne un certain nombre de ces pièces, su iv ai il la valeur de l'ubjeL Ou trouve de ces pièces à Syraf ; ces pièces portent des mots écrits en chinois (i M).

A l'égard des incendies qui ont lieu en Chine, de la manière de bfltir les maisons et de ce qui a déjà été dit à ce sujet, les villes sont, dil^on, construites en bois et avec des roseaux disposés en treillage , à la manière des ouvrages qu'on fait chez 72. nous avec des roseaux fendus. On enduit * le tout d'argile et d une pâte particulière h la Chine, qui est faite de graines de chanvre ( 1 45] * Cette pâte est aussi blanche que le lait; on en enduit les murs, et ils jettent un éclat admirable.

Les maisons, en Chine, n'ont pas d'escalier, parce que les richesses des Chinois, leurs trésors et tout ce qu'ils possèdent, sont placés dans des caisses montées sur des roues et qu on peut faire rouler.

Lorsque le feu prend h une maison, on met en mouvement ces caisses avec ce qui

74 GinUNE DES GHROmQUBS*

y est renfenné» et il n y à pas d'escalier qui empêche de a éloigner avee rapidité (i 46).

Ce qui concerne les eunuques a été indiqujé d'uae manière bien brève (liy)* Les eunuques sont spécialement diargés de la perception de Timpôt et de tout ce qui tient aux revenus publics. Parmi eux, il y en a qui ont été amenés captifs des régions étrangères , et qui ont été faits y plus tard, eunuques; il en est d autres qui sont nés en Chine, et que leurs parents eux* mêmes ont mutilés pour les offrir au souverain , afin de capter par là sa bienveillance* En effet, les affaires de Tempire et ses trésors sont entre les mains des gens de la cour (i 48).

73. Les oiEciers qui sont envoyés par reuipereur vers la vUle de KhanCou, port où affluent les marchands arabes, sont des eunuques. L'uaage de ces eunuques, et des gouverneurs des villes en général, est , quand ils montent à ehevaf , de se faire précéder par des hommes quitiennentà la

CHAINE D£S CimONlQli£S. 75

main quelques pièces de bois semblables aux crécelles (des chrétiens) , et qui les frappent Tune contre l'autre. Le bruit qui en résulte s'entend de fort ioin« Aussitôt les habitants s'éloignent du chemin par où doit passer l'eunuque ou le gouverneur; celui qui est sur la porte d'une maison se bâte d'entrer et de fermer la porte sur lui. Cet état dure jusqu'après le passage de l'eunuque ou de l'homme préposé au gouvernement de la ville. Aucun homme du peuple n'oserait rester sur le chemin y et cela par un effet de la crainte et de la terreur qu'inspirent les hauts . fonctionnaires; car ceux-ci tiennent à ce que le peuple ne prenne pas l'habitude de les voir, et à ce que personne ne pousse la hardiesse jusqu'à leur adresser la parole.

Le costume des eunuques et des prin-*

cipaux oiriclers de l'armée est en soie de la première qualité ; on n'apporte pas de soie aussi belle dans le pays des Arabes.

Cette soie est très-recherchée des Chinois,

Di

et ils la payent un prix très^Ievé. Un 4es marchands les plus considérables et dont le témoignage ne comporte pasde doute, raconte que, s*étant présenté devant Teunuque envoyé par Tempereur dans la ville de Khanfou, pour choisir les marchandises

venues du pays des Arabes et qui convenaient au prince, il vit sur sa poitrine un signe naturel , qui se distinguait à travers les robes de soie dont il était couvert. Son opinion était que Teunuque avait mis deux robes Tune sur Tautre; mais, comme il tournait continuellement les yeux du même côté, Teunuque lui dit: t Je vois que tu tiens tes yeux fixés sur ma poi* trine ; pourquoi cela?» Le marchand lui répondit : cj admirais comment le signe qui est sur ta peau pouvait se distinguer à travers les deux robes qui couvrent ta poitrine* i Là^lessus, feunuque se mit à rire et jeta la manche de sa tunique du côté du marchand, disant :

75. «Compte le nombre des robes que j'ai sur moi.f Le marchand le fit, et il compta

LUAiME D£3 CUaONlQUES. 77

jub4uà cinq cabas (Ug) placés lun sur Tautre, et à travers lesquels on distîoguaii le signe. La soie dont il s'iigit ici est une soie éerue et qai n'a pas été foulée* La 5uic fjue j)ortent les princes est encore plus line et plus admirable (i5o)*

Les Chinois sont au nombre des créatures de Dieu qui ont le plus dadresse dans la main ^ en ce qui concerne le dessin , 1 art de la liabncation , et pour toute espèce dWviages ; ils ne sont , à cet égard t surpassés par aucune nation. En Chine i un homme &it avec sa main ce que vraisemblablement personne ne serait eu état de faire. Quand son ouvrage est fini , il le porte au gouverneur, demandant une récompense pour le progrès qu il a fait faire à Tart. AussiiM le gouverneur &it placer i objet à la porte de son palais , et on Vy tient exposé pendant un an. Si , dans Tintervaile, personne ne fait de remarque critiqoe , le gouverneur récompense i artiste et Tadmet à son service; mais, si quelquun aignale quelque défaiit grave «

76 UiAiBi£ D£S QkàBtMQLES.

le gouverneur reuvoie i arûste et ue lui

70. Lii jour, un huniine représeDla, 5ur une étoffe de «oie, un épi sur lequel était poeé an moineau; penonoe, en voyant la figure , n'aurait douté que ce ne fût un véritable épi et quW moinean était réellement venu se percher dessus. Uétoffe resta quelque temps exposée. Enfin, un bossu étant venu a passer, il criiiqua le

pa

gouverneur de la ville, en même temps on fit venir Tartiste; ensuite on de* manda au bossu ce quHl avait à dire; le bossu dit ; t C'est un lait admis par tout le monde » sans exception , qu'un moineau ne pourrait p^s se poser sur un épi sans le faire ployer; or Tartiste a représenté i'épi droit et sans courbure, et il a figuré un moineau perché dessus; c'est une faute. » L'obsei;valion fut trouvée juste, et Tartiste ne reçut aucune récompense.

Le but des Chinois , dans cela et dans les cliuseb du même genre, est d exercer

le talent des artistes» et de les lorcer à réfléchir mûrement sur ce qu'ils entreprennent et à mettre tous leurs soins aux ouvrages qui sortent de leurs mains.

11 y avait, à Bassora, un homme de la 77.

tribu des Goreyschytes , appelé Ibn«Vahab »

et qui descendait de Habbar, fils de Al-asvad (i5i). La ville de Bassora ayant été ruinée (i 62) , Ibn-Vahab quitta le pays et se rendit à Syraf. £n ce moment un navire se disposait à partir pour la Chine* Dans de telles circoustances, il vint à Ibn- Vahab ridée de s'embarquer sur ce navire.

Quand il fut arrivé en Chine» il voulut aller voir le roi suprême. Il se mit donc eu roule pour Klioiiidan, et, du port de Kbanfou à la capitale, le trajet fut de deux mois. Il lui falhil attendre lonj^tcinps à la porte impériale , bien qu il présentât des requêtes et qu'il s'annonçât comme étant issu du même sang que le prophète des Arabes. Enfin Tempereur fit mettre à sa disposition une maison particulière, et ordonna de lui fournir tout ce qui lui

un fil II If

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