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leur. » L*eninl triomphé, oMe des em- . ullivées, du (lu plus ferle celui dont s loin.» Puis ^ votre opie m pires du (juil nVlait 79.
. semblables.
TinlerprMo nous, nous ains (i5A). celui qui irac est situi^ o les autres .11. 11 porte, s rois (i55).
Mj ire. Le sou- ; des hommes, <^uv la terre I e. dans ses rrc une sur-
serait nécessaire. En même temps il "78. chargea lofficier cpii le représeutait à Kbaofou <le prendre désinformations, et de consulter les marchands au sujet de cet homme, (fui prétendait être parent du prophète des Arabes, à <jui Dieu puisse être propice ! Le gouverneur de Khanfou annonça Y dans sa réponse, que la prétention de cet homme était fondée. Alors
Tempereur l'admit auprès de lui, lui fit des présenta considérahies, et cet homme retourna dans rirac avec ce que l^empereur lui avait donné.
Cet homme était devenu vieux (iâ3) ; mais il avait conservé l'usage de toutes ses facultés. Il nous raconta que^ se trouvant auprès de l'empereur, le prince lui fit des questions au sujet des Arabes» et sur les moyens quHs avaient employés pour renverser l'empire des Perses. Cet homme ré* pondit : 4t Les Arabes ont été vainqueurs par le secours de Dieu» de qui le nom soil célébré» et parce que les Perses, plongés dans le cuite du feu , adoraient le soleil et
CliAliNi:; DLS CHUONigULii. 81
la lane, de préférence au Créateur, i L'empereur reprit : & Les Arabes oui triomphé , en cette occasion , du plus noble des empires, duplu3 vaste eû terres cultivées » du plus abondant en richesses « du plus fertile en hommes intelligents, de celui dont la renommée s'étendait le plus loin. » Puis il continua :« Quel est, dans votre opinion, ie rang des principaux empires du monde?» L%omme répondit qu'il n'était pas au courant de matières semblables.
Alors l'empereur ordonna à Tinterprète de lui dire ces mots ; « Pour nous , nous comptons cinq grands souverains (i54).
Le plus riche eu provinces est celui qui règne sur Tlrac, parce que Tlrac est situé
au milieu du monde, et que les aulres rois sont placés autour de lui. Il porte, chez nous, le titre de roi des rois (i55).
Après cet empire vient le nôtre. Le souverain est surnommé le rot des hommes, parce qu'il n y a pas de roi sur la terre qui maintienne mieux l'ordre dans ses Etats que nous, et qui exerce une sur-
a2 CHAINE DES CHRONIQUES.
veiUance plus exacte; il n'y a pas oon
plus de peuple qui soit plus soumis à
son prince que le nôtre. Nom aommea donc réellement les rois des hommes.
Après cela vient le wi des bêtes féroces, qui est le roi des Turks, et dont les États sont contiguâ à ceux de la Chine (i 56). Le quatrième roi en rang est le roi des Hèpliants, c'est-à-dire le roi de Tlnde. On le nomme chez nous le roi de la sageese, parce que la sagesse tire son origine des indiens. Ënlin vient lempereur des Romains , qu on nomme cbez nous le roi des beauxhommes (i57)»parce qu ii n y apassur SO. la terre de peuple mieux fait que les Romains, ni qui ait la figure plus belle. Voilà quels sont les principaux rois; les autres
n'oecupcnt qu'un rang secondaire. »
L'empereur ordonna ensuite à Tinter* prête de dire ces mots à TAxabe : « Reconnaitrais4u ton maitre» si tu le voyais?»
L^empereur voulait parier de Tapôtre de Dieu , à qui Dieu veuille bien être propice.
Je répondis : « Et comment pourrais-je le
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voir, maintenant qu'il se trouve auprès du Dieu très-haut?» L empereur reprit: a Ce n'est pas ce que j'entendais. Je voulais parler seulement de sa figure. » Alors 1 Araire répondit oui. Aussitôt Tempereur fit apporter uûc boîte \ il plaça la boîte devant lui ; puis, tirant quelques feuilles ^ il dit à rinterprëte: «Fais-lui voir son mattre.»
Je reconnus sur ces pages les portraits des prophètes; en même temps, je fis des vœux pour eux, et il s'opéra un mouvement dans mes lèvres. L'empereur ne savait pas que je reconnaissais ces prophètes; il me fit demander par Tinterprète pour* quoi j'avais remué les lèvres. L'interprtte le fit« et je répoadîs ; «Je priais pour les propices. » L'empereur demanda eom* meat je les avais reconnus , et je répondis: « Au moyen des attributs qui les distinguent. Ainsi , voilà Noé, dans i arche, qui se sauva avec sa fismiile^ lorsque le Dieu trèshaut commanda aux eaux, et que toute la terre fut submergée avec ses habitants; Noé et les siens éch apprirent seuls au
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déluge. ) A CCS inob, lempereur se mit à rire et dit : « Tu as deviné juste lorsque tu as reconnu ici Noé ; quant à la submersion de la terre entière, c'est un fait qué nous n'admettons pas. Le déluge n'a pu embrasser qu'une portion de la terre ; il n a atteint ni notre pays ni celui de Tlndc (i58).»
Ibn-Valiab rapportait qu il craignit de réfuter ce que venait de dire Tempereur et de faire valoir les arguments qui étaient à sa disposition , vu que le prince n*auraît pas voulu les admettre; mais il reprit : t Voilà Moïse et son bâton , avec les ^ enfants d'Israël.» L'empereur dit ; «Cest vrai; mais Moïse se fit voir sur un bien petit théâtre, et son peuple se montra mal disposé à son égard. » Je repris : < Voilà Jésus, sur un âne, entouré des apôtres. »
L empereur dit ; c II a eu peu de temps à paraître sur la seine. Sa mission n'a guère 82. duré qu'un peu plus de trente mois. »
Ibn-Vahab continua à passer en revue les différents prophètes ; mais nous nous bornons à répéter une partie de ce qu'il
CHAINE DES CIlROiNIQUES. 85
nous dit Ibn-Vahab ajoutait qu'au-dessus
de chaque iigurc de prophète on voyait une longue inscription, qu il supposa renfermer le nom des prophètes, le nom de leur pays et les circonstances qui accompagnèrent leur mission. Ensuite il poursuivit ainsi : «Je vis la figure du prophète, sur qui soit la paix! Il était monté sur un chameau, et ses compagnons étaient également sur leur chameau , placés autour de lui. Tous portaient à leurs pieds des chaussures arabes; tous avaient des curedents attachés à leur ceinture. IMTétant mis à pleurer, Tempereur chargea 1 interprète de me demander pourquoi je verdais des larmes; je répondis : « Voilà notre propliiîtc, notre seigneur cl mon cousin, sur lui soit la paix ! « L'empereur répondit : « Tu as dis vrai ; lui et son peuple ont élevé le plus glorieux des empires. Seulement il n'a pu voir de ses yeux Tédifice qu'il avait fondé ; Tédifice n'a été vu que de ceux qui sont venus après lui« » Je vis 83. un grand nombre d autres figures de pro-
S6 CHAlNfi DES CHBONIQUBS.
phèles dont queiques-imes faisaient signe de la main droite, réunissant le pouce et rîiidex^ comme si, en faisant ce monve* ment, elles voulaient attester quelque vérité (tâ9)« Certaines .figures étaient re* présentées debout sur leurs pieds, faisant signe avec leurs doigts vers le ciel. Il y avait enoote d^autf es figures; Tinterprète me dit que ces ligures représentaient les prophètes de la Chine et de Hnde ( 1 6o)» »
«Ensuite Tempereur m'interrogea au sujet des califes et de leur costome, ainsi que sur un grand nombre de questions Je religion, de mœurs et d'usages, suivant qu elles se trouvaient à ma portée ; puis il ajouta: «Quelle est, dans votre opinion ,> Tàge du monde 9 9 Je répondis: «On ner s accorde pas à cet égard. Les uns disent qn'il a six mille ans, d^autres moins, d*au-* très plus ; mais la différence n'est pasgrande. » Là-dessus, Femperetir se mit k rire de toutes ses forces. Le vizir qui était debout auprès de lui témoigna aussi qu il n'était pas de mon avis. L'empereur me
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dit : • Je ne présume pas que voire prophète ail dit cela, t Là-dessu» la langue me tourna , et je répondis : « , il la dit. » Aussitôt je vis quel<{ues signes dim- 84. probation sur sa figure ; il chargea i'in* terprète de me transmettre ces mots:
cFiûs attention à ce qne tu dis; on ne parle aux rois qu'après avoir bien pesé 4!e qu'on va dire. Tu as affirmé qoe vous ne vous accordez pas sur cette question ; vous êtes donc en dissidence au sujet d'une assertion de votre prophète, et vous n'acceptes pas tout ce que vos prophètes ont établi. Il ne convient pas d'être divisé dans des cas semblables ; au contraire, des affirmations parrilles devraient être admises sans contestation. Prends donc garde à cela et ne commets plus la même imprudence. >»
L'empereur dit encore beaucoup de choses qui sont ccliappées de ma mémoire I à cause de la longueur du temps qui s'est écoulé dans l'intervalle ; puis il ajouta : « Pourquoi ne t'es-tu pas rendu
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8a CHAiNh DEb CHRONIQUES.
de préférence auprès de ton souverain , qui se trouvait bien mieux à ta portée que nous ]K>ur la résidence et pour la race 9 »
Je répondis: aBassora, ma patrie, était dans la désolation ; je me trouvais à Syraf ; je vis un navire qui allait mettre à la voile pour la Chine; j'avais entendu parler de l'éclat que jette l'empire de la Chine, et de rabondance des biens qu on y trouve.
Je préférai me rendre dans cette contrée \ et la voir de mes yeux. Maintenant je m en S5. retourne dans mon pays « auprès du monarque nion cousin (161) ; je raconterai au monarque Téclat que jette cet empire, et dont j'ai été témoin. Je lui parlerai de la vaste étendue de cette contrée, de tous
les avantages dont j'y ai joui, de toutes les bontés qu on y a eues pour moi« 9 Ces paroles firent plaisir à Tempereur; il me fit donner un riche présent; il voulut que je m'en retournasse à Khanfou sur les mulets de la poste (162]. 11 écrivit même au gouverneur de Khanfou , pour lui recommander d avoir des égards pour moi»
lie me considérer plus que tous les Ibnc- ^nnaires de son gouvernemeiit^ et de me fournir tout ce qui me serait nécessaire jusqu^aa moment de «on d^rt. Je vécus dans l'abondance et la satisfaction^ jnsqu à mon départ de la Cliine. »
Nous questiQjinàmes Ibn-Vahab au sujet de la ville de Khomdan^ où résidait l'empereur , et sur la manière dont elle était disposée. 11 nous parla de Tétendue de la ville et du ^nd nomi>re de ses hajiiitants. La ville» nous dit-il, est divisée en deux parties qui sont séparées par une lue longue et large. L'empereur, le vizir, ^c. les troupes, le cadi des cadis, les eunuques de la cour et toulcs les personnes qui tiennent au gouvernement occupent la partie droite et le côté de FOrient. On n'y trouve aucune personne du peuple, ni *rien qui ressemble à un marché. Les rues sont traversées par des ruisseaux etbordées d'aribres; elles offrent de vastes hôtels. La partie située à gauche, du côté du couchant, est destinée au peuple, aux mar-
chauds , aux magasins et aux marchés* Le
matin ^ quand le jour commence , on voit les intendants du palais impérial , les do> mestiques de la cour, les domcsliqucs des généraux et leurs agents entrer à pied ou à cheval dans la partie de la ville où sont les marchés et les boutiques; on les voit acheter des provisions et tout ce qui est nécessaire à leur maître; après cela, ils s'en retournent, et Ton ne voit plus aucun d'eux dans cette partie de la ville jusqu'au lendemain matin (i63).
87, La Chine possède tous les genres d'agrément; on y trouve des bosquets chai^ manis, des rivières qui serpentent au tr»>* vers; mais on ny trouve pas le palmier.
On raconte en ce moment un fait dont nos ancêtres n avaient aucune idée. Personne Jusqu'ici , n^avait supposé que la mer qui baigne la Cliine et l'lude était eu communication avec la mer de Syrie; une pa* reille chose eût paru incroyable jusqu'à ces derniers temps. Or nous avons entendu dire qu^on vient de trouver dans la
mer Méditerranée (mer de tioumou mer da pays des Romains ) des pièces d'un navire arabe qui se composait de parties cousues ensemble. Ce navire s'était brisé avec son équipage ; les vagues 1 avaient mis en pièces « et les vents, par l'entremise des vagues , avaient poussé ses débris • dans la mer des Kbazar (la mer Caspienne) . De là les débris avaient été jetés dans le canal de Constantinople , d'où ils étaient arrivés dans la mer de Roum et la mer de Syrie. Ce fait montre que la mer tourne la Cbine, les îles de Syla, le pays 8$. des Turks et des Khazar; ensuite elle se jette dans le canal de Constantinople , et
communique avec la mer de Syrie. En effet, il n'y a que les navires de Syraf dont les pièces soient cousues ensemble ; les navires de Syrie et du pays de Roum sont fixés avec des dous , et non avec des fils [iHà).
On nous a raconté , de plus , qu il a été )lrouvé de lambre dans la mer de Syrie.
C est une des choses qui paraissent in-
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M CHAINE DË5 GHAONIQUES.
cro^aLles, et dont on ne connaissait pas autrefois d'eaiemple* Pour que ce qu on a raconté à cet égard fût vrai , il Aiudraît ipie i'ambre dont ou parie fut arrivé daus la mer de Syrie par la mer d'Aden el de Colzom (la mer Rouge) ; eu effet « la dernière de ce» mers est en eommuaicati<m avec les mers dans lesquelles se forme Tambre* Mais le Dieu trèfr-haut n a-t-il pas dit qu'il avait élevé une barrière entre les deux mers (la mer Rouge et la mer Méditerranée (16 5)? Si donc le récit qu'on iàit est vrai , il faut supposer que l'ambre trouvé dans la mer Méditerranée fait par*tie de i ambre que la mer de Tlnde jette dans les autres mers, de manière que cet ambre, allant d'une mer à Tautre, sera, arrivé jusque dans la mer de Syrie (166) ^