‹ Relation du second voyage fait à la recherche d'un passage au nord-ouest [microforme]Chapitre 116 sur 121 · TR · texte numérisé non relu

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lades s’améliorait, et que nous tuâmes encore quelques oiseaux.

Nous avions enfin vu la veille les glaces s’éloigner du rivage, mais un épais brouillard nous avait empéchés de nous embarquer. Le matin du 31, ce brouillard se changea en pluie

et en grésil, et le vent, passant à l’est, nous devint contraire. Nous ne chargeâmes donc nos barques qu’à midi; mais ce fut inutilement, car il fit tant de pluie et de vent le resie de la journée, qu'il nous fut impossible de nous mettre en mer. Sous tous les rapports, il était désirable que nous pussions quitter cet endroit, car les pierres commençaient à tomber du haut des rochers; deux de nos hommes avaient recu de fortes eontusions, et un autre avait pensé être tué. Ainsi finit juillet.

Le journal qui précède rend inutile tout résumé de ce mois. Il me suflira de dire que la température moyenne fut de 36° au-dessus de zéro, et les deux extrêmes 5o° et 28°. Ce mois, à tout prendre, n'avait pas été défavorable à nos projets, car nous ne devions pas nous attendre à trouver la mer libre de si bonne heure dans ces régions , et surtout dans un détroit qui avait conservé opiniâtrément sa glace pendant tout l'été de l’année précédente. L'amélioration de la santé des malades était une circonstance consolante, et nous mettions en commun nos travaux et nos espérances.

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