‹ Relation du second voyage fait à la recherche d'un passage au nord-ouest [microforme]Chapitre 12 sur 121 · FRERE · texte numérisé non relu

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lieu d'en conclure que les rennes marchaient vers le nord, et que leurs ennemis les harcelaient par derrière. La marée monta à plus de huit pieds ; c'était la plus bauteque nous eussions encore vue.

Le premier brouillard que nous eussions eu % mai.

de cette année, arriva dans cette matinée, et il fut suivi d’un beau jour , le thermomètre étant remonté jusqu’à 25°. On nous dit que la neige commençait à fondre rapidement. Nous fimes faire un trou dans la glace à un endroit où elle s'était formée plus tard qu'ailleurs, à cause d’un courant , et nous trouvâmes qu'elle n'y avait qu'environ cinq pieds d'épaisseur.

Le thermomètre continua à monter le lende-9

main , quoique lentement, et la température moyenne, la plus haute que nous eussions encore eue cette année, fut de 20°. Au trou que j'avais fait faire à la glace, je trouvai un courant à l’est, dont la force était d’un mille par heure. L'eau y avait une profondeur de dix brasses, et elle était moins salée que celle qui était près du vaisseau. Nous continuâmes à voir des traces de rennes, qui nous faisaient venir l’eau à la bouche; il était difficile d'expliquer comment ils passaient depuis si long-temps si près de nous sans jamais avoir été aperçus.

Le temps s’adoucit tellement que le ther- 28 mi,

momètre remonta presque jusqu’au point de

#9 mai.

o0 mai,

congélation ‘ , et donna pour la moyenne de cette journée 25°. D'après une base que je mesurai , je calculai que la hauteur de la montagne la plus élevée des environs était de 400 pieds. J'obtins plusieurs distances lunaires, et je fis quelques expériences avec l'aiguille d’inclinaison. Nous tuâmes deux ptarmigans. Le thermomètre monta le lendemain à 34°, et J'obtins encore des distances lunaires. Je fis mes préparatifs pour le voyage que je comptais entreprendre le lundi.

Apres le service divin , nous attendimes inutilement les guides qui nous avaient promis d'arriver ce matin; je savais que sans leur aide il nous faudrait plus long- temps pour transporter les provisions à l'endroit indiqué, et en conséquence, je résolus de partir sans les attendre. On mit donc sur le traîneau des provisions pour cinq jours pour le commandant Ross, et pour huit jours pour nous ; on y ajouta une tente d'été, et je partis à sept heures avec le chirurgien, deux des enseignes, et un des hommes qui dans l’origine étaient chargés d'entretenir le feu des fournaises de la machine à vapeur. Nous primes quelques hommes pour tirer le traîneau jusqu’à la distance de dix milles, après quoi ils

" Le lecteur ne doit pas oublier qu'il s’agit toujours dans cet ouvrage du thermomètre de Fahrenheit, où le point de congélation est à 32 degrés au-dessus de zéro, ce qui correspond au zéro du thermomètre de Réaumur. (Vote du Traducteur.)

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