‹ Relation du second voyage fait à la recherche d'un passage au nord-ouest [microforme]Chapitre 28 sur 121 · TETE 1 SEE · texte numérisé non relu

TETE 1 SEE

ji È ï

description qu'ils en avaient faite, je n’hésitai pas à donner à cette île le nom d’O-waut-ta, sous lequel ils nous l’avaient désignée.

Quoiqu'il y eût du brouillard dans la soirée, on voyait de temps en temps la place où était le soleil, ce qui nous permit de partir à neuf heures. Nous voyageèmes sur une glace très-unie, rencontrant quelquefois pourtant des monticules qui semblaient avoir été formés l’année pré-

cédente. Le 6 à quatre heures du matin, nous juin.

aperçûmes Île haut du cap Isabelle; ce qui fut pour nous comme la vue d’un ancien ami.

Comme elle nous offrait la perspective prochaine de la fin de nos fatigues , elle inspira de nouveaux efforts à nos hommes , dont l'ardeur commençait depuis quelque temps à se refroidir.

Ayant fait halte à six heures du matin, sous la latitude de 69° 15° 46" et la longitude de 95° 13 6", nous eùmes quelque difiiculté à trouver un endroit où la neige füt assez profonde pour que nous pussions nous creuser un terrier. La glace qui était au-dessous, et sur laquelle nous fùmes obligés de nous coucher , nous parut un ht fort dur , comparé au doux matelas que la neige nous avait fourni jusqu alors.

Nous partimes par une belle soirée , trouvant à chaque pas des objets que nous connaissions déjà, et qui nous donnaient un nouveau courage pour retourner au vaisseau , demeure tem-

ÉRRPSRELERS

+ Rs - A Sue “24 Minis enr

ue Rite EE re ré 5e 2e DORE DER ET 2. RENE: + D ARE pen TE 26

Hu SP AN ES 3 es CS dE

poraire et peu commode sans doute ;j mais comme on juge de tout par comparaison, elle était pour nous aussi désirable que le deviendrait l'Angleterre , quand le destin nous permettrait de quitter cette contrée glacée et que chaque degré de latitude nous conduirait au repos et à la paix, — autant qu'il peut en exister dans ce monde.

Le chemin était bon, et avec tous ces avantages, nous marchâmes d’un pas plus rapide que de coutume. Il n’y avait nulle apparence de dégel , et la croûte de neige sur laquelle nous marchions ne cédait pas sous nos pieds. Les traces laissées par un homme qui avait dû traîner après lui un veau marin , nous apprirent bientôt qu'il se trouvait des Esquimaux dans les environs, circonstance fort agréable, puisqu'elle nous promettait un renfort de vivres. Nous vimes plusieurs mouettes , et quelques femelles de veaux marins, étendues au soleil avec leurs petits. Une journée pénible de quatorze milles se termina par un campement sous la latitude de 69° 20:

37", et la longitude de 94° 31 55", près d'une pointe basse que nous avions vue précédemment du cap Isabelle. Nous donnâmes le nom de Catherine à plusieurs petites îles, et celui de Marguerite à la pointe.

Un récif s'étend de l’extrémité septentrionale de la pointe Marguerite pendant près d'un mille au sud-ouest, et les énormes masses de glace

ri 5 a

qui y étaient échouées indiquaient la force qui les avait poussées dans cette position. De la même pointe, on voyait la côte du continent incliner au sud-ouest , et l'on pouvait la suivre des yeux distinctement jusqu’à la distance de sept à huit milles. Le point le plus éloigné fut nommé Scott. Le sol des iles et du continent était formé de pierre à chaux, comme le reste de la côte à l’ouest. Nous vimes en cet endroit des traces innombrables de rennes dans la direction de la côte en face. Nous eùmes la bonne fortune de tuer un renard et deux gélinottes.

Il faisait beaucoup de vent quand nous partimes à huit heures , et nous dirigeant en droite ligne vers Nei-tyel-le , nous passâmes à deux milles du cap Isabelle. Nous trouvâmes sur une des îles une petite mare d'eau ; mais nous apprimes ensuite que le dégel avait commencé au vaisseau quelques jours auparavant. Après une marche fatigante, nous campâmes sur la glace

le 8 juin à sept heures du matin , à environ sept 8 juin.

milles de Nei-tyel-le.

Nous eùmes un fort ouragan à midi , et pour la première fois depuis que j'avais quitté le navire, je ne pus faire ancune observation pour déterminer la latitude. Cette circonstance nous rappela combien la continuité du beau teps nous avait favorisés dans cette expédition.

De bonne heure dans la soirée, je partis seul pour chercher les Esquimaux, dont on voyait

EPS RS UE

Le ES ÉMTERE

PR

TERRES es

Page 1