‹ Relation du second voyage fait à la recherche d'un passage au nord-ouest [microforme]Chapitre 38 sur 121 · FF · texte numérisé non relu

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ché treize heures, et nous ne fumes pas fachés de trouver notre diner , dont nous fimes part à notre ami. Îl nous apprit que la famille de son oncle Ikmallik était sur les bords d’une rivière qui se jetait dans la baie à dix milles de nous, et nous résolûmes de nous y rendre, à sa grande satisfaction.

Notre tente ct tout notre bagage furent sur-lechamp placés sur le traîneau avec la petite barque et nos filets, et nous partimes avec une nouvelle ardeur. Nous passâmes devant plusieurs iles et plusieurs pointes, et nous arrivämes à une de ces alluvions dont j'ai déjà parlé. Après l'avoir tournée, nous vimes la rivière, etles huttes des Esquimaux sur la rive septentrionale, à environ un mille. D'après le désir de notre guide, nous annoncâmes notre arrivée’ par un coup de fusil, qui produisit une acclamation générale. Laissant le traîneau en arrière , je fus bientôt au village, et je fus recu à bras ouverts par notre ancien ami Ikmallik.

Il m'informa que la saison pour pêcher dans

celte rivière était passée , et qu'ils allaient partir

pour les lacs ; mais qu'ils retarderaient leur départ d’un jour, si je voulais rester avec eux. Notre traineau étant arrivé, nous dressâmes notre tente, el ils tendirent de nouveau les leurs qu'ils avaient déjà pliées. Ils étaient au nombre de quatre familles, ils furent enchantés quand ils me virent arborer notre pavillon sur la tente

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