‹ Relation du second voyage fait à la recherche d'un passage au nord-ouest [microforme]Chapitre 62 sur 121 · PRE RER PNR LR TRUE RE LUN E · texte numérisé non relu

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26 avril.

camper mes hoiï: es, et je partis avec Abernethy pour l’examiner. C& n’était pas que je m'attendisse à trouver que c'était le détroit que les Esquimaux nous avaient dit aboutir à la mer occidentale à Nei-tyel-le, car ils l'avaient décrii comme étant si large que, dans certains endroits, on ne pouvait d'unede ses rivesapercevoir l’autre, quoique les deux bords fussent formés par des terres tres-élevées. Mais comme nous n'avions pas examiné celui-ci quand nous avions passé devant la côte en 1829, et que c'était le seul qui eût été négligé , je crus nécessaire d’en faire un examen complet , afin de ne pas être obligés de nous arrêter pour cet objet quand nous ferions voile vers le nord l'été suivant.

Cet examen se termina d’une maniere satisfaisante , le 26 à 7 heures du matin , de manière à unir cette partie de la côte à celle que nous avions reconnue étant à bord du vaisseau. La latitude de notre campement était 70° 42 2", et la longitude 0° 40 1° à l’ouest du navire.

Dans le cours de cette promenade, je trouvai les monumens que nous avions élevés en 1829; mais les Esquimaux ne les avaient pas respectés, et ils avaient pris les pièces de monnaie que nous y avions déposées. Là, comme en beaucoup d’autres endroits de cette côte, les rochers étaient de granit rouge et de pierres à chaux. La mer était couverte d'une glace unie, aussi loin que la vue pouvait s'étendre , et à l'horizon on aper-

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cevait des monticules qui indiquaient une glace formée l’année précédente.

Ayant accompli le principal objet de l’expédition, je résolus de retourner au vaisseau en suivant la côte, de manière à l’examiner encore plus exactement que nous n'avions pu le faire. Nous partimes donc à cinq heures et demie du soir, et en dépit d’un brouillard fort épais , nous réussimes à ne pas nous écarter de la côte. Le 27 à une heure du matin, nous atteignimes l'entrée du port Elisabeth; la glace y était si unie, qu’elle facilita beaucoup notre marche, quoique nous eussions quelquelois de la neige jusqu'aux genoux. Une forte brise, accompagnée de neige , nous forca enfin de nous arrêter à quatre heures, sur la côte méridionale de l’Isthme. |

Un des ouragans les plus violens que j'eusse jamais éprouvés éclata alors, et amena une immense quantité de neige, ce qui dura jusqu'au

lendemain à midi. Le vent alors se modéra; le 2# avril.

temps devint beau dans la soirée, et il nous permit de sortir de notre emprisonnement, dans notre étroit terrier de neige; captivité qui nous semblait toujours plus pénible que la journée de marche la plus fatigante. Nous nous remimes en route à huit heures; mais la soirée était très-froide, et à minuit le vent, que nous avions eu jusqu'alors par-derrière, tourna tout à coup, et nous souffla directement en face. Nous

27 avril.

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