TERRE
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29 avril.
30 avril,
aurions volontiers fait halte ; mais l'état de nos provisions ne le permettait pas, car les différens retards que nous avions éprouvés avaient occasioné une plus grande consommation que nous ne l'avions calculé. Nous fümes donc obligés de continuer notre marche, et nous ne nous arrétâmes qu'à six heures du matin.
il se trouva alors qu'un de mes compagnons avait un pied complétement gelé. En y appliquant les remèdes ordinaires, nous empéchâmes les progrès du mal, mais l'inflammation était si forte, que nous fûmes retenus en cet endroit jusqu'au 30 à midi. Alors, nous placâmes le malade sur le traîneau , et nous nous remimes en chemin vers le vaisseau. D'abord la marche fut facile ; mais après avoir tourné une pointe de terre exposée au nord, nous trouvâmes la glace si raboteuse, qu elle était presque impraticable : ce n’était qu'une masse confuse de blocs de glace accumulés, quelquefois jusqu'à la hauteur de trente pieds. Du haut d’une de ces élévations, nous vimes qu'à la distance de quelques milles, la glace était parfaitement unie, ce qui nous encouragea à tenter de surmonter cet obstacle. Ce genre de glace continua pendant cinq à six milles, et ce ne fut qu'à force de fatigues comme nous n'en avions pas encore essuyé et d'efforts tels que nous n'en avions jamais fait. que nous parvinmes à nous en tirer, Les sccousses inévitables du traincau firent beaucoup
LOL ONE
nos souffrir notre malheureux compagnon, et celte hi fFé- partie seule de notre voyage nous occupa douze ent heures. | que Trois de nos compagnons étaient compléte- 4« ui. ï à donc ment abattus, et nous füûmes obligés de faire # s ne halte le 1°’ mai à deux heures du matin, à 4 environ trois ‘milles au sud de l'ile d'André Al
nons Ross. Mais comme nous étions alors presque sans NH ppli- provisions, qu'il était important que Taylor füt "| imes soigné le plus tôt possible par le chirurgien , et f it si que les autres ne pouvaient se remettre en à Jroit marche sans s'être reposés, je partis seul pour ! ji »s le le vaisseau. 1e imes La distance n'était que de vingt milles ; mais, ñ :f ï rche | la route étant mauvaise, je n’arrivai à bord qu’à A inte onze heures du matin. Tous ceux qui étaient en (l > la état de partir furent envoyés au secours de | | pra- | leurs compagnons, et, peu après minuit, tous blocs étaient arrivés. Taylor avait encore beaucoup
lau- souffert pendant ce voyage, mais les soins du
élé- chirurgien firent bientôt disparaître les suites
ues les plus douloureuses de son accident. Des trois
qui autres, Richard Wall fut le seul que l'excès de \ ob- la fatigue rendit malade quelques jours, cepen- ‘1 inq dant il n’en éprouva aucun effet fâcheux. L. QUES 14 s et Hi ii ail , il 1%
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