L. G. TORAUDE
"Castille que c ans tout autre Pays. Il désabusa mê: e • "quelques grands Seigneurs; mais les Médecins, jaloux
"de sa faveur, à la Cour, déférèrent ses expériences au f "Saint-Office, et C haras fut traîné a soixante-douze ans',| "dans les cachots de l’Inquisition, pour avoir mal parle | .«des Viperes. Il en sortit au bout de quatre mois, en "abjurant la Religion Protestante. Dès-lors les obstacles "qui l’avoient éloigné c.e sa Patrie ne subsistèrent plus: j "il y.revint, et y retrouva son fils devenu Catholique ^
"CG - e lui. ai. s.mn avoir eu besoin d’une énneuve au. s- ; "si cruelle. Ce fut alors que le Roi le nomma de l’Acads-j .«me des sciences. Il mon encore robuste et capable' ce "travail; il fit pour l’Acac amie de- nouvelle: expériences " 3ur les Viperes., c ont noureuse ent il éteit >er-i- a Pam| «ris c e cire tout ce qu’on vouloit.... Charas etoit. 1 |
Littérateur. Les Doécteur de Salamanque et les Jacocins j de Madrid admirèrent la facilité et l’élégance avec Ies|| quelles il parloit la Langue Latine. Ce suffrage ne f>rou| ve peut-être ou * beaucoup en sa faveur; mais c mm su jeuî| nesse il avoit fait sur la Vipere un Poème Latin, qui eut: une grande réputation. Il mourut en 1698."
Nous avons entre les mains (1) une relation, de sonj Voyage en Espagne et du traitement qu’il éprouva te part de j. ’lnquisitior.. écrite par lui-même. Nous croyons ne pas c jpl-ire à nos Lecteurs en seur donnant successif versent quelques extraits pu frag.sens c.e ce morceau eu- j rieux. Voici co'ment il débuté.
VOYAGE DE CHaRaS EN ESP.hGNE. .
Je partis d’Ostende sur la fin de Novembre de 1’ minée 1684-, sur un Vaisseau du Roi d’Espagne, ce 50 nièces de canon, allant à Cadix, et servant d’escorte à un Vais-
(1) ajouts par le rédacteur du journal ce yerdun.
, G. TORAUDE
seau marchand. Nous y arrivâmes heureuse: eut dans dixhuit, jour,, lorsqu’une Flotte cor s adorable de France 5toit a la rade.de Cadix, pour' demander restitution ce certaines sonies dues aux Marchands exe France. Entrant à Cadix, je lis porter mes hardes a la douane, parmi les-, . quelles j'avois ceux grandes caisses ae livres, qu’on me dit ne pouvoir entrer sans être visitées de l'Inquisition je n’avoi. que.de., livres de Médecine .dont je iis voir le catalogue au Co issaire, qui ayant appris me gallois à Madrid uar Séville, se contenta de parafer le catalogue,, et renvoya la visite aux Inquisiteurs de Séville. Apres se -t ou huit jours de s. 5jour a Cadix, je .'"en allai par terre à Séville, y faisant porter es hardes sur la rivière; j ; y vis un fort beau pays et de fort celles terres surtout le long le la riviere; rais quoiqu'elles appartinssent principalement à. de grands Seigneurs, on y voyoït en des endroits, sur des colmer , des bois de pins chargés de pignons; en d'autres, quelques, palmiers fort lauts. charges de dattes, et aux lieux habités,, de grand s enclos plantés ce Ê n a orangers et citroniers ae toute sorte, n.rgc. ae leurs fruits. Entre Cadix et.Sain Lucar, la plupart des terres,, le long ce: chemins, etoient bornés de faux aloës. y croissant par touffes, dont les grosses et épaisses feuilles, armées ce fortes et aiguës épines, surpassaient la hauteur c. "un homme . On ne trouve me fort peu de passans le long ce ces chemins, quoique voisins de la ,er et ôoncuisant à la Capitale du Royau-e. Je fus obligé ce rester quelques jour., s Saille, tant a .cause c es pluie* d'alors, me Pour trouver voiture CO.ci e o oui i/.adrid. Jn des Officiers de !'Inquisition
ay ant eu besoin c e mon conseil, e fit à l'abord donner 1 permission de faire porter mes livrée à dadric. Je ne vis