‹ Relation du voyage de Charas en EspagneChapitre 3 sur 13 · I G- T0RAUDE · texte numérisé non relu

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que fort peu de belles rues a Séville, la plupart étant tortues, étroites et fort sales, et surtout alors à cause a es pluies; ce qui 'obligea ce cire qu'on pourroit avec raison changer le non ce Sévi lle en. celui de Salevilie. Or. y voit divers grands enclos plantés ('orangers et ce citroniers. une fort grance, ancienne et riche Eglise, cent le clocher .marré est bâti et disposa en sorte qu'un h or.: e y peut : enter a cheval jm^auc cloches ou je fue curieux de ’ on ter, et je fus surpris, mi'y.-t rouvant un Prêtre qui s'y promenoit,; et ayant voulu,lui parler Latin, il e fit /

co-prenrre en Espagnol qu'il ne parloit que sa Langue.

Etant narti pour T'a nd je -passai par Crerona. Ville assez d-truite et c peuplée, et de la par Essica. dont j le grand terroir côtoyant sur la droite le grand cne- ; min°de -a<rid, est tout r enoli a'olivier, assez bien | cultivés et qui produisent as; ez c; 'huile pour occuper, | ce, e l'on s 'assura plus de deux raille coulins. Je vins à Cordoue., fort ancienne Ville, ci-devant possé-J dée. par les Maures, c ont on voit encore des vestiges j dans la principale Eglise'laquelle quoique peu exaucée, est c 'une si grande étencue. qu'on y compte trois cens soixante-, ix colon es , notable.sent' el-o.ignoes les . , unes dès autrës. On y voit aussi dans les cours quantité f 9 grc. oranger: , c e . ■ Sn.equ ' en Plusieurs endroits de la Ville. J'avoir utj tendu de passer par l'Estranacoure, rais non Voiturier prit malicieusement le *j che:nin ce Sierra-Mourena, -qui est sur la droite, Plus j rude, nais un peu plus, court. J'employai trois jours h passer les .cntagr.es de Sierra-Mourena, qui ne sont vat

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des plus hautes, mais presque toutes parsemées de roches, des veines desquelles sortent quantité d’arbrisseaux Tort épais et verdoyans, la plupart fort aromatiques, parci lesquels entre autres je remarquai : en certains valons des lauriers roses en fleur, quoique ce fût vers la fin c e Déce~bre; quantité ce myrte : ou mourra femelle fort aromatique, et quelque ru male, ,.ui est moins, du ' romarin en certains lieux, et surtout d’un arbrisseau nommé lecura, dont la plupart ce ce : montagne: sont g ; noralement couvertes , ciont 1 ' ;

deur est extraordinaire eut forte, et ia vert eur perpétuelle: on a sur ces montagnes fort loin eu grand cheiîun, le cinabre minéral assez beau, qu’on t ire c ës mines qui y sont, t ont : on. sépare le mercure oour l’envoyer au Pérou et s’ en servir aux ; mes d’or et a’arc en t, Or, n’est pas en danger ce se perdre tant le chemin de ces ontagnes , non plus que- dans tout le chemin de Séville a Hadric , parce qu’on ne trouve que le grand chemin, qu’ilr nom en t Royal, qui y conduit tout aroi^, et ’or. se trouveroit fort en peine si on rencontroit

divers chemins, puisqu’on va souvent des trois à quatre lieues sans rencontrer qui que ce soit, et sans voir aucune maison; il y a très peu de Bourgs le long du chemin ,ent r e Séville et Tolec e. et : c’est ce nu»on peut obtenir dans l’entredeux, que quelques maisons pour les dînées, qu’on nom e Venta. . qui passent Plut8t pour < es retraites: Ce «leurs, que pour Ces UStelieries: les saisons où l’on lo t e. tant sans les Bourds que dans les Villes , sont nos-ssés Poussades, et on r.e vous y fournit sue des lits sans courtines. qui ne consistent premairenent qu’en quelque-, matelas et

quelques oreillers marrés mis sur c es planches ou ils - étendent des draps' et des couvertures; et si otf-Jjj veut manger, il faut envoyer chercher le pain, le vin. la vianc e et les autres choses nécessaires à la vie, vert 'deux qui les vendent, et souvent en J certains lieux on a bien de la peine c’en trouver; d’où.vient que ceux qui connolssent le Pays,sont . écigneux de porter c e quoi ranger et boire. J’ad-^S

mirois,' en arrivant et. partant c.ed Bourgs, ou ce ces Pour s ad e: ou Ventas, c’y voir des hommes de tout âge, la plupart robustes, couverts de leurs -anteaux quelques uns portans l’opée, 1er autres sans mée, de andans L’auri-ne; et prehans. pour excuse qu’on ne ; leur aonnoit point à travailler, tandis que la plupart des terres re<toient er. friche; j’stois, d:s-, je, de ne voir dans toute la route presque aucun jardm cultivé', et de n’y voir que c es choux presque . ; t pus d’une . ê. e sorte, dont ils laissoient croître les; pieds à 1.-* hauteur c ’un homme et davantagese contentant d’employer les feuilles qui y crpissoient, ai tendant qu’il y en vint d’autres. Rencontrant de ters en,t em.s et assez souvent le long du chemin des croix en bois plantées, j’appris que les paysans étant sujet à être assassinés, on avoit accoutumé de planter une ce ces croix-là où l’on trouvait un corps . ort, et m’il ne f ali oit >a ••• s’étonner c ’ en voir un si grand nombre, puisqu’on y est fort .sujet a être assassiné. La rêne chose se pratique .caris les Villes ou le:- rues sont parsemées de croix, à cause du grand nombre ce meurtres qui s’y font, et;

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