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les autres e recor ancerent a divers malades, où le bon succès multiplia encore beaucoup mon emploi, qui . ' engagea insensiblement à rester plus de deux, ans et demi à Madrid, quoique je passionnasse toujours de revenir parmi les miens. Pendant, tout ce t en s-là j'eus occasion de ne faire connôître, et de consulter avec divers Médecins, et mène avec quelques-uns de ceux du Roi et de la Reine, dont les uns me témoignèrent toujours assez d'amitié, les autres ne pouvoient cacher leur envie, qui alla si loin, que ne pouvant étouffer 1*estime que je 'étois acquise, ils firent enfin,' sous-ram, intervenir 1' Inquisition sur. des faux exposés dont je crois devoir faire ici le véritable â&XiXx récit.
M.d' Amskerque, l'Ambassadeur, ayant fini son ambassade, et M.Battier étant? venu en sa place, en qualité à'Envoyé extraordinaire < e Messieurs les Etats, il e continua volontiers la jouissance du même logement, dont M.d' Amskerque n'avoit favorisé, et il me reçut ce même que je l'avois été de son prédécesseur, pour Médecin de l'Ambassadeur, dont taisant la fonction, il arriva qu'au mois ce Mai de l'année 1686, étant le matin dans mon appartement; un des voisins de l'Hôtel me vint avertir qu'il y avoit au coin de la rue un Notaire et un Familier de l'Inquisition, qui m'attend oient pour ne signifier un ordre du Général de l'Inquisition. Cet avis m'obligea à rester dans mon apoartenent et a attendre que Monsieur l'Envoyé fût levé pour le lui do nuniquer. Dans cette attente le Notaire et le Familier impatiens de ne ne voir sortir, s'avisèrent c'entrér par la porte de
derrière et de monter dans ma chambre, où les voyant venir et ne les connoissant pas, mais leur faisant civilité, je leur demandai s'ils désir Oient quelque chose de moi, sur quoi ils répondirent çpi 9 ils avoient quelque chose à me dire de la part du Général de l'Inquisition, mais qu'ils ne voul oient ->a.s le faire avant que d'en avoir obtenu la permission de M. l'Envoyé, et sachant qu'il n'3toit- pas encore levé, ils dirent qu'ils aur oient patience. Je leur fis donner des sièges et me doutant de leur dessein je leur dis que j'étois suroris de leur entreprise, puisqu'étant Holland ois. cor: e je leur fis voir par mes Lettres de Bourgeoisie d'A: sterdam, que je tirai de mon coffre., ét étant déc. e cm de l'Ambassade et de L'on si eu l'Envoyé, je ne croyoïs pas. être sujet a l'Inquisition, que j'atois à bon titre, Docteur en Médecine, corn e il 'paraissait par mes Lettres de Docteur que je leur fis voir;- que j'étois depuis plus de ceux ans dans la maison en qualité de Médecin, et qu'ils pourroi ©nt, savoir la vérité et les. senti mens de Monsieur l'Envoyé sur toutes choses lorsqu'il seroit levé. J'envoyai cependant un de mes fils à Monsieur l'Envoyé, pour l'avertir de ce qui se passoit dans ma chambre; lequel étant levé n'envoya un de ses pages.,", pour c ire de sa part a ces Officiers qu'ils eussent à venir pour lui déclarer le sujet d© Leur venue. Ce que leur ayant fait connaître, ils suivirent, le Page, qui les fit entrer dans ia chambre de Monsieur l'Envoyé, qui leur demanda d'aborf quelle étoit leur qualité, et pou* quel sujet ils étoient venus dans sa
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maison. Ils répondirent que le Général de l'Inquisition leur avoit. donné un certain ordre pour me le signifier de sa part, mais qu ' i ls ne 1* a voient pas voulu faire, .sans en demander la permission sur quoi Monsieur l'Envoyé leur dit que lui ni ceux de sa maison, ne reconnoissoient en aucune maniéré 1 Inquisition, et leur co r, ancant en mène tems de lui exhiber leur "ordre," ml leur dit qu'il iallo.it s'adresser à lui seul et non pas a d'autres, xyant vu que 1''ordre etoit de e faire com ance'ent de la par du Général de l'Inquisition, de sortir dans juit 3 ours de Mac ri; . et dans un mois de l'Espagne, il leur dit qu'il ne pouvoit assez ac mirer la folie t.e leur Général, qui le portait a être si extravagant, et qu'il n'etoit pas moins étonné de leur audace; que c'étoit un bonheur pour eux ne se trouver a la merci d'un norme qui etoit tout .autrement sage que leur Gén irai. puisque tout autre que lui les feroit rouer c e coups de bâton-.et jet ter leur ccrps rompu par la fenêtre a la rue; ce qui épouvanta si fort ces Officiers, que demandant fort humblement «arçon a S. E. île la conjuroient c'agréer que cela passât comme s'il n'en avoit jamais rien été, assurant qùe l'acte seroit pour javais s '™n- é. Hais Monsieur l’Envoyé^ leur déclara qu’il vouloit. faire savoir ce procédé a Messieurs les Etats et qu’il ne nanquerolt pas c’en porter ses plaintes a la Cour; et en effet 11 envoya le , 8 , e jcur cenancer audience et l’affaire en vint là- que le Général de' l’Inquisition en fut censure en’plein Conseil et exhorté de ne rien faire ce pareil à l’avenir, ce ne causer, ce la mésintelligence
entre l’Espagne et la Hollande. Cependant Monsieur l’Envoyé ne déclara des le cor encernent, qü’il en faisoit son affaire, que cela regard oit uniquerent Messieurs les Etats et son Ministère, et qu’il sauroit "bien 'en tirer raison: et enfin que je devois .. vaquer a tes affaires de r§:me qu'’auparavant et être assuré que qui que ce fut ne se présenteroit contre moi: et en effet je continuai d’aller par la Ville à cheval., suivi de ton valet et je visitai nés malades à l’ordinaire sans aucun empêchement ; mais non dessein ayant été depuis longtens de sortir d’Espagne et priant Monsieur l’Envoyé de l’agréer, et que je prisse ma route par la Galice; il trouva à propos que je ne pa-rtissé point sans être muni d’un bon passe-port du Roi, lequel il ne procura pour trois mois d’espace. Je partis de Madrid environ deux mois et demirapres, et étant appelle et désire par M.le Marquis de Mos, pour procurer de non pouvoir un accouchement favorable à Madame sa femme, après plusieurs fausses-couches qu’elle avoit eues; j’arrivai heureusement chez lui, en sa maison qui est entre Thuy et Pontevedro en Galice, où je séjournai quelques semaines et jusqu es aux couches de Madame, qui mit au monde une fort belle fille, qui vit encore aujour d’hui. Après quoi désirant de trouver quelque Vais- . eau qui partit pour la Holland e ou p.ur l’Angleterre, je vins a la Corogne et n’y en trouvant point alors et e voyant appel lé par quelques malades consi dérables de Betancos, je n’y transportai à leur prière; et. après un bon succès pour eux, je fus. appel lé
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à la Corogne par un beaucoup plus granc. nombre, c e malades, et de la à Saint Jacques de Conoostelle, a Lugo, Modonedo, Monfort et dans toutes les principales Villes et lieux de la Galice; en sorte -que tandis que je ne trouvois aucune bonne co:. ocito pour passer la mer, ma.reputation et mon emploi augmentèrent si fort, que les Médecins du pays, la plupart fort ignorons, quoiqu’en petit nombre, se voyant méprisés et délaissés par les principaux salades, conçurent une fort grande jalousie contre moi, et ne pouvant m’accuser d’ignorance ni d’auoun mauvais succès dans la cure des malades que je traitois, après avoir tente toute sorte c e voies pour m’obliger à leur quitter la place, sans y avoir pu réussir, sachant qu’ayant été aopellé à Lugo par un Chanoine c e qualité, que le Médecin ce la Ville av’oit traité d’un mal vénérien pendant trois ans, sans avoir * pû an venir à bout, il en étoit délivre par non moyen; ils eurent recours au Lieutenant qualifié Provisor de l’Evique, lequel tout Ecclesiastique qu’il otoit, passoit pour un grand scélérat, et lui ayant inspire qu’il pouvoir extorquer de moi cine bonne poignée ce eistoles . ils lui dirent: ^coeu; de faire agir son Procureur-Fiscal, Pretre, et c. une même trempe que lui, lequel ayant su que trattois deux Religieuses eu Couvent dit de la are*- ce la Prison Ecclésiastique, et que j at tré dans le Couvent pour les visiter, -attendit près de la porte eu Couvent, accompagné du Valet ou Provisor. du Lieutenant de l’Algouasil Major c e la Vi le, et ne voyant ensuite sorti au Couvent, i - a
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