‹ Relation du voyage de Charas en EspagneChapitre 8 sur 13 · L. G. TORAÜDE · texte numérisé non relu

L. G. TORAÜDE

asseoir. Ce qu'ayant fait, je lez P riai cle '" e permettre avant toutes choses de ne servir d'une Sent enc e c. 'Horac e, Poete Payen , , qui cit :

Hic murus aheneus esto Nil eonse ire sibi, nulla pâlies cere culpâ; dont le sens est, que c'est une, murai lle d'airin d e :^m.ir nette conscience,. Ils me dirent que ce n'étoit pas assez de le cire, et que par les suites ils en saur oient la vérité, alors ils me présentèrent une croix d'argent, dont la tige faite en rond, de ■ la gr.sseur d'un doigt, avoit environ un pieu et un quart ci e long et le travers fait de même avoit environ un pied et un quart; et m'ayant fait mettre la main c essus, ils me firent promettre deux choses, l'une de ne révéler point ce qui se passeroit dans F Inquisition entre eux et roi, et l'autre ce dire la vérit j sur toutes les- c emaif.es qü' ils me feroient Ils rie de anderent prem ie,rer ent nom nom, ceux de mon uère et ce ma mère, et généralement ceux des principaux parens d'un coté et d'autre, mon âge, le lieu de ma naissance et ce la leur; leur Religion et la mienne; si ni moi ni les miens n' étions jamais tombés dans l'Inquisition? si j'^ois marié combien ce fois je l'avois été, et comblai d W ans j'avois eu; combien il n'en restoit, leur demeure, leur Religion? Où est-ce vue moi et les miens avions passé notre vie; a quoi nous nous étions employés, et enfin mille questions aussi ennuyeuses qu'inutiles à

réciter, pour lesquelles ils ne firent rester plus de deux heure, sur la sellette. Ces généralités cassées, et ne trouvant en moi aucune équivoque ni apparence, de contradiction; au second interrogatoire

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qu'ils me rirent, ils n-'oublièrent rien pour bien découvrir ou -.est-ce que j'avois des effets dont ils pÛssent s'emparer, ne se c r. tentant pas ce cinquante pistoles qu'ils crurent ' ooartenir par une lettre qu'ils trouvèrent-sur moi en me fouillant,, et dont ils se saisirent ; nais me demandant avec empressement si 3e n'avois pas de la vaisselle d'argent, des joyaux, ou des .bijoux., ou fer dettes actives dont ils pÛssent se prévaloir; ne trouvant pas à leur goût lorsque je leur disois eue j'avoir: dans Orange une assez., grand e raison et cet terres à la campagne, ' et qu'il n'est oit dû plus de couzè mille livres à Paris ; mais -Voyant que cela ne les accomodoit pas, je leur dis qu'a la vérité il m'étoit cû beaucoup en divers lieux de la Galice, de même encore a Haànd, tant pour mes visiter que pour de re. edes fournis; ais que cela o é pend oit : de la 'générosité et de. la bonne ioi de ceux que j'avois traites, ne pouvant compter que sur ce qui en entreroit à 1'avenir dans . a bourse ; si Lien qu'ils se contentèrent de faire saisir le pèu dé harces oü c.e re: ec es que je pouvoir avoir car.s les Villes ou j'àvois été anpèllé surtout lorsqu'ils vérifièrent que j® ne ne réservoir aucun argent, et que-J'envoyais de/te. s en te s a sa. ferme tout, celui que je pouvoir: mettre à part. En une autre audience, ils me c emancl èren t, c or e lit ons accouru, e ce le faire a tous ceux qu'ils détiennent, le sujet pour lequel j'stois cans l'Inquisition: je leur répondis, que n'y étant pas venu ce moi-r.gre. mais ayant été emprisonné par finesse, et traduit par leur orcre dans leur Inquisition, ils cevoient savoir plutôt que moi c

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qui les avait incuits à cela, sur quoi ne répliquant que je devais être sflr p’ils ne se saisissoiem, d’aucune personne sans Ce sortes raisons, je leur dis ue j’étois plus que persuadé que le Proviseur de Lugo. pour tâcher de se mettre à couvert ce ce qu’il avoit attenté centre coi; et er.i,tant avec raison c ’en être châtié par la Cour Royale ce la Oorogne, de même que de s ille concussions qu’il avoit ci-devant faites dans l’exercice ce c charge, ne leur eut envoyé de fausses accusations contre moi. nais que je les croyais trop oqu'itafei es pour y a jouter aucune; foi, puisqu’à la poursuite de'tout le Chapitre en corus, qui étoit fort irrité de son KXMllil» procédé contre "Oi, et des violences et extorsions qu’il avoit exercées depuis longtesss contre -quantité o’autres honnêtes personnes, il avoit été: dégradé de-sa charge avec; infamie, et que craignant les poursuites qu'on entreprenoit contre ses brigandages. tant de la part des Chanoines que de la mienne, il s’éioit sauvé la nuit par les montagnes à l’imitation des voleurs. Après moi ces Inquisiteurs ayant mis toute pierre en Oeuvre pour -’er.lasser et pour e faire ac ouser moi-même de choses qui n’avoient jamais été. ils finirent leurs interrogatoires en me 'menaçant qu’ils prouveroient contre moi des choses qui me feroient marier tout autrement, mais n’.yant pu m’éoranler, et voyant leur peu de fortement, ils ordonnèrent à Philippe de me tirer du Cachot: ou j’avols -te mis, c e me traduire en une prison plus haute d’un étage, et au double

si» ; large quoique presque aussi obscure. et de - ’y

faire uorter un matelas, un oreiller, des craps et ces o uvertes. Philippe exécutant les ordre: ' 'obligea de

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