L. Liù. IV, cap
« nom par Diomède; ... on y voit aussi un temple de « Diane, et dans ce temple un puits dont l'eau est « naturellement mêlée d'une espèce de résine ressem- « blant au baume de Cyzique. 9 Comme il n'existe aucune trace de puits balsamique dans le magasin, il n'était pas naturel d'y chercher le second temple, sur les restes duquel on ne saurait plus trouver la moindre donnée; la ville n'offre nulle part d'eau qui soit mêlée d'un bitume quelconque. Le puits de Pausanias gît-il enseveli sous les couches de ruines qui se sont superposées dans l'enceinte d'une cité tant de fois saccagée? Je l'ignore. Si jamais quelques fouilles le rendent au jour , on saura positivement où Diane était adorée par les Méthonéens; ce qui pourra faire le sujet d'une belle lecture devant l'Académie des inscriptions et belleslettres : en attendant qu'on le retrouve et qu'on en disserte savamment , l'abbé Barthélémy n'a trouvé que cette particularité douteuse pour ramener le nom de Méthone dans son Ânacharsis 1 , où se lit simplement la phrase de Pausanias , textuellement recousue selon la méthode de l'auteur , qui pouvait cependant, en sa qualité d'érudit , faire sur le port une remarque dont personne ne s'était encore avisé, savoir : que le rocher Mothon, qui lui donna son nom , et dont nous avons parlé plus haut (p. 1 18 et 1 37) , dut être réuni à la terre ferme par Dotadas, (ils d'Isthmius, fils de Glaucus, fils d'Epytus, fils de Chresphonte, et l'un des plus anciens rois du pays, dont Pausanias a dit: « qu'aux autres ports de la Messénie il en ajouta un f qu'il fit construire à Mothone. 2 »