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quelques titres de onze à douze cent, et qu'on trouve pour la première fois appelé comme il Test aujourd'hui dans Nicétas. Ce n'est qu'en 1210 que Geoffroy de Villehardouin est proclamé prince de Morée; mais cette désignation nouvelle peut néanmoins avoir une étymologie étrangère à l'arbre qui nourrit les vers à soie, et Mercator 1 , ainsi que Doglioni, cité par Coronelli 2 , l'attribuent à quelque invasion des Maures; d'autres 3 disent que ce mot était synonyme de région maritime chez les Slaves , qui , pénétrant aux extrémités de la Grèce dans le moyen âge , purent y laisser des désignations à leur manière; enfin, l'opinion de ceux qui n'y voient qu'une sorte d'anagramme de Bornée est également soutenable. On sait que les Turcs et autres Levantins , durant cette longue agonie d'un empire à la curée duquel accouraient des guerriers de toutes les langues , appelaient Bornée ou Roumèa les terres d'obéissance romaine, usage qui s'est conservé fort tard , et dont Borna nie et Bomélie ou Boumèlia sont demeurés des témoignages sur les cartes les plus récentes.
On répète encore de livres en livres que la Chersonèse péloponnésiaque reçut, dans la plus haute antiquité, le nom d'Jnackia, d'Inachus, fils de l'Océan, c'est-à-dire, probablement, venu par mer, chef d'une colonie égyptienne 4 et qui fonda Argos 1070 ans avant Jésus - Christ. Cette ville d'Inachus devenant comme la capitale de la contrée entière, on appela ensuite celle-ci Àrgia ou Argo ; mais elle changea de nom sous