Fréret , Défense de la chronologie , p
iËgialus, premier roi deSicione, (ils d'inachus, selon ApoIIodore, et frère de Phoroné 1 , pour prendre celui d'jEgialie jusque vers 1 647 , temps , si l'on s'en rapporte à Pline, où sous Apis, troisième roi d'Argos, on la nomma Apia. Elle perdit cette désignation plus tard pour s'appeler Péloponnèse. « Ce qui signifie l'Ile « de Pélops : ores qu'elle ne soit isle » dit en son vieux langage Jodocus Hundius 2 , traducteur de Mercator. Il peut se faire que dans ces temps obscurs deux Apis aient régné sur Argos naissante; mais il n'est pas croyable que , ces deux Apis s'étant rendus l'un après l'autre sur les rives du Nil , le premier y soit devenu la divinité qu'on adorait sous la figure d'un bœuf, et l'autre le grand Sérapis , dont Saint-Augustin rapporte l'histoire en ces termes 5 : « Au temps des patriarches « Jacob et Joseph , Apis , roi des Argiens , aborda en « Egypte avec une flotte ; il y mourut et fut établi le « plus grand dieu des Egyptiens. Son nom vient de ce « que le tombeau, que nous appelons sarcophage, se « nomme en grec acçoç, et comme on adora Apis dans « son tombeau avant qu'on lui eût bâti un temple; de « Soros et d'Apis on fit d'abord Sorapis , et par le chan- « gement d'une lettre on l'appela Sérapis. »
Quant à Pélops, chacun sait qu'il fut fils de Tantale, roi de Lydie et non de Phrygie, comme aucuns l'ont imprimé; il est plus connu dans les temps héroïques que les Apis d'Argos , pour avoir été servi en ragoût par son propre père à la cour céleste, un soir que,